Alarms against freedom of education in Sweden:

After the elections in September 2018, there were difficulties to form a new government. Finally, in January, a new government was formed, the Social Democrats and the Green Party, along with the Liberal and Centre Parties, came together to form a minority government. The agreement they created is called the “January Agreement”, which includes a proposition to no longer allow new religious schools in Sweden. It has gone so far as Social Democratic ministers, including the current Minister of Education has stated that they are going to ban all religious schools, including pre-existing schools.

The call for a ban on religious schools is based on a claim that they carry out religious oppression and are bad for the integration of the students, but this claim has no current factual basis. A commissioner is currently examining “confessional elements in the educational system”.  The goal of this report is to “propose a definition of ‘confessional elements’, examine international conventions related to confessional elements in education, and analyze the advantages and disadvantages of confessional elements to determine whether there is a need for specific requirements for owners of religious schools”. The report is due to the government by May 31, but government officials seem to have already made up their minds on banning religious schools before the report has been reviewed and without any factual reasoning. Swedish citizens are calling for their government to pause and wait for the commissioner’s report before making a final decision.

This situation is critical; if this finally happens it can bring a country that has been respectful with religious minorities and freedom of education to ban some of the fundamental freedoms. We will keep you informed.

 

Natalia Baigorri

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Colloque Paris 1 Panthéon-Sorbonne. « L’éducation : un droit culturel » Repenser l’éducation au XXIème siècle ?

sorbonne_page_accueil.jpgL’UNESCO travaille actuellement sur une nouvelle version du rapport Faure intitulé « Apprendre à être » (1972) et le rapport Delors (1996) qui  a pour joli titre également : « L’éducation : un trésor est caché dedans ».  Mr le Président connaît parfaitement ces deux ouvrages en tant qu’ancien Directeur à l’UNESCO. Il a poursuivi sur cette intéressante lancée en coordonnant la publication en 2015 de l’ouvrage « Repenser l’éducation ». Il était en effet important d’actualiser la réflexion sur la conceptualisation dans un monde en pleine évolution, diversifié et interconnecté. Georges Haddad affirme l’idée de façon très claire que l’éducation est non seulement un bien public mais encore et surtout un bien commun, qui profite à tous.

La crise du système éducatif ne viendrait-elle pas en effet d’une mauvaise conception de l’éducation ou bien du fait que l’éducation telle qu’elle est conçue et pratiquée ne prendrait pas suffisamment en compte la part culturelle de tout individu ? Il existerait une tendance à concevoir l’enfant comme un être isolé, un individu dont on néglige toute la partie relationnelle de la personne humaine et le détachant de son histoire, de la communauté dans laquelle il est né et a grandi et le monde dans lequel il va être partie prenante ensuite. Or, l’être humain doit être vu dans sa globalité.

Ne nous y trompons pas, regardons l’essentiel.  Comme le disait Kant, « L’éducation est le problème le plus grand et le plus ardu qui nous puisse être proposé. » (Kant , E. 1919, p.46). Lorsque nous parlons d’éducation, nous sommes dans les domaines des droits à être quelqu’un, dans le domaine de l’identité et non seulement des droits à posséder des biens culturels. C’est pour cette raison que Faure (1972)  et Delors (1996) insistent sur l’éducation comme « apprendre à être ».

Le sujet, chaque être humain, n’est pas une identité isolée, une île, il construit son identité par la culture, mode d’être de l’homme. L’être humain, sujet relationnel, « solitaire et solidaire » (Victor Hugo), est un « dedans qui a besoin du dehors » (E. Mounier). Pour cette raison, il faut garantir « à tous les citoyens un accès égal au contexte culturel, aux rapports interpersonnels et aux traditions, dans la mesure où ils sont nécessaires pour leur développement et renforcement de l’identité personnelle » (J. Habermas, 2013).

Dans les locaux de cette magnifique Université de Paris 1 Panthéon – Sorbonne, nous souhaitons réunir un groupe d’experts venant de différents horizons, pour réfléchir ensemble sur la façon dont l’éducation en tant que droit culturel doit s’articuler au sein de sociétés démocratiques et respectueuses des droits de l’homme.

