Side event: Human Rights Education and Training : Achievements and Perspectives

Cet aside eventrticle est focalisé sur le side event qui a eu lieu le vendredi 25 septembre, « Human Rights Education and Training : Achievements and Perspectives ». Ce side event a été organisé par la Mission Permanente du Royaume du Maroc dans la personne de l’Ambassadeur Mohamed Auajjar, en étroite collaboration avec divers acteurs de la société civile, en particulier l’OIDEL en tant que membre du Working Group on Human Rights Education and Learning  .

Y ont également participé en tant que panélistes le Haut-Commissaire adjoint aux droits de l’homme, Flavia Pansieri ; le Rapporteur Spécial du Droit à l’Education, M. Kishore Singh ; la Mission Permanente de Thailande, l’Ambassadeur Thani Thongphadki ; la Mission Permanente de Slovénie, l’Ambassadeur Vojislav Suc ; le Directeur du siège de l’UNESCO de Genève, M. Abdulaziz Almuzaini ; la représentante d’Amnesty International, Mme Sneh Aurora ; et enfin Mme Irène Martinetti, Directrice des Programmes de la Fédération Mondiale des Associations des NU ; le tout modéré par l’Ambassadrice Elayne Whyte Gomez, de la Mission Permanente du Costa Rica.

Pour commencer, le Haut-Commissaire a souligné l’importance d’une approche morale et éthique aux droits de l’homme, qui ne doit donc pas être seulement technique et intellectuelle. Dans le monde turbulent dans lequel nous vivons, il est fondamental d’inclure dans tous les projets éducatifs des enseignements aux droits de l’homme. En effet, la formation aux droits de l’homme est aujourd’hui valorisée dans les curriculum et appelée à l’être toujours plus. Un autre point essentiel à sa réalisation est la synergie avec les ONG, experts dans la matière, pour capturer aussi l’attention médiatique.
En ce qui concerne les médias, la Slovénie a insisté sur leur impact dans la sensibilisation de la population à ces thématiques, par exemple pour la crise des réfugiés.

Les droits de l’homme doivent être transmis à travers l’éducation, qui détient donc un rôle primordial dans la promotion de la paix, de la démocratie, de la justice sociale et de l’égalité, pour construire un monde meilleur. Une éducation qui est pour l’UNESCO le seul antidote à l’ignorance, en prévention à la violence, au racisme et à la xénophobie.

Un exemple concret d’intervention est celui porté par l’Ambassadeur du Royaume du Maroc, lequel nous a présenté les réformes du gouvernement en faveur de l’éducation aux droits de l’homme, aidé en outre par diverses ONG. Beaucoup de progrès ont donc été fait pour rendre central le droit à l’éducation, permettant de faire face aux défis tels que le terrorisme et le trafic d’êtres humains, en accord avec les instruments internationaux. Le Maroc promeut par exemple un Islam tolérant envers les autres religions, en formant les Imams aux droits de l’homme, lesquels doivent devenir les valeurs universelles de tout individu. L’Ambassadeur du Royaume du Maroc souligne néanmoins que pour réaliser cela, il faut avant tout une grande volonté politique qui parte des gouvernements, ainsi qu’une collaboration entre la société civile, les états et les Nations Unies.

5Suite aux interventions des panélistes, Claire de Lavernette, représentante de l’OIDEL et de la NGO Working Group on Human Rights Education and Learning, a insisté sur le fait que cette éducation est un droit fondamental. Cela signifie que les états ont la responsabilité d’institutionnaliser ce droit, et qu’il est nécessaire d’adopter une approche innovatrice pour la société, basée sur les droits de l’homme. Une vision qui se profile aussi dans les instruments internationaux, puisque l’éducation figure en outre en 4ème position dans les Objectifs du Millénaire des Nations Unies.

Enfin, elle a rappelé le travail important et divers des ONG qui font partie de la plateforme, lesquels sont spécialisées dans l’éducation, les enfants, les femmes, les personnes âgées et la paix, dans l’espoir de faire de cette éducation une réalité.

Virginie Pache et Flavio Leoni

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30ème Conseil des Droits de l’Homme: Le conflit Syrien, Peuples autochtones, droit à l’éducation bonne gouvernance

Os adjuntamos una nueva actualización de lo más destacado en el Consejo de Derechos Humanos, esta semana destacamos el conflicto sirio, derecho a los pueblos autóctonos y la buena gobernanza.

