Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York – How should the state regulate private and religious schooling?

In 2020, Jason Bedrick, Jay Greene and Matt Lee coedited a book entitled Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York, published by Rowman & Littlefield. The editors are three esteemed experts in the field of education policy: Jason Bedrick was, at the time, director of policy for EdChoice and an adjunct scholar with the Cato Institute, Jay Greene is Distinguished Professor and Chair of the Department of Education Reform at the University of Arkansas, and Matt Lee is Distinguished Doctoral Fellow and Senior Research Assistant in the Department of Education Reform, also at the University of Arkansas.

The book looks at public policy on education in America and explores the crucial regulatory role of the state in supervising religious education. In particular, it provides a close examination of the Yeshiva controversy, instance where the state arguably exceeded the boundaries of its regulatory role, to the detriment of parents’ right to choose a school according to their beliefs. The term “Yeshiva” designates Orthodox Jewish private schools, run by Hasidic Jewish sects.

Yeshivas were subject to criticism from a group of activists called Young Advocates for Fair Education (YAFFED). YAFFED accused these schools of not providing an adequate secular education. Subsequently to these allegations, the New York State Education Department enforced stricter requirements that private schools must satisfy to comply with New York’s education law. The implementation of the new guidelines, which are much more difficult to meet in practice, generated a public outcry because this may effectively hinder religious liberty and education.

The Yeshiva controversy reveals the inherent tensions that underpin the relationship between religion and education. Furthermore, it stresses the importance of striking a balance between on the one hand, upholding the right of the parents to choose an education for their children in line with their religious belief and, on the other hand, preserving the right of children to receive an adequate education guaranteed by the state.

The purpose of Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York is rightly to find an intersection between right to education and religious free exercise. To that end, the book takes into consideration diverse religious perspectives and expert analysis from a broad range of professional backgrounds. In an editorial review, Yuval Levin (editor of National Affairs) insisted that finding such intersection is determinant for the future of our free societies. Hence, Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York addresses a key societal issue and may be worth the read.

Chloé Vermenouze

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Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York – le rôle de l’état dans la régulation des écoles privées religieuses

Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York est un ouvrage publié en 2020 par Rowman & Littlefield Publishers et co-édité par Jason Bedrick, Jay Greene et Matt Lee. Les éditeurs sont tous les trois experts dans le domaine de la politique éducative. En effet, Jason Bedrick, était au moment de la parution du livre, directeur stratégique de EdChoice et chercheur adjoint au Cato Institute. Jay Greene, quant à lui, est professeur émérite et président du département de la réforme éducative à l’Université d’Arkansas. Matt Lee est impliqué dans ce même département, en sa qualité de docteur émérite et adjoint principal à la recherche.

L’ouvrage examine les politiques éducatives américaines et s’intéresse au rôle déterminant joué par l’État dans la réglementation des écoles privées religieuses. En particulier, il traite de la polémique de Yeshiva (en anglais, « Yeshiva controversy »), instance où l’État de New York s’est vu reprocher d’avoir outrepassé les limites de son rôle de réglementation, au détriment du droit des parents de choisir une école conforme à leurs croyances.

Le terme « Yeshiva » désigne les écoles privées orthodoxes juives, gérées par des juifs hassidiques. Ces écoles ont fait l’objet de critiques émanant d’un groupe d’activistes appelés les Jeunes Défenseurs pour une Éducation Juste ou « Young Advocates for Fair Education (YAFFED) ». YAFFED reproche aux écoles privées orthodoxes juives de ne pas offrir une éducation laïque adaptée. Suite à ces allégations, le département de l’éducation de l’État de New York a imposé des critères plus stricts que les écoles privées sont tenues de satisfaire pour se conformer à la loi sur l’éducation de l’État de New York. La mise en place de ces nouvelles directives, beaucoup plus difficiles à suivre en pratique, pourrait entraver la liberté religieuse. De fait, cela a généré une indignation générale.

La « polémique de Yeshiva » met en lumière les tensions inhérentes à la relation entre religion et éducation. De plus, cette polémique révèle l’importance de trouver un équilibre entre d’une part, maintenir le droit des parents de choisir une école pour leurs enfants conformément à leurs croyances religieuses et, d’autre part, préserver le droit de chaque enfant de recevoir une éducation suffisante garantie par l’état.