La humillación está en la raíz de muchas guerras

10-11-16 Hearing Mayor Oreja20“La humillación está en la raíz de muchas guerras”. El histórico director de OIDEL, Alfred Fernandez repitió esta frase en varias de sus formaciones y conferencias. Aunque la intuición de esta afirmación de Alfred tenía tintes sugerentes e intuía un hecho muy real la escucha no reflexionada de esta afirmación llevaba a veces a la conclusión de que era una exageración.

Alfred como lector de Ricoeur tenía en mente la importancia que tenía la narrativa en la constitución de memorias colectivas y en la definición, cuando no categorización de sujetos, en un contexto social (RICOEUR, 1999). En este sentido es interesante observar como estudios sobre la violencia en entornos sociales como la escuela suelen considerar tipos que van más allá de actos puramente físicos; ya que más allá de la violencia con sangre también existe la violencia psicológica o verbal. Autores como Welzer Lang, por ejemplo, al estudiar la violencia en el hogar no se limitan solo a la violencia física, sino que incluye la violencia psicológica – que incluye la humillación, el insulto, el ninguneo o la falta acusación-, la violencia verbal – que incluye el apodo, la ridiculización o la caricatura- y la violencia sexuada (WELZER-LANG, 2007). Tanto la violencia psicológica y verbal a través de la humillación o la burla afectan directamente la identidad ¿Y qué es la identidad? No debemos ningunear la identidad, “la identidad es el rostro de cada persona, que sola o en común se reconoce y se ofrece en el encuentro con el otro. Sin el reconocimiento de este rostro se pierden todas las libertades” (MEYER-BISCH, 1998). La burla, la caricatura, el ninguneo definen, y desfiguran, este rostro sin la posibilidad de que el rostro definido tenga la posibilidad de replicar esta categorización. Detrás de unas risas y el jolgorio el rostro de un sujeto o una comunidad se deforma, y se pude deformar hasta el punto, que en el encuentro con el otro lo que ve uno no es lo mismo que el sujeto ridiculizado. La burla no permite la réplica a la categorización presentada puesto que no pretende ser un diálogo abierto en búsqueda de la verdad, es un formato en el que la idea trasmitida se esconde y protege detrás de una masa de risas. Como me dijo una vez mi madre, “hubo más risas, pero menos sonrisas”. Es fácil observar que el fruto de la violencia en forma de burla, caricatura o el apodo pueden llevar al ninguneo y la deformación de la identidad de la persona burlada viniendo a continuación el insulto, la falsa acusación, y porque no la violencia física. Este patrón que tristemente lo observamos en las aulas bajo el paraguas del bullying conducen inexorablemente a la humillación y frustración de la persona ultrajada.

Este tribalismo lo hemos visto igualmente entre adultos: la humillación de Versalles, la Nakba, son dos ejemplos de una larga lista. No podemos desdeñar la humillación de una comunidad. La humillación de una comunidad, para el ciudadano de pie incluye el ultraje a su familia y con ello a una madre o a un hijo, tocando directamente las tripas y los instintos y, razonable o no, no es de extrañar la reacción de jabalí herido. Es muy complicado lidiar con la humillación, y cuando el ser humano no tiene vías institucionales de diálogo para ser escuchado la violencia es el último altavoz. Por ejemplo, mucha literatura francesa interpretó la violencia de los banlieus parisinos como la única forma de los jóvenes marginados de la sociedad de hacer oír su voz ante el Elíseo en 2005. Un día anoté la siguiente frase de Sartre “Desconfío de la incomunicabilidad; es la fuente de toda violencia” y creo que con el existencialista francés ya puedo dar por explicada la frase de Alfred.

Ignasi Grau

 
Bibliografía
MEYER-BISCH, P. (1998). Journée de débat Général – Droit à l’éducation. Logiques du droit à l’éducation au sein des droits culturels (pág. 2). Genève: Comité des droits économiques, sociaux et culturels.
RICOEUR, P. (1999). Historía y narratividad. Barcelona: Paidós.
WELZER-LANG, D. (2007). La violencia doméstica a través de 60 preguntas y 59 respuestas. Alianza Editorial.

 

“L’éducation est l’instrument de l’auto-donation du sens”

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Alfred Fernandez disait souvent que l’éducation est l’instrument de l’auto-donation du sens. Nous pouvons observer cette affirmation dans plusieurs de ses ouvrages ainsi comme dans l’introduction de « l’Indice de Liberté d’Enseignement » (FERNANDEZ & GRAU, 2016).