Le lundi 21 septembre s’est ouvert avec un thème particulièrement actuel et préoccupant : le conflit syrien. Une salleSans titre pleine et tendue qui montre toute la gravité de la situation. Cela s’est aussi ressenti dans le discours de Mr. Pinheiro, Président de la Commission d’enquête internationale indépendante pour la Syrie, dans lequel il s’est dit extrêmement préoccupé pour les très graves violations des droits de l’homme. Il a également vivement sollicité tous les états présents dans la salle à trouver une solution en les accusant de ne pas s’engager totalement, notamment en ce qui concerne le trafic d’armes. Selon lui, les états ont le pouvoir et le devoir d’apporter un changement.

Le représentant syrien était également présent. Dans sa déclaration il a accusé plusieurs états de financer des groupes terroristes dans son pays, qui sont selon le gouvernement syrien les vrais responsables du conflit et des violations.

Dans l’ensemble, les pays se sont dit préoccupés par le conflit et ses crimes, appelant à trouver une solution politique et pacifique. En conclusions de séance, le Président Mr. Pinheiro a dénoncé le manque de collaboration aux travaux de la Commission de la part du gouvernement syrien, ce dernier l’ayant accusé d’un manque d’impartialité dans son enquête.

Une autre session a porté sur les droits des peuples autochtones, qui contribuent selon la Chine à la diversité de l’humanité. Toutefois, ils sont encore en marge de la société, ce pourquoi ils nécessitent des droits spécifiques pour les protéger.

A.K Barumé, auteur de Land rights of indigenous peoples in Africa, a ensuite présenté son rapport sur les progrès et les lacunes persistantes pour le continent africain, identifiées dans le manque d’éducation à leur culture et dans le manque de dialogue politique régional et international.

Dans les interventions qui ont attiré notre intervention, il y a celle de Mirma Cunningham, soulignant la nécessité d’améliorer les systèmes éducatifs en valorisant les langues et cultures des peuples autochtones. Elle a souhaité en outre la création d’espaces de dialogue pour de meilleures relations entre les états et les populations.

Le Canada quant à lui a annoncé une série de réformes politiques pour un plus grand accès à l’éducation et au travail, tandis que la Finlande souhaite assurer un niveau d’éducation d’ici 2030 pour tous les défavorisés et les autochtones. La Finlande a aussi souligné le rôle de l’éducation des fillettes pour la transmission de la culture et pour qu’elles puissent émettre leur points de vue en ce qui les concernent. L’intervention de l’Equateur était également pertinente ; selon eux, l’éducation de qualité est un outil qui permet de combattre la violence et la discrimination. Enfin, la Fédération de Russie propose une éducation capable de transmettre leur langue et culture.

Nous concluons cet article par le thème de la gouvernance, traité par le Conseil le jeudi 24 septembre. Les axes principaux de réflexion se sont portés sur une bonne gouvernance qui permet des institutions transparentes et lutte contre la corruption, principal facteur d’inefficacité. Les états ont relevé l’importance d’une bonne gouvernance qui inclut les droits de l’homme. Un des panélistes, A. Mumuni, a évoqué une des conséquences néfastes de la corruption : selon lui, elle viole en outre le droit à l’éducation. La délégation américaine, quant à elle, a mis l’accent sur les vulnérabilités des personnes à handicap, qui subissent de nombreuses discriminations. Une des préoccupations du gouvernement d’Obama a justement été celle de les inclure dans les organes gouvernementaux pour une bonne gouvernance qui ne laisse personne en marge de la société et dans le respect des droits de chaque individu. Mme Pavey, une des panélistes, s’est rattachée à cette déclaration et a ajouté qu’il était nécessaire d’abattre toutes les barrières architectoniques et culturelles pour leur participation à la société. Enfin, quant à l’éducation, elle a noté l’importance d’un accès à l’école pour tous les enfants, quel que soit leur statut, culture ou ethnie.

Viriginie Pache et Flavio Leoni

30ème Conseil des Droits de l’Homme: Syria, droit au développement et peine de mort

HumanRightsCouncil-ArchivePhoto1Tras la intervención de OIDEL la semana pasada el Consejo sigue en marcha tratando temas como el derecho al desarrollo, la crisis Syria o la pena de muerte. Os dejamos unas pinceladas de lo que nos ha parecido más destacado de estos últimos días.

Après les séances d’introduction du 30ème Conseil, divers faits d’actualité ont été abordés, allant des conflits irakiens et syriens, en passant par le droit au développement avec le rôle fondamental du droit à l’éducation, ou encore à la peine de mort et torture.

Un premier side event a particulièrement attiré notre attention : il s’agit de “Where is the political will to stop conflict in Iraq and Syria”, organisé par la Caritas Internationalis. Les intervenants ont d’abord mentionné quelques généralités et données clés concernant les conflits syriens et irakiens, rappelant les atrocités commises, les violations incessantes des droits de l’homme et les souffrances vécues par les civils, premières victimes de ce conflit, avec comme deuxième conséquence « un exode biblique » (Archevêque Tomasi).