L’objectif de Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York est justement de trouver un point de rencontre entre le droit à l’éducation et la liberté religieuse. Dans cette perspective, l’ouvrage prend en compte diverses perspectives religieuses et des analyses d’experts issus de différents secteurs professionnels. Dans une revue, Yuval Levin (éditeur de National Affairs) a insisté sur le fait que trouver ce point de rencontre est capital pour le futur de nos sociétés libres. Ainsi, Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York répond à un problème de société déterminant et mérite d’être lu.

Chloé Vermenouze

Le livre peut être acheté via le lien suivant :

Farida Shaheed nombrada Relatora Especial sobre el derecho a la educación de la ONU

Al término de su 50ª sesión, el pasado viernes 8 de julio de 2022, el Consejo de Derechos Humanos nombró una nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación, la Sra. Farida Shaheed, sucediendo así a la Sra. Koumbou Boly Barry, en el cargo desde 2016. Como nueva titular del mandato (por una duración máxima de 6 años), Farida Shaheed deberá formular recomendaciones a los gobiernos y otras partes interesadas, con el objetivo de ayudar a una plena realización del derecho de todas las personas, sin discriminación, a acceder a una educación de calidad.

A modo de recordatorio: los relatores especiales del Consejo de Derechos Humanos no son empleados de las Naciones Unidas ni están, por tanto, remunerados.

Fue nombrada tras un proceso de selección que incluye varios pasos. En primer lugar, presentó una solicitud por escrito, examinada por un Grupo Consultivo de 5 representantes de alto nivel, nombrados por cada uno de los 5 grupos regionales, que actúan también a título personal. Este Grupo Consultivo la recomendó al Presidente del Consejo de Derechos
Humanos (actualmente, Federico Villegas) como posible candidata al mandato. Posteriormente, el Presidente del Consejo de Derechos Humanos la ratificó como candidata idónea y, finalmente, el Consejo de Derechos Humanos aprobó su nombramiento.

Nacida en 1953 en Pakistán, Farida Shaheed es licenciada y tiene un máster en sociología por las Universidades de Ginebra (1974) y de Leeds (1975) respectivamente. Desde 1985 trabaja como Directora Ejecutiva del Centro de Recursos para la Mujer Shirkat Gah, una de las organizaciones de derechos de la mujer más destacadas de Pakistán.


Altamente comprometida con la consecución de la igualdad de género, piensa seguir haciendo de ello una prioridad como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

No es esta la primera participación de Farida Shaheed en el sistema de derechos humanos de la ONU. De hecho, ya fue nombrada Relatora Especial en el ámbito de los derechos culturales en 2009, permaneciendo en el cargo hasta 2015. Durante su mandato publicó un informe sobre la escritura y la enseñanza de la historia (2013), demostrando un especial interés y nivel de experiencia en el derecho de los niños a la educación.

Posteriormente participó en la publicación de Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), mostrando una relevante preocupación por cómo el
mundo digital está afectando a la vida de los niños. Está decidida a promover los derechos de los grupos marginados, como las minorías religiosas y étnicas, en relación con la educación, para lograr sociedades más democráticas e inclusivas.

OIDEL está deseando participar en su trabajo como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

Farida Shaheed nommée Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation auprès du Conseil des Droits de l’Homme

À l’issue de sa 50ème session ce vendredi 8 juillet 2022, le Conseil des droits de l’Homme a nommé une nouvelle Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation : Madame Farida Shaheed. Elle succède à Madame Koumbou Boly Barry, en fonction depuis 2016. Madame Farida Shaheed est chargée d’émettre des recommandations aux gouvernements et autres parties prenantes, afin de garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous sans discrimination.

Pour rappel, les Rapporteurs spéciaux auprès du Conseil des droits de l’Homme ne sont pas employés par les Nations Unies et sont de fait non-rémunérés. Madame Farida Shaheed travaillera donc en tant qu’experte indépendante bénévole. Elle a été nommée à l’issue d’un processus de sélection impliquant plusieurs étapes. Elle a d’abord soumis un formulaire en ligne, examiné par un groupe consultatif composé de 5 représentants des 5 groupes régionaux.  Le groupe consultatif l’a ensuite recommandée comme candidate potentielle pour le mandat auprès du Président du Conseil des droits de l’Homme Monsieur Federico Villegas. Enfin, Monsieur Federico Villegas a convenu que Madame Farida Shaheed était à même d’assurer ce mandat et le Conseil des droits de l’Homme a finalement approuvé sa désignation.

