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Asamblea General CEEC – Kiev

El pasado 28 y 29 de octubre OIDEL fue invitada a la Asamblea General del CEEC (Comité Europeo de la Educación Católica) en Kiev. El CEEC es una organización internacional sin ánimo de lucro que reagrupa 29 organizaciones nacionales: Albania, Austria, Bélgica (Lengua flamenca y francés), Bosnia- Herzegovina, Croacia, Republica Checa, Dinamarca, Inglaterra y Gales, Francia, Alemania, Grecia, Hungría, Irlanda, Italia, Lituania, Holanda, Noruega, Polonia, Portugal, Rumania, Escocia, Eslovaquia, Eslovenia, España, Suecia, Suiza, Ucrania y Malta. El CEEC representa más de 35000 escuelas y 8000000. (Más información: http://www.ceec.be/)

La razón de nuestra presencia fue el Índice de Libertad de Enseñanza (ILE). Es muy importante para el CEEC conocer la situación global de la libertad de enseñanza, para ver de forma global y fidedigna la situación educativa en Europa. Fue igualmente muy atractivo para esta organización la perspectiva de derechos humanos de OIDEL. La reunión sirvió para poder verificar la información del ILE con datos sobre el terreno, y la concretización de futuras colaboraciones para las futuras ediciones del ILE. Esperemos que esta sea la primera de muchas futuras colaboraciones.

Ignasi Grau

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Familia y Escuela: la clave para la educación en valores. Nueva Presentación del ILE

El fin de semana pasado OIDEL fué invitada a la 2ª Conferencia internacional “Familia y Escuela: La clave para la educación en valores”  que tuvo lugar en Zagreb. La ONG U ime obitelji fué la organizadora del la conferencia..

Dentro del panel sobre Los sistemas educativos del mundo y el sistema educativo croata en el que participaron alrededor de 200 asistentes, profesores en su mayoría, OIDEL presentó el Indice de Libertad de Enseñanza (ILE). En el panel figuró igualmente el ex-Ministro de Eucación Predrag Šustar que explicó los grandes desafíos del sistema educativo croata, entre ellos la necesidad de hacer el sistema más plural. El Sr. Šustar señaló que respeto a la mayoría de países de Europa Central y Oriental, Croacia aún tiene un largo camino que recorrer para implementar el pluralismo educativo, pieza clave de las sociedades democráticas.

Tras la presentación del Ministro,  OIDEL recordó que, tanto desde una perspectiva de derecho  internacional, como del derecho europeo, la libertad de enseñanza es parte integrante del derecho a la educación.  El público mostró sorpresa al observar que Croacia, situada en la cola de los países de la UE,  está por debajo de la media mundial.  Croacia ha hecho esfuerzos importantes en favor de las minorías lingüísticas,  pero su margen de mejora de en libertad de enseñanza es importante, especialmente en relación a la financiación pública de escuelas no gubernamentales.

En el panel participaron tambien Vera Blažević y Mateja de Laat. La primera expuso la situación de la educación diferenciada en el mundo y la segunda el estado del Homeschooling en Eslovenia.

Ignasi Grau

 

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Le déchaînement d’une nouvelle société : les enjeux éducatifs III

Ne nous y trompons pas : la société de l’information, n’est pas encore une réalité, c’est un idéal. S’il est vrai que les réseaux d’information et de communication sont déjà très développés, notre monde est bien loin d’offrir un “accès équitable et généralisé à l’information”. Au contraire, il semble bien qu’en matière d’accès aux technologies de l’information, l’écart entre nations riches et pauvres ne cesse de s’accentuer.

 

De plus, on semble parfois utiliser le mot “connaissance” comme l’équivalent du mot “information”. La connaissance ne s’acquiert pas par un simple click de souris, car elle implique toujours un travail intellectuel de la part du sujet. Alors que l’information dépend avant tout de la technologie, la connaissance ne peut se faire sans éducation. Il ne s’agit pas ici seulement de l’éducation de base, nécessaire pour lire et écrire sur un ordinateur, mais aussi de la culture, de la capacité de synthèse, de l’esprit critique qui sont indispensables s’il s’agit de trier une foule d’informations et de l’utiliser à bon escient.

 

Il serait naïf de penser qu’un accès équitable et généralisé à l’information ferait disparaître les inégalités entre les peuples en matière de liberté d’opinion et d’expression, car ces inégalités ont souvent des racines bien plus profondes qu’une difficulté de connexion. L’information ne même à rien sans formation, l’amélioration des conditions de vie des peuples nécessite des têtes bien faites et non de têtes bien pleines, encore qu’il faille critiquer ce lieu commun en rappelant qu’on ne sculpte pas de « bonnes » têtes avec du vide.