Dans un article publié dans le livre « Le dû à tout homme. Situation et défis du système international de protection des droits de l’homme » Alfred approfondis sur ce concept. Dans cet article Alfred mentionnait que l’éducation est avant tout un droit culturel, car la personne qui est à la fois « mémoire » et « projet à réaliser »  se développe dans un milieu culturel.  Dans ce sens, l’éducation est l’un des moyens essentiels de la construction de la propre identité, qui permet à la personne de se construire à travers le lien entre son histoire et son projet personnel. Cette idée fut transmise aussi dans l’article 6 de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels : « Dans le cadre général du droit à l’éducation, toute personne, seule ou en commun, a droit, tout au long de son existence, à une éducation et à une formation qui, en répondant à ses besoins éducatifs fondamentaux, contribuent au libre et plein développement de son identité culturelle dans le respect des droits d’autrui et de la diversité culturelle ».

Alfred continuait ainsi « Il est indispensable de me permettre de devenir ce que je veux/dois être, de choisir mes appartenances, de chercher mon sens-on pourrait ainsi dire que le droit à l’éducation est en fin de compte, un droit au sens. Mais la recherche de mon sens doit se faire dans le cadre d’une société pluraliste. Il est nécessaire d’intégrer dans l’éducation un enseignement théorique et pratique au respect de la différence et de la diversité. C’est ce qu’on peut appeler une éducation à la tolérance. Enfin, pour être capable de comprendre le différent, sans l’assimiler ni le rejeter, il faut également une éducation à l’universel explicite, aux valeurs qui par-delà les différences sont communes à la condition humaine. Ces valeurs représentées par les droits de l’homme doivent être enracinées dans les différentes cultures pour faire de l’éducation un tout cohérent ».

Pour la réalisation du droit à l’éducation, Alfred mentionnait à Habermass quand il parlait de l’importance de garantir « à tous les citoyens un accès égal aux contextes culturels, aux rapports interpersonnels et aux traditions dans la mesure où ils sont nécessaires pour leur développement et renforcement de l’identité personnelle » (HABERMASS, 2003, p. 12).

Dans ce sens Alfred pensait l’école comme une « structure de sens » essentielle, qui doit répondre au « pourquoi » et ne pas se limiter au « comment ». L’école doit permettre de structurer la personnalité de l’élève et ne peut être un lieu seulement de connaissances purement instrumentales. Alfred souligne que l’école est « avant tout un lieu de formation éthique et l’éthique s’accommode mal de la neutralité ».

Le Comité de droits économiques, sociaux et culturels avertit aussi sur l’importance de l’approche culturelle du droit à l’éducation afin que les personnes et les communautés peuvent jouir de ces valeurs, religion, traditions, langues, coutumes et autres valeurs culturelles  (Comité des droits économiques, sociaux et culturels, 2009). Cette dimension culturelle de l’éducation est la dimension qui permet à chaque être humain la construction de son identité.

Pour savoir plus sur la vision d’Alfred Fernandez sur l’éducation comme instrument d’auto-donation de sens vous pouvez trouver l’ouvrage entier dans ce lien.

Ignasi Grau

Bibliographie

Comité des droits économiques, sociaux et culturels. (2009). Observation générale no 21. Droit de chacun de participer à la vie culturelle (art. 15, par. 1 a) . Genève: OHCHR.

FERNANDEZ, A., & GRAU, I. (2016). Indice de Liberté d’Enseignement – Rapport 2016 sur les Libertés éducatives. Genève: OIDEL – Novae Terrae.

HABERMASS, J. (2003). De la tolerancia religiosa a los derechos culturales. Claves de la razón práctica n°129 , 4-13.

 

 

El enfoque de derechos humanos

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Una de las expresiones más utilizadas y subrayadas por Alfred Fernandez, ya fuera en español, francés o italiano en sus cursos, era la importancia del “enfoque de derechos humanos”. Cuando Alfred se refería a este tema, recogía el testigo de otros documentos internacionales como la definición de cultura dada por la Comisión Mundial de la Cultura y el desarrollo como “una manera de vivir juntos basada en los derechos humanos”, o la Declaración final de la Cumbre Mundial sobre el Desarrollo Social (Copenhage 1995) que habla de una cultura que sitúe al “hombre en el centro del desarrollo”. Igualmente, en este sentido podemos encontrar documentos realizados por la UNESCO sobre este enfoque como el documento redactado por la UNESCO en 2006 “L’approche fondée sur les droits de l’homme et le système des Nations Unis” (UNESCO – Secteur des Sciences Sociales et Humaines, 2006). Filosóficamente podríamos encontrar precedentes en la idea Kantiana que una cultura de derechos humanos debe suponer siempre al hombre como el fin del desarrollo humano.