Née en 1953 à Karachi (Pakistan), Madame Farida Shaheed est titulaire d’un Master en sociologie de l’Université de Leeds. Depuis 1985, elle est directrice exécutive du Centre de ressources pour femmes Shirkat Gah, la plus importante organisation pakistanaise œuvrant pour les droits des femmes. Ainsi, elle est engagée depuis de nombreuses années en faveur de la réalisation de l’égalité hommes/femmes et elle entend poursuivre cet objectif dans le contexte éducatif, en sa qualité de Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Madame Farida Shaheed a déjà été impliquée dans le système des droits de l’Homme des Nations Unies. En effet, le Conseil des droits de l’Homme l’a mandatée Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels en 2009, et elle est restée en fonction jusqu’à 2015. Au cours de cette période, elle a publié un rapport sur l’écriture et l’enseignement de l’histoire (2013), démontrant un intérêt particulier ainsi qu’un certain niveau d’expertise dans le droit à l’éducation des enfants.

Plus tard, Mademe Farida Shaheed a participé à la publication de l’ouvrage “Freedom Security Privacy – The Future of Childhool on the Digital World” (2020), se préoccupant spécialement de l’impact du monde digital sur la vie des enfants. D’autre part, elle est déterminée à promouvoir les droits des groupes marginalisés tels que les minorités ethniques et religieuses en relation avec l’éducation pour contribuer à des sociétés démocratiques plus inclusives. L’OIDEL se réjouit de collaborer avec la nouvelle Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Chloé Vermenouze

Farida Shaheed: New Special Rapporteur on the right to education appointed

Upon closing its 50th session this Friday (July 8th, 2022), the Human Rights Council appointed a new Special Rapporteur on the right to education: Farida Shaheed. She will be replacing Koumbou Boly Barry, former Special Rapporteur on the right to education, who had been in office since 2016. As the new mandate holder (for a maximum duration of 6 years), Farida Shaheed will have to provide recommendations to governments and other stakeholders, with the aim of guaranteeing the right of all persons to access quality education without discrimination.

As a reminder, Special Rapporteurs to the Human Rights Council are not United Nations staff members and do not receive a salary. Hence, Farida Shaheed will be serving in her personal capacity only. She was appointed through a selection process involving multiple stages. First, she submitted an online written application which was considered by a Consultative Group (composed of 5 high-level representatives serving also in their personal capacity and nominated by each of the 5 regional groups). This Consultative Group then recommended her as a potential candidate for this mandate to the President of the Human Rights Council (currently, Federico Villegas). Ultimately, the President of the Human Rights Council identified Farida Shaheed as a suitable candidate, and the Human Rights Council subsequently approved this appointment.

Farida Shaheed is a Pakistani sociologist born in 1953. She has a bachelor’s degree as well as a master’s degree in sociology, respectively from the University of Geneva (1974) and Leeds University (1975). She has been working since 1985 as Executive Director of Shirkat Gah Women’s Resource Centre, one of Pakistan’s most prominent women’s rights organizations. Therefore, she has long been engaged in achieving gender equality and plans on continuing to make that a priority, as the New Special Rapporteur on the right to education.

This is not Farida Shaheed’s first involvement with the UN human rights system. In fact, she was already appointed Special Rapporteur in the field of cultural rights in 2009, remaining in office until 2015. During that time, she published a report on history writing and teaching (2013), thus demonstrating a particular interest and level of expertise in children’s right to education.

Farida Shaheed later participated in the publication of Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), showing relevant concern with how the digital world is impacting children’s lives. Finally, she is determined to promote the rights of marginalized groups such as religious and ethnic minorities in relation to education to achieve more democratic inclusive societies. OIDEL is looking forward to engaging with her work as the new Special Rapporteur on the right to education.

Chloé Vermenouze

La Corte Suprema de EEUU publica sentencia histórica sobre la libertad de enseñanza en el caso Carson contra Makin

El 21 de junio de 2022, el Tribunal Supremo de EE.UU. dio un paso más hacia el reconocimiento pleno la libertad de enseñanza. El juez Robert C. J., que redactó la sentencia, se basó en dos decisiones anteriores de la Corte Supremo de EE.UU. a favor de la elección educativa: Trinity Lutheran Church of Columbia, Inc. vs Comer y Espinoza vs el Departamento de Hacienda de Montana.