A man reads the French daily newspaper Liberation in Paris on February 8, 2014 with the cover reading, "We are a newspaper, not a restaurant, not a social network, not a cultural space, not a television set, not a bar, not a start-up incubator...". A major conflict was heralding at the newspaper between employees, who are hoping to save the 40-year-old daily, and shareholders who announced on February 7, 2014 they want to radically transform it into a "social network". AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

Le déchaînement d’une nouvelle société : l’interdépendance des droits de l’homme II

 

Les enjeux liés à la société de l’information doit nous aider à affiner notre réflexion sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression. On considère habituellement ce droit comme un droit liberté comme s’il suffisait à l’état de le garantir pour le faire respecter, contrairement aux droits économiques, sociaux et culturels qui seraient des droits prestations. Il est clair depuis longtemps que cette distinction est peu pertinente : le droit à la liberté d’expression ne se réduit pas à la non-censure de la part des autorités; la liberté de presse, par exemple, a toujours exigé de la part des états une action positive, généralement sous forme de subventions.

 

Aujourd’hui face aux nouvelles technologies il est devenu évident que la mise en œuvre de la liberté d’expression réclame un effort de l’Etat pour la mise en place d’infrastructure qui permette la connexion aux réseaux mondiaux de communication. Il convient de rappeler qu’il existe de nombreux  pays dans lesquelles de grandes étendues sont totalement dépourvues d’électricité.  Dans ce nouveau contexte, la distinction entre droits liberté et droits prestation semble définitivement périmée.

 

Il est évident qu’un développement équitable des technologies de l’information et de la communication est absolument indispensable non seulement à la promotion, mais aussi au respect des droits de l’homme. De nos jours, il est juste de considérer qu’un peuple qui n’a pas accès à ces technologies est lésé dans son droit d’opinion et d’expression, tant sa capacité de s’informer et de s’exprimer est réduite par rapport aux autres. La société de l’information qui nous amène de nouveaux outils pour lutter en faveur des droits de l’homme peut devenir paradoxalement aussi une source d’inégalité en creusant le fossé qui sépare les plus riches des plus pauvres.

 

Alfred Fernandez

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Le mobile à l’école : le déchaînement d’une nouvelle société (I)

Contrôler l’utilisation des téléphones dans le milieu scolaire semble un problème majeur dans la rentrée scolaire. Ce détail qui peut paraître anecdotique montre la montée en puissance de la société de l’information.

Nous sommes donc en train d’assister à un changement de valeur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, puisque les valeurs matérielles semblent céder définitivement le pas à des valeurs de types intellectuelles : le savoir-faire, les compétences professionnelles, l’approfondissement de sa culture propre, qui tous trois présupposent l’accès à l’information,  sont désormais un plus grand signe de richesse que les ressources industrielles ou agricoles. Ainsi le droit à la liberté d’opinion et d’expression et le droit à l’éducation se retrouvent-ils au cœur de cette nouvelle société.

Parmi les progrès dans le domaine des droits de l’homme que les technologies de l’information et de la communication sont susceptibles d’apporter au monde, on peut citer les suivants :

– les technologies de l’information et de la communication rendent nécessaire l’émergence d’un nouveau droit : le droit à l’information et à sa libre circulation.

– ces technologies nous ouvrent à la richesse des autres. Elles rendent possible la connaissance de leur culture et de leur langue et facilite le dialogue entre les cultures et la lutte contre la discrimination.

– la société de l’information élargit les horizons du droit d’opinion et d’expression. Elle permet une meilleure défense des droits de l’homme par la diffusion via Internet des textes, visant à les promouvoir ou à dénoncer les abus à leur encontre.

– enfin, en ce qui concerne le droit à l’éducation, les nouvelles technologies  soulèvent d’immenses espoirs. En particulier, par la mise à disposition sur le Web des bases de données spécialisées et des encyclopédies et par les MOOCS elles fournissent des informations nécessaires pour des enseignements ou des recherches de qualité.

Alfred Fernandez

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Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos

Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos es el tema de un documento presentado por OIDEL en colaboración con el diputado italiano Remo Sernagiotto en el marco de la Universidad de Otoño del Grupo Conservador y Reformista del Parlamento Europeo.

Remo Sernagiotto  moderó el debate y subrayó dos ideas imprescindibles para la elaboración de las políticas educativas. Primeramente recordó que la gobernanza de los sistemas educativos debe incluir a la sociedad civil y la familia. Igualmente recordó que Europa ha sido siempre un  gran espacio de libertad y de participación de la sociedad civil. “La función principal del Estado debe ser la de establecer las reglas, no de gestionar” concluyó el Sr. Sernagiotto.

