Programa Mundial de educación en Derechos Humanos: pautas para una educación de calidad

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La semana próxima durante la sesión principal del Consejo de Derechos Humanos organizamos un evento sobre la segunda fase del Programa Mundial de educación en derechos humanos. Hemos finalizado la segunda fase y estamos comenzando la tercera. El Programa Mundial ofrece pautas para la calidad del sistema educativo que merece la pena poner en evidencia.
La calidad dice el Programa mundial exige coherencia en las políticas en primer lugar. Consenso y participación de las partes implicadas. Implica además control de resultados, transparencia, todas, características de una gobernanza democrática.
El Programa Mundial sobre educación en derechos humanos señala algunos principios:
1. El Estado debe compartir la responsabilidad de la educación con las partes implicadas, en este caso la sociedad civil y el sector privado
2. La buena gobernanza es una gobernanza democrática implica una transparencia de las autoridades públicas que posibilita la participación de las partes implicadas. Las autoridades públicas rinden cuentas regularmente de su acción ante la sociedad civil y favorecen la evaluación participativa de las políticas.
3. Diálogo político versus técnico o pedagógico. Se hace cada día más necesario que las políticas públicas vayan precedidas de un diálogo. Se estima más importante el consenso entre los diferentes actores que la perfección técnica de la propuesta.
La calidad exige ante todo reconocimiento de derechos y la educación impone obligaciones a los Estados que deben respetar. No es aceptable excusarse en la falta de medios. Todos sabemos que los medios son siempre escasos, lo que es preciso es utilizarlos bien.

Alfred Fernandez

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L’échec de la neutralité scolaire

Les récents événements survenus en France ont mis en relief de façon dramatique l’échec d’une philosophie de l’école « aveugle aux différences » comme dirait Taylor.

En effet, le système public d’éducation a voulu ignorer l’existence du pluralisme normatif à l’intérieur du corps social.  On a voulu ignorer les convictions et religions faisant appel à la notion de neutralité de l’enseignement. Mais la question de la neutralité scolaire pose problème, nous le voyons clairement aujourd’hui. Pour des raisons historiques liées à la construction de l’Etat-nation, les systèmes éducatifs -l’éducation formelle- ne se sont pas construits librement. C’est l’Etat ou les pouvoirs publics qui les gèrent. Conscients des dangers de cette éducation confiée à l’Etat dont l’exemple le plus clair est l’éducation dite nationale – on a inventé la neutralité de l’éducation.

On peut expliquer la neutralité France contre intégrismede deux manières. D’abord comme une manière de prévenir les conflits culturels/religieux. On a voulu donner le pouvoir d’éduquer à l’Etat pour lutter contre les diversités conflictuelles par la neutralité/laïcité. Cette prise en main devrait aboutir à une société dotée d’un haut degré de cohésion sociale. La neutralité visait en somme à asseoir le système éducatif sur des valeurs philosophiques consensuelles, de deux façons : parce qu’elles sont basées sur le consensus social et parce qu’elles sont fondées sur la raison philosophique et non sur les croyances.

On peut également donner une autre raison. On peut encore penser que les Etats ont restreint les initiatives de la société civile, pour s’approprier l’éducation comprise comme un élément structurant de l’Etat, donc comme un élément idéologique nécessaire pour la construction de l’Etat-nation et pour supprimer l’influence des institutions religieuses essentiellement catholiques qui représentaient la majorité des écoles à la fin du XIXème siècle.

En tout état de cause, la neutralité n’était à son origine qu’un outil pratique. Or étonnamment, d’outil pratique, de pis allé, la neutralité est devenue une norme pour l’éducation publique, une sorte d’idéal des sociétés démocratiques pour mettre en place des sociétés pacifiées et avec un haut degré de cohésion sociale.

Cependant, il est urgent dans le cadre des sociétés multiculturelles en crise identitaire de faire un bilan de la neutralité. Un siècle d’expérience de la neutralité représente globalement un siècle d’échec au regard de la cohésion sociale. Car la situation actuelle est caractérisée par le manque de cohésion et par l’incapacité de l’Etat de maîtriser le système. Les appels répétés à la formation à la citoyenneté démocratique et à la formation civique montrent que le modèle a failli.

D’autre part, contrairement à ce que l’on voulait, personne ne semble aujourd’hui maîtriser le système éducatif. Il semble que le système est maîtrisé/inspiré au niveau des valeurs par une mentalité de minimum commun dénominateur, un minimum que personne ne fixe réellement, qui se fait par tâtonnement.

Faut-il donc, dans ce contexte nouveau, sacraliser la neutralité ? Faut-il la dépasser ? Quel modèle alternatif peut-on présenter qui permette une plus grande cohésion, tout en sachant que la cohésion n’est pas la première finalité de l’éducation qui demeure avant tout un acte visant à permettre le développement de la personnalité de l’élève ? Il convient à ce propos de rappeler la teneur de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme lorsqu’elle s’occupe des finalités de l’éducation : « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personne humaine » (al. 2).

Alfred Fernandez