El caso se planteó en el estado de Maine, donde se llevó a cabo un programa destinado a ayudar a los padres que no podían pagar la matrícula de sus hijos. En 1981, el Estado de Maine añadió un nuevo requisito para que las escuelas formaran parte de este programa, excluyendo de facto a las escuelas confesionales. En la práctica, esto significó que las familias que querían enviar a sus hijos a dichas escuelas, no tenían acceso a la financiación pública de las matrículas, lo que mermó considerablemente la posibilidad de estos padres de elegir una escuela acorde con sus valores y creencias.

Posteriormente, familias interpusieron una demanda contra el Comisionado del Departamento Principal de Educación del Estado de Maine, alegando que el requisito de “no confesionalidad” violaba la Constitución de los Estados Unidos. Tanto el Tribunal de Distrito como el Tribunal de Apelación fallaron a favor del Comisario, haciendo especial hincapié en la separación de la Iglesia y el Estado. Pero el Tribunal Supremo revocó las sentencias de los tribunales inferiores e invalidó el requisito de “no confesionalidad”, declarando que violaba la Primera Enmienda de la Constitución estadounidense relativa a la libertad religiosa. Se entendió que dicha cláusula podía poner trabajar al libre ejercicio de la libertad religiosa al ponerse impedimentos a ciertas familias al momento de escoger una escuela privada confesional.

En efecto, la sentencia de Carson facilita a todos los padres, independientemente de sus ingresos, elegir la educación de sus hijos. Con esta sentencia esta libertad en Estados Unidos es menos dependiente de las rentas de las familias. El programa de ayuda a la matrícula está ahora a disposición de los padres con bajos ingresos que deseen enviar a sus hijos a escuelas religiosas privadas.

Leslie Hiner, Vicepresidenta de Asuntos Jurídicos de EdChoice (organización nacional sin ánimo de lucro que promueve la libertad de enseñanza), destacó la importancia de Carson al afirmar que esta sentencia «acabará por fin con una larga y torturada historia de acciones antiinmigrantes y antirreligiosas que han impedido a los padres elegir una escuela para sus hijos».

Dado la repercusión de la Corte Suprema de EE.UU., esta decisión tiene un impacto, al menos cultural, más allá de las fronteras estadounidenses, por lo que a nivel global el eco de esta sentencia nos acerca hacia un reconocimiento pleno del pluralismo educativo a nivel mundial.  

Chloé Vermenouze

Freedom of education brilliantly upheld by the US Supreme Court in Carson v Makin

In June 21, 2022 the US Supreme Court took a step further towards achieving freedom of education. Robert C J, giving judgment for the majority built upon two earlier decisions of the US Supreme Court in favor of educational choice: Trinity Lutheran Church of Columbia, Inc. v. Comer and Espinoza v Montana Department of Revenue.

The case arose in the state of Maine, where a program designed to assist parents in paying tuition fees was enacted. In 1981, Maine added a new requirement for schools to be part of this program: sectarian schools were then excluded from the program. In practice, this meant that families wanting to send their children to faith-based schools, were prevented from using public tuition funding. This significantly hindered the parents’ ability to choose a school for their children, according to their values and beliefs.

Families subsequently brought a case against the commissioner of the Main Department of Education, alleging that the non-sectarian requirement violated the American Constitution. The District Court as well as the Court of Appeal held in favor of the commissioner, focusing mainly on the separation of church and state. But the Supreme Court overturned the decisions of the lower courts and invalidated the non-sectarian requirement, declaring that it violated the First Amendment of the American Constitution, particularly the Free Exercise clause. Attention was shifted to the parents’ freedom to send their children to a private faith-based school.

In effect, the ruling in Carson enables all parents, regardless of their income, to choose their children’ education. Educational choice is no longer a right enjoyed exclusively by privileged families who can afford tuition fees. The tuition assistance program is now available to parents with low incomes, wanting to send their children to private religious schools. Incidentally, this decision guards against religious discrimination.

The importance of Carson was captured by Leslie Hiner, Vice President of Legal Affairs at EdChoice (national non-profit organization encouraging state-based education choice programs), affirming this ruling “will finally put an end to a long, tortured history of anti-immigrant, anti- religious action that has hindered private school choice.” Given the reach of the US Supreme Court, this decision may resonate worldwide, towards a wider recognition of freedom of education as an essential human right.

Chloé Vermenouze

La liberté d’éducation fermement défendue par la Cour Suprême américaine dans Carson v Makin

Le 21 juin 2022, la Cour Suprême américaine a fait un pas supplémentaire vers la réalisation de la liberté d’éducation. John G. Roberts, rendant le jugement majoritaire, s’est appuyé sur deux décisions antérieures de la Cour Suprême favorable au choix à l’éducation : Trinity Lutheran Church of Columbia, Inc. v. Comer et Espinoza v Montana Department of Revenue.

