Foro sobre Cuestiones de las Minorías (días 24 – 26 de noviembre)

Hemos asistido esta semana al Foro sobre Cuestiones de las Minorías, brazo de Naciones Unidas con el objetivo de estudiar y mejorar todos los aspectos posibles que giran en torno a la discriminación de sectores que representan un porcentaje mínimo con respecto al total del Estado. Las intervenciones, variadas y todas ellas realizadas desde una responsabilidad profunda para con las delicadas situaciones que se viven en tantas partes del mundo, cubrieron el ancho y largo del globo. Periodistas, responsables de ONG, misiones diplomáticas… Todos aportando sus experiencias y sus recomendaciones.

Podría decirse que dos son los ejes en torno a los que ha girado el debate. El primero de ellos: las comunidades minoritarias étnicas. Papuanos en Indonesia, coreanos en Japón… Y, sobre todo, menciones a los acontecimientos sucedidos en el continente europeo. Por un lado, mención del aumento de la ultraderecha en Europa (Alemania, Grecia, Francia); una ultraderecha con un “discurso de odio” y que alienta acciones contra las minorías como la turca. Por otro lado, el problema al este: pro-rusos en Ucrania. Un representante de esta minoría en Ucrania toma la palabra. Apunta que no podemos olvidar que esos “rusos” de Ucrania son una minoría, generalmente no considerada por el Gobierno central ucraniano. Y eso teniendo en cuenta que las zonas rusófilas son las que más aportan a nivel de industria y PIB. No se desilusionen: en sus palabras se esconde un mensaje de esperanza, de fin del conflicto.

Sin embargo, hay un segundo eje, que ha centrado la mayoría del debate en el seno del Foro: las minorías religiosas. Y más concretamente la cristiana. Mr. Francesco Motta, Chief Human Rights Section United Nations Assistance Mission for Iraq (UNAMI), fue claro al respecto: las violaciones de Derechos Humanos en Irak, Siria y toda la zona bajo dominio del Estado Islámico son extremas. Los cristianos y otras minorías religiosas y étnicas son masacrados: asesinatos, agresiones sexuales, negación de libertades fundamentales de la persona, secuestros, desapariciones. Mr. Shammo, periodista independiente iraquí, lo confirma y resalta que hay minorías religiosas que no tienen derecho ni a manifestarse ni a asociarse. Hasta se da esclavismo de las mujeres en el país. Todo ello parece ser un tema o tabú o desconocido por Occidente. En Iraq, en menos de dos años, el número de cristianos ha descendido de más de 2 millones a menos de 400.000 en la actualidad. Todos se han visto obligados a exiliarse, eso si han tenido la suerte de sobrevivir a los ataques reiterados por parte de fanáticos.Syrie-chrétiens

Mr. Aghobijan, armenio católico de una casa noble sita en Siria, Mr. Achad, hablando como parte de la minoría copta presionada en Egipto… El discurso se repite una y otra vez: la experiencia y los indicadores muestran que los cristianos son la minoría más perseguida a nivel mundial. El papel de los Estados es, a veces, más que cuestionable. Algunos no parecen preocupados por no cumplir su obligación de proteger. Otros, como Egipto, están en guerra contra el terrorismo (Hamás, los Hermanos Musulmanes…) con un mayor o menor grado de éxito.

Si algo es necesario es un consenso intergubernamental contra toda forma de discriminación religiosa, contra toda agresión a las libertades básicas de las personas, independientemente de su procedencia y convicciones. Hoy en día, la comunidad internacional no pasaría el examen: suspenso y con una tendencia de discriminación a la alza.

Nos parece interesante destacar, a modo de conclusión, la reflexión de Mr. Mark Lattimer, Director Ejecutivo del Grupo Internacional de Derechos de las Minorías (MRG): “los datos son claros, y así queda reflejado en el Índice de Pueblos Amenazados que acabamos de realizar: las máximas amenazas están precisamente en los países donde recientemente han ocurrido masacres y atrocidades. Máxima atención en estos focos, son los potencialmente más propicios a nuevas situaciones de discriminación”. Y si algo está claro es que la clave está en prevenir, en dar voz con antelación, no esperar a que ocurra de nuevo lo que nadie desea.

Jorge Valero Berzosa

Les parents, premiers éducateurs de leurs en-fants: précisions de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme

Pour la Cour européenne des droits de l’homme, la première responsabilité de l’éducation incombe aux parents. Il s’agit d’une responsabilité que la jurisprudence qualifie de naturelle: « C’est en s’acquittant d’un devoir naturel envers leurs enfants, dont il leur incombe en priorité d’« assurer [le] éducation et [l’] enseignement », que les parents peuvent exiger de l’Etat le respect de leurs convictions religieuses et philosophiques. Leur droit correspond donc à une responsabilité étroitement liée à la jouissance et à l’exercice du droit à l’instruction » (Arrêt Folgero, para. 84e).