El diputado Andrew Lewer (Reino Unido) recordó que la escuela juego un papel primordial en la formación del ser humano. Como padre señaló que la educación no puede tener una función de simple instrucción, sino de formación integral de la persona. En este sentido los debates educativos no pueden circunscribirse a las cuestiones cognitivas, sino que deben tener un componente cultural y abrir espacios a la sociedad y  las familias. La única forma de hacerlo es mediante la libertad de enseñanza. Lewer recordó que la libertad de enseñanza exige flexibilidad en los currículos y financiación pública, señalando como buenos ejemplos Bélgica y Holanda.

A continuación Alfred Fernandez, Director General de OIDEL presentó las grandes líneas del documento Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos. Este documento, que se presenta con el objetivo de generar un debate de fondo sur los sistemas educativos europeos, comienza señalando las deficiencias de la estrategia europea educativa Educación y formación 2020. “En EF 2020 nunca aparece la educación como un derecho fundamental” dijo Fernández. En Europa es necesario dar mayor contenido a la educación que es el “aprendizaje de la humanidad”: la identidad personal está en juego. Por ello, los proyectos educativos deben ser plurales y recuperar el “sentido” y los valores. De ahí la necesidad de una mayor participación de la sociedad civil en la implementación de los sistemas educativos. Sólo la participación de todos puede permitir que la cohesión social pase de la simple mezcla al reconocimiento de la diferencia y las complementariedades. Por último el documento se refiera a la financiación de la escuela que debe orientarse de manera decisiva hacia el sujeto: familia y alumno. Las ideas propuestas en el informe Delors a la UNESCO de 1996 señalan las pautas para esta cambio fundamental.

Finalmente Giancarlo Frare (Italia) Vicepresidente de la Associazione genitori scuole cattoliche (AgESC) señaló que en los sistemas educativos la persona debe recuperar el protagonismo principal. Esto significa que se debe superar la finalidad puramente instrumental de la educación y para que esto ocurra es imprescindible recordar que la educación es primeramente un derecho y un bien público. La consideración de esta perspectiva obliga a invertir la subsidiariedad actual, el Estado debe intervenir cuando la sociedad civil no pude hacerlo y no al revés.

Ignasi Grau

Du rôle de la société civile en education

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La rentrée des classes 2016 est marquée au niveau mondial par le programme Education 2030, le nouveau cadre d’action pour l’éducation. Ce cadre accorde à la société civile un rôle essentiel : »Les organisations de la société civile … doivent être engagées et impliquées à tous les stades, depuis la planification jusqu’au suivi et à l’évaluation, et leur participation doit être institutionnalisée et garantie »

Nous sommes en face d’un changement complet d’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de la société civile et cela concerne également les pays européens. Or curieusement rien de cela ne figure dans l’agenda de nos ministres de l’éducation.

Selon Education 2030, la première fonction de la société civile est la mobilisation et la sensibilisation des citoyens pour encourager leur participation. La prestation de service figure ensuite parmi les tâches dévolues à la société civile notamment en ce qui concerne des approches innovantes et complémentaires. Enfin, la fonction de surveillance qui comprend: passer au crible les dépenses, veiller à la transparence des politiques et réaliser des évaluations. Toutes ces actions nécessitent une concertation structurée entre les pouvoirs publics et la société civile.

Mais pour que la société civile puisse  jouer ce rôle – exigeant et demandant de solides compétences – certaines conditions sont nécessaires. En premier lieu il faut des mécanismes de renforcement des capacités de la société civile souvent pas assez formée pour remplir la fonction qu’on lui confie.

En deuxième lieu, il faut un cadre juridique clair protégeant la liberté d’association et la liberté d’expression, indispensables pour exercer la fonction critique de passer au crible les dépenses et de veiller à ce que la gouvernance et la budgétisation dans le domaine de l’éducation soient transparentes.

Une condition préalable à ces deux premières est l’établissement d’une relation de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. Cette confiance manque de façon générale en Europe, car le système éducatif a été conçu souvent pour construire l’Etat-nation, indépendamment des citoyens. Le PNUD l’a montré clairement dans son rapport sur les libertés culturelles de 2004. Cette confiance requiert une vraie subsidiarité des pouvoirs publics. Avant d’entreprendre une initiative politique, le Livre blanc sur la gouvernance européenne demandait de vérifier systématiquement: a) qu’une intervention des pouvoirs publics est réellement nécessaire; b) que l’action des pouvoirs publics est la plus adéquate

En Europe le débat sur l’école tel qu’on le perçoit dans l’opinion publique se focalise sur la radicalisation et la laïcité avec des accents plutôt répressifs, ce qui est exactement le contraire de la confiance, de la concertation et de la transparence.

(article paru dans la Tribune de Genève, le 31 août 2016)

Alfred Fernandez