L’affaire est survenue dans l’État du Maine, dans lequel a été mis en place un programme d’aide aux parents n’ayant pas les moyens financiers de payer les frais de scolarité de leurs enfants. En 1981, l’État du Maine a ajouté un nouveau critère que les écoles doivent remplir pour faire partie du programme, ayant pour effet d’exclure les écoles religieuses ou sectaires. Les familles désireuses d’envoyer leurs enfants dans des écoles privées confessionels ne pouvaient de fait plus bénéficier du programme. Ainsi, la capacité des
parents à choisir une école pour leurs enfants conformément à leurs valeurs et leurs convictions religieuses a été considérable entravée.

Deux familles ont récemment porté plainte contre le Commissaire du Département de l’Éducation de l’État du Maine, en soutenant que la condition de « non-sectarisme » violait la Constitution américaine. Le tribunal de District et la Cour d’Appel ont statué en faveur du Commissionnaire, en insistant particulièrement sur la séparation entre l’église et l’État. Mais la Cour Suprême a cassé le jugement de la Cour d’Appel et a invalidé la condition de « non-sectarisme ». La Cour Suprême a déclaré que ce critère violait le Premier Amendement de la Constitution américaine et a mis l’accent sur la liberté des parents de scolariser leurs enfants dans une école privée religieuse.

Le jugement de la Cour Suprême permet aux parents, quel que soit leur revenu, de choisir l’éducation de leur enfant. Le choix à l’éducation n’est plus un droit réservé exclusivement aux familles privilégiées en mesure de payer des frais de scolarité. Le programme de remboursement des frais de scolarité est désormais mis à la disposition des parents à faibles revenus, désireux de scolariser leurs enfants dans des écoles privées religieuses. Par incidence, cette décision de justice empêche toute discrimination religieuse.

Leslie Hiner, Vice-Présidente des affaires légales à EdChoice (organisation à but non lucratif promouvant la liberté d’éducation) a mis en lumière l’importance de Carson,
affirmant que le jugement « va enfin mettre fin à une longue et torturée histoire d’action anti-immigration et anti-religieuse ayant empêché des parents de choisir une école privée pour leurs enfants ». Compte tenu de l’influence de la Cour Suprême américaine, ce mouvement en faveur du droit à l’éducation pourrait s’étendre au-delà des frontières américaines, vers une plus large reconnaissance de ce droit de l’Homme.

Chloé Vermenouze

Experiencia ciudadana en Colombia por el Pluralismo Educativo

Con motivo de las elecciones parlamentarias en Colombia, un grupo de ciudadanos, a título personal y como representantes de distintas organizaciones sociales, lideró una iniciativa para poner el Pluralismo Educativo -la Libertad de Educar en Colombia- como uno de los temas claves en la opinión pública y generar consensos sobre su alto valor en una democracia.

Por esta razón, un Comité de líderes, de los cuales algunos hacen parte de OIDEL, preparó un documento que permitiera a los candidatos de los diversos partidos políticos, que así lo desearan, manifestar su apoyo a esta libertad fundamental y que esta se constituyera en uno de los factores para ilustrar al votante para tomar su decisión en las urnas. Fue en el país una primera experiencia de este tipo, circunscrita específicamente al pluralismo educativo, la cual deja valiosos aprendizajes y constituye un precedente interesante que se seguirá robusteciendo en posteriores elecciones y contribuirá en diversos espacios de deliberación cívica y política.

Así nació el texto del “Compromiso por el pleno desarrollo del Derecho a la Educación, la Libertad para Educar, la Autonomía Escolar y el Pluralismo Educativo en Colombia”, que fue firmado por varios candidatos de diferentes partidos y movimientos políticos. Un documento de una sola página que, además de fundamentarse en la Declaración Universal de Derechos Humanos, y el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, busca comprometer a los Senadores y Representantes a la Cámara, para defender, potenciar y desarrollar legalmente la Constitución Política de Colombia -acorde a las más exitosas experiencias internacionales- para que todos los padres de familia gocen efectivamente del derecho a “escoger el tipo de educación para sus hijos menores” y el Estado garantice en la práctica “las libertades de enseñanza, aprendizaje, investigación y cátedra”, definidas en la Carta Magna de este país latinoamericano y enunciadas en su legislación nacional.