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Cela implique que l’éducation doit être considérée comme acceptable par les titulaires du droit. Le Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies a ainsi affirmé que :« la forme et le contenu de l’enseignement, y compris les programmes scolaires et les méthodes pédagogiques, doivent être acceptables (par exemple, pertinents, culturellement appropriés et de bonne qualité) pour les étudiants et, selon que de besoin, les parents – sous réserve des objectifs auxquels doit viser l’éducation, tels qu’ils sont énumérés au paragraphe 1 de l’article 13, et des normes minimales en matière d’éducation qui peuvent être approuvées par l’État » (voir les paragraphes 3 et 4 de l’article 13) (CDESC, para. 6).

Dans un autre arrêt, la Cour a insisté sur le fait que les deux phrases de l’article 2 (relatives à l’accès à l’éducation et à la liberté d’enseignement) doivent être lues ensemble, autrement dit que l’on ne peut séparer l’accès à l’éducation de la liberté d’enseignement ni faire de différences entre l’enseignement public et privé. La liberté d’enseignement est comprise comme un moyen pour garantir le pluralisme indispensable à la société démocratique :

«C’est sur le droit fondamental à l’instruction que se greffe le droit des parents au respect de leurs convictions religieuses et philosophiques, et la première phrase ne distingue pas plus que la seconde entre l’enseignement public et l’enseignement privé. La seconde phrase de l’article 2 du Protocole no 1 vise en somme à sauvegarder la possibilité d’un pluralisme éducatif, essentielle à la préservation de la « société démocratique » telle que la conçoit la Convention. (Arret Kjeldsen, Busk Madsen et Pedersen, para. 50). (Arrêt Folgero, para. 84b)

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels signale d’ailleurs que :« Dans le contexte de l’article 13, cette “obligation fondamentale minimum” englobe l’obligation (…) de garantir le libre choix de l’éducation, sans ingérence de l’État ou de tiers, sous réserve qu’elle soit conforme aux “normes minimales en matière d’éducation” » (art. 13, par. 3 et 4). (CDESC, para. 57).

Cette liberté concerne tout le programme scolaire selon la jurisprudence de la Cour:

« L’article 2 du Protocole no 1 ne permet pas de distinguer entre l’instruction religieuse et les autres disciplines. C’est dans l’ensemble du programme de l’enseignement public qu’il prescrit à l’Etat de respecter les convictions, tant religieuses que philosophiques, des parents (Kjeldsen, Busk Madsen et Pedersen, para. 51). Ce devoir est d’application large car il vaut pour le contenu de l’instruction et la manière de la dispenser mais aussi dans l’exercice de l’ensemble des « fonctions » assumées par l’Etat ». (Arrêt Folgero, para. 84c).

Les parents sont donc les premiers éducateurs selon les normes internationales. Mais en réalité ce n’est pas souvent le cas. Il faut une nouvelle gouvernance du système éducatif qui doit abandonner le tout Etat et renforcer les capacités de la société civile. Déjà la Déclaration et le programme d’action de Dakar affirmait que la participation de la société civile ne

« doit pas intervenir uniquement pour entériner des décisions ou financer les programmes d’éducation conçus par l’État. C’est à tous les stades de la prise de décision que les gouvernements doivent mettre en place des instances de dialogue systématique permettant aux citoyens et aux organisations de la société civile de contribuer à la planification, à l’exécution, au suivi et à l’évaluation des activités concernant l’éducation de base. Cette démarche est indispensable pour favoriser l’établissement de mécanismes de gestion de l’éducation responsables, globaux et évolutifs ». Et de conclure : « Afin de faciliter ce processus, il sera souvent nécessaire de renforcer les capacités des organisations de la société civile » (par. 54).

Le fondement de cette nouvelle gouvernance est l’approche basée sur les droits de l’homme en l’éducation. Une approche basée sur les droits permet d’une part de renforcer les capacités des gouvernements, qui doivent remplir leurs obligations et tenir leurs engagements et d’autre part des individus, qui doivent se mobiliser pour faire valoir leurs droits.

Néanmoins, ceci implique que les titulaires de droits soient en mesure de connaître leurs droits et la manière de les mettre en œuvre ainsi que « les mécanismes, s’il en existe, qui permettent de demander réparation en cas de violation » (UNESCO, 2007). Ils doivent donc pouvoir accéder aux décideurs politiques et aux médias. Mais nombre d’entre eux auront besoin d’aide pour établir la façon dont leurs droits sont déniés et ce qu’ils peuvent faire pour modifier cet état de choses. Comme le rappelle le même document de l’UNESCO (2007) « Donner aux titulaires de droits les moyens de faire valoir ces droits exige une série de stratégies, notamment d’information, de plaidoyer, de renforcement des capacités, de constitution de réseaux de parents, de soutien entre pairs et d’assistance technique ».