Pero de que hablaba Alfred cuando hablaba de “el enfoque de derechos humanos”. Que mejor que leerlo de sus textos. Alfred Fernandez advertía que un enfoque de derechos humanos implicaba “una sociedad internacional en la que el objetivo central fuera el respeto y la protección de la dignidad humana, un nuevo humanismo de alcance universal basado en normas ético-jurídicas inalienables y anteriores a los poderes políticos enraizadas en la naturaleza y condiciones humanas” (FERNANDEZ, 2000). En otro texto podemos observar una definición complementaria dada en uno de los cursos de verano “El enfoque de derechos humanos consiste en un marco conceptual para pensar los procesos de desarrollo humano que se basa en el plano normativo en las normas internacionales de derechos humanos, y en el plano operativo, en su orientación hacia la promoción y protección de los derechos humanos en todas las políticas públicas”. Según este enfoque,  Alfred señalaba que los individuos y grupos tendrían unas exigencias válidas en cuanto titulares de derecho, y por otro lado, los actores estatales tendrían unas obligaciones correlativas (FERNANDEZ, www.cuhd.org).

Alfred se atrevió a marcar dos medidas para una correcta implementación de este enfoque de derechos humanos. Por un lado, que la elaboración de leyes, de procedimientos administrativos y mecanismos legales busquen asegurar la puesta en marcha de los derechos humanos. Por otro lado, que la utilización de reglas universales a través la realización de indicadores y parámetros de referencia adaptadas a los distintos contextos permitan asegurar medidas de progreso efectivas y asegurar una buena rendición de cuentas (FERNANDEZ, RIZZI, ARREGUI TRUJILLO, DE LAVERNETTE, & VEGA GUTIÉRREZ, 2011).

El enfoque de derechos humanos fue una de las ideas que Alfred prestó más atención en el marco de sus formaciones, y veía en ella una de las ideas pivote para una buena implementación de los derechos humanos alrededor del mundo.

Para saber más sobre este concepto:

· HRBA Resource Guide

· Questions frequemment posees sur l’approche à la coopération pour le développement basée sur les droits de l’homme au www.undg.org

· HRBA Portal Le portail des praticiens des NU pour la programmation ABDH

· http://www.parentsparticipation.eu/fr/man-observatoire/quest-ce-quune-une-approchede-leducation-basee-sur-les-droits-de-lhomme

Ignasi Grau i Callizo
Bibliografía

FERNANDEZ, A. (2000). Hacia una cultura de los derechos humanos – Sentido y alcance de un concepto. In A. Fernandez, Hacia una cultura de los derechos humanos – Un manual alternativo de los derechos fundamentales y del derecho a la eduación (pp. 3-8). Ginebra: SUHR.

FERNANDEZ, A. (n.d.). www.cuhd.org. Retrieved marzo 22, 2019, from UNE INTRODUCTION A L’APPROCHE BASEE SUR LES DROITS DE L’HOMME

FERNANDEZ, A., RIZZI, F., ARREGUI TRUJILLO, V., DE LAVERNETTE, C., & VEGA GUTIÉRREZ, A. M. (2011). Parental involvement within the school. Paris: L’Harmattan.

UNESCO – Secteur des Sciences Sociales et Humaines. (2006). L’approche fondée sur les droits de l’homme et le système des Nations Unies. Paris: Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

Mon expérience au Conseil des Droits de l’Homme

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La 40ème session du Conseil des Droits de l’Homme s’est achevée vendredi dernier. Durant quatre semaines, le haut-commissaire, les organisations onusiennes, les ministres et délégués de tous les pays et des membres de la société civile n’ont cessé de se rassembler afin de se pencher ensemble sur les droits humains, notamment sur la situation de ceux-ci dans le monde.