Como algunos recordarán, el tema del derecho de los padres a educar a sus hijos se hizo mucho más visible en Colombia desde el año 2016, cuando unas directrices de la Ministra de Educación del Gobierno de ese entonces afectaba directamente la libertad de las familias y la autonomía escolar de las instituciones educativas. Disposiciones gubernamentales que ocasionaron como respuesta unas exitosas y masivas marchas ciudadanas sin precedentes, que causaron el freno de esas iniciativas estatales, así como la posterior renuncia de la Ministra. Por lo tanto, en Colombia se declaró el 10 de Agosto como el Día Nacional de la Libertad para Educar y se conmemora cada año con múltiples iniciativas ciudadanas.

La Red Familia Colombia, el Comité 10A, el Movimiento Nacional por la Familia, el Foro Nacional de la Familia y la Red Un Paso al Frente continuarán generando reflexión en Colombia e impulsando el objetivo de lograr la garantía plena del derecho a la educación y la libertad para educar en Colombia.

Álvaro José Cifuentes

REIMAGINAR JUNTOS NUESTROS FUTUROS: UN NUEVO CONTRATO SOCIAL PARA LA EDUCACIÓN

Tras dos años de trabajo y una participación de más de un millón de personas –niños, jóvenes y adultos-, la Comisión Internacional creada por la UNESCO en 2019 y liderada por la presidenta de Etiopía, Sahle-Work Zewde, saca a la luz el nuevo informe mundial sobre los futuros de la educación: Reimaginar juntos nuestros futuros: Un nuevo contrato social para la educación. Con él trata de catalizar un debate mundial que pide una transformación sustancial de la educación, a fin de reparar injusticias pasadas y colaborar en pro de un futuro pacífico, justo y sostenible.

Invitándonos a reflexionar en torno a las preguntas ¿qué debemos seguir haciendo? ¿Qué deberíamos dejar de hacer? Y ¿qué deberíamos reinventar? propone, a través de millones de actos individuales y colectivos, cambiar juntos de rumbo y transformar el ámbito educativo de cara al 2050 en adelante.

La educación ha desempeñado durante mucho tiempo un papel fundamental en la transformación de las sociedades humanas. En el contexto actual, en el que el mundo atraviesa un momento crítico de graves amenazas para el futuro de la humanidad y del planeta, urge reinventar la educación para que nos ayude a afrontar los retos comunes. En este sentido, cabe interpretar la educación en términos de un contrato social, un acuerdo implícito entre los miembros de la sociedad para colaborar en pro del bien común: el punto de partida es una visión compartida de los fines públicos de la educación.

Si durante el siglo XX las políticas educativas estuvieron más bien orientadas a apoyar el sentido de pertenencia a una nación y los esfuerzos de desarrollo, el nuevo contrato social para la educación debe unirnos en torno a un empeño colectivo de superar los desafíos concretos a los que nos enfrentamos: profundas desigualdades; retroceso democrático; cambio climático; rápidas transformaciones no siempre orientadas a la equidad, la inclusión o la participación democrática; creación de trabajo decente centrado en el ser humano; entre otros. En este sentido, según el informe, hemos de replantearnos las formas de aprendizaje y el concepto de escuela, desde la arquitectura, los espacios y el uso del tiempo, a los calendarios, metodologías o planes de estudio.

El nuevo contrato social para la educación ha de garantizar el derecho a una educación de calidad a lo largo de toda la vida, abarcando el derecho a la información, a la cultura y a la ciencia, el derecho a acceder y contribuir al patrimonio común de conocimientos colectivos de la humanidad. Es necesario afianzar la educación como esfuerzo público y bien común. Las tradiciones culturales pueden servir de cimiento y contamos, además, con una gran capacidad de acción colectiva, inteligencia y creatividad.

Ante las propuestas concretas de organizar la pedagogía en torno a los principios de cooperación, colaboración y solidaridad, no de la realización individual; fomentar un aprendizaje ecológico, intercultural e interdisciplinario y conectar los lugares naturales, físicos y virtuales de aprendizaje, aprovechando al máximo las mejores características de cada uno de ellos, el nuevo contrato social para la educación hace  un llamamiento a todos: a la investigación y la innovación, a las universidades e instituciones de educación superior, a la solidaridad mundial y la cooperación internacional. Es mucho lo que está en juego.

Mayca San Andrés