Alfred Fernandez

Éducation et diversité religieuse en Méditerranée occidentale

Aujourd’hui, nous voulons vous recommander le livre Éducation et diversité religieuse en Méditerranée occidentale récemment  publié  par le Conseil de l’Europe. L’ouvrage présente le rapport final du projet EDIR (Education et diversité religieuse en Méditerranée occidentale).  Ce projet est né de la collaboration de chercheurs de différents pays –parmi lesquelles des chaires UNESCO qui habituellement collaborent  avec l’OIDEL comme la Chaire UNESCO de La Rioja et la Chaire UNESCO de Bergame.

Le livre présente d’abord les résultats globaux de la recherche et donne beaucoup des indications sur la relation entre la religion et l’éducation, aussi bien que leurs influences mutuelles et les conséquences d’un mauvais équilibre entre ces deux réalités qui débouchent souvent sur l’hostilité ou le fanatisme.

La première étude de pays concerne l’Algérie et son approche nationale de la diversité concrètement dans le secondaire. Après une très bonne introduction à la réalité sociologique et historique de l’Algérie, les auteurs analysent les programmes d’enseignement islamique – le pays est officiellement musulman – et de son alternative. La recherche s’attarde également sur le rôle de l’enseignement de l’histoire nationale et ses implications sur la diversité religieuse dans l’éducation.

Le deuxième concerne l’Espagne et la gestion de la diversité religieuse dans le système éducatif espagnol. C’est très intéressant pour comprendre le cadre juridique constitutionnel et législatif relatif à l’enseignement et sa relation avec la religion.  Par la suite, la recherche aborde la relation entre l’Etat et les différences confessions religieuses pour permettre à tous les élèves de suivre un enseignement religieux en accord avec leurs croyances.

L’étude sur l’Italie essaie de montrer la relation entre la diversité religieuse et laïcité de l’Etat, la réalité italienne dans ce domaine étant spécialement intéressante en raison du rôle qu’a joué pendant beaucoup des années l’Église Catholique. La recherche s’occupe également des questions en relation avec l’importante augmentation des migrants de confessions religieuses non catholiques.

Finalement, la recherche sur le Maroc présente le contexte institutionnel marocain, sa nouvelle réforme éducative où la diversité religieuse joue un rôle de premier plan. La recherche enfin expose les modalités de reconnaissance du christianisme et du judaïsme par un Etat confessionnel musulman.education-et-diversit-religieuse-en-mditerrane-occidentale

Interactive Roundtable on Education and training of women, one of the 10 areas of concern that were discussed at the Geneva NGO Forum – Beijing + 20

UN ECE Regional Review

OIDEL was the facilitator of the group on Non-discrimination, i.e. in charge of collecting key recommendations to be transmitted to the governments that are meeting today and tomorrow (6-7 November) in Geneva.

We stressed the need of adopting a human-rights based approach, for two main reasons :

  1. The right to education for women and girls should be driven by a rights-based approach, as it implies that this education should be viewed as a human rights imperative, rather than being undertaken solely because of potential benefits to their children or to society.
  2. This also implies the inclusion of Human Rights Education in curricula at all levels of education and for all groups, especially through the implementation of the UN Declaration of Human rights Education and Training and the World Programme for Human Rights Education in all its phases.

OIDEL promoted the UNESCO Convention against Discrimination in Education (CADE), which establishes the right to education comprehensively as it is essential that all stakeholders knows and agrees on the definition of what discrimination means. It provides for example that the State can permit the establishment or maintenance of private educational schools, if their object is to provide educational facilities in addition to those provided by the public authorities. It is important to distinguish between differentiation and discrimination if we want to address the issue of equality of oportunity in education, especially when it comes to women and girls.

Educación: Guía para perplejos

enkvistInger Enkvist procura ser directa, instructiva y clara, y en este ensayo la catedrática no hace una excepción. En este libro la autora busca ofrecer una orientación a los actores del sistema educativo – padres, actores, profesores – desde su habitual rigurosidad y independencia pudiendo incomodar a más de uno al arrojar luces sobre el sistema.

Inger Enkvist presenta como a partir de los años 60 se fue instaurando una idea en los modelos educativos más igualitarista que ha ido desplazando el aprendizaje como objetivo central de la educación. Igualmente la autora reflexiona sobre la fuerte corriente antiautoritaria en el ámbito escolar y familiar, y el creciente énfasis lúdico, hedonista en que la educación debe ser fácil y divertida. Todas estas variables han configurado lo que se conoce como Nueva pedagogía. Inger Enkvist analiza en este libro la esencia y polémicas de los sistemas educativos europeos desde una perspectiva pedagógica y filosófica, así como su relación con la crisis educativa.

Más allá de la crítica al sistema no obstante también presenta un enfoque optimista de cómo mejorar el sistema educativo vía un reforzamiento de la idea del aprendizaje .

http://www.ediciones-encuentro.es/libro/educacion-guia-para-perplejos.html