Pendant un mois je me suis alors rendue tous les jours au Palais afin de me consacrer à l’écoute de certains sujets. L’éducation est un domaine recouvrant et recouvert par beaucoup d’autres. Décider de la pertinence d’un side-event pour l’OIDEL n’est alors pas compliqué. En fait, tous étaient intéressants. La variété des conférences est incroyablement large. J’ai assisté à une multitude de discussions très enrichissantes qui m’ont apporté grand nombre de nouvelles connaissances, tant sur le monde que sur le fonctionnement des instances de droits humains.

Le 4 mars a eu lieu le débat annuel sur les droits de l’enfant. « Autonomiser les enfants handicapés aux fins de la réalisation de leurs droits humains par l’éducation inclusive » a été le thème de la journée. Les personnes en situation de handicap ont d’ailleurs été le sujet de discussion pendant plusieurs jours consécutifs. Depuis une semaine je voyais défiler ministres et ambassadeurs dans tous les coins des Nations Unies. Et puis l’attention a été portée sur moi. En tant que stagiaire chez OIDEL, consultant de l’ONU, j’ai pris la parole pour affirmer le soutien de l’ONG pour l’éducation inclusive, basée sur une approche culturelle. La déclaration orale a aussi souligné le rôle potentiel qu’a l’éducation d’inculquer les valeurs prônées par les droits humains. Je me suis rendu compte de l’ampleur de l’auditoire qu’une fois que j’attendais que la parole me soit donnée. Je ressentais un peu de stress, mais la présence de ma chère collègue me réconfortait. Quand le moment est arrivé, toutes mes pensées se sont envolées et je me suis tout simplement lancée dans la lecture. Je ne réfléchissais plus, complètement prise par ce que j’avais à dire. Cette expérience a été unique et inoubliable. On m’a fait confiance et je l’ai moi-même ressentie. Je suis ravie d’avoir représenté l’OIDEL devant l’instance la plus importante des droits de l’homme.

Claudia Silva

 

« Un déni d’éducation n’est rien d’autre qu’un déni d’ humanité »

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Alfred Fernandez solía decir a menudo que negar la educación es negar la humanidad. Esta frase hoy está inscrita junto a una imagen suya en las distintas salas de OIDEL. No son pocos los que al entrar se sorprenden y nos preguntan el porqué de esta frase. Para entender esta frase nos podemos volver hacia un pensador muy querido por Alfred Fernandez, Kant, que decía que “la educación es el problema más difícil que nos podemos proponer”. Kant era uno de los filósofos que se centran en la educación como uno de los derechos que comprenden la dimensión del “ser”. Kant advertía que el hombre no puede “ser” sin educación.

En efecto, Alfred le gustaba hacer hincapié en la idea que la educación es un derecho que concierne primeramente la dimensión del “ser”, de nuestra “identidad”, y no de una dimensión del “poseer”. Este hecho puede chocar especialmente en un contexto donde muchos actores en el campo educativo están más centrados en que los niños “tengan” a que “sean”. Un rápido vistazo a los debates educativos nos permite observar que su orientación está más focalizada a la dimensión del “poseer” “tener”, que a la del “ser”. Observamos que gran parte de la preocupación de la sociedad al pensar la educación es que los niños “tengan” un buen nivel de inglés, o que “tengan” unas buenas capacidades STEM. Por otro lado, sorprende la escasa preocupación en lo relativo a que el niño “sea” buen ciudadano, o para que “sea” un ciudadano activo y transformador de su comunidad. Esta concepción del derecho a la educación como un “derecho a ser” no es nueva, ya que forma parte integral de los principales informes de la educación de la UNESCO: “El Informe Faure – Aprender a ser” y “El Informe Delors – La Educación: Un tesoro escondido”.

Alfred nos animaba a tener siempre en cuenta la perspectiva de la educación como esta herramienta para aprender a ser seres humanos. Esta perspectiva no menosprecia el aprendizaje de idiomas o de matemáticas avanzadas, pero los comprende dentro de una realidad mucho más grande como es preparar al niño para que sea un ser humano que forma parte integral de su comunidad y que colabora en su desarrollo. Es importante tener esta perspectiva de humanidad cuando pensamos en la educación, ya que si no nos arriesgamos de simplemente formar a sumisos súbditos o dóciles empleados.

 

Ignasi Grau