Un discours qui a particulièrement attiré notre attention est sans doute celui de Son Excellence Monseigneur Yousif Thomas Mirkis, docteur en Théologie et en Histoire des Religions, cofondateur d’une faculté de Théologie et Philosophie à Baghdâd, auteur en outre d’une traduction de la Bible en Iraq. Il a porté entre autres l’attention sur le rôle clé de l’éducation pour la résolution des conflits. Selon lui, une réforme des manuels d’éducation religieuse est indispensable, des manuels qui doivent parler de manière tolérante et amicale des autres religions, de manière à favoriser l’ouverture et l’acceptation de l’altérité.

La session du Conseil du 18 septembre s’ouvre avec la thématique du droit au développement. Un thème assez large mais qui a été abordé selon nous avec un peu de légèreté dans la plupart des interventions des états. En effet les déclarations ont porté sur le rôle de la société civile, qui selon la Lettonie doit avoir un rôle fondamental dans l’observation et dénonciation des violations des droits de l’homme. Son intervention a aussi mis en valeur l’importance de l’art dans notre société et dans l’Histoire, l’art comme une réponse aux « tentatives de destruction de l’héritage culturel ». La place de l’éducation dans le droit au développement a été soulignée dans le discours de la mission permanente du Myanmar, quant à son importance dans la promotion et protection des droits de l’homme.

Les interventions ont aussi abordé le thème important et controversé de la peine de mort. Si certains états se sont dits catégoriquement en faveur de son abolition (comme l’Australie et le Costa Rica), soulignant comme son effet dissuasif s’est avéré nul, d’autres se sont montrés en revanche plus réservés, soulignant les stricts contrôles qui ont lieu avant son effectivité (Arabie Saoudite).

Un side event a été dédié au thème de la torture, qui est étroitement lié à celui de la peine de mort, plus spécifiquement pour les cas de tortures dans la base de Guantánamo et des agents de la CIA. Pour affronter ce sujet, les intervenants se sont basés sur le rapport de l’enquête effectuée par une Commission ad hoc qui a duré 5 ans. Ce rapport est certes un pas louable vers la transparence et la prévention de tels actes, néanmoins il a été souligné que de nombreuses lacunes persistent. En effet, il manque les témoignages des victimes, élément fondamental de toute enquête, ainsi que leur compensation. Enfin, il parait essentiel pour admettre ces graves violations une déclaration officielle du Président Obama. Selon les intervenants, ce sont justement ces éléments qui nuisent gravement à la crédibilité du rapport ainsi qu’au gouvernement américain. En rappelant que les side events servent à mettre en lumière une thématique particulière, nous espérons un développement dans ce sens.

Virginie Pache et Flavio Leoni

Joint oral statement “Evaluation of the Second Phase of the World Programme for Human Rights Education”

CPLXOmiXAAAo836OIDEL, en nombre del Grupo de Trabajo sobre la Educación en Derechos Humanos y el Aprendizaje, ha participado esta mañana en el Consejo de Derechos Humanos durante el Debate General en su punto 3 del orden del día: (Promoción y protección de todos los derechos humanos, civiles, políticos, económicos, sociales y culturales, incluido el derecho al desarrollo). Claire de Lavernette ha realizado la siguiente declaración oral recordando el importante papel de la coordinación nacional y la cooperación internacional en la aplicación de la educación en derechos humanos, la responsabilidad de los Estados en este sentido y la importancia de la Declaración de la ONU sobre HREL como una referencia de orientación para su aplicación.

Delivered at the

UN Human Rights Council 30th session (14 September – 2 October, 2015)

Agenda Item 3: Promotion and protection of all human rights, civil, political, economic, social and cultural rights, including the right to development

GENERAL DEBATE

By Claire de Lavernette on behalf of :

International Organization for the Right to Education and Freedom of Education (OIDEL), Association Points-Cœur, Brahma Kumaris World Spiritual University, Foundation for GAIA, International Federation of University Women (IFUW), Institute for Planetary Synthesis, International Movement Against All Forms of Discrimination and Racism (IMADR), International Organization for the Elimination of All Forms of Racial Discrimination (EAFORD), Make Mothers Matter (MMM), New Humanity, Planetary Association for Clean Energy (PACE), Servas International, Soka Gakkai International (SGI), Soroptimist International, Sovereign Military Order of the Temple of Jerusalem (OSMTH), Teresian Association

Thank you, Mr. President.

I speak on behalf of 16 organizations[1].

The Working Group on Human Rights Education and Learning (HREL) welcomes the report of the Office of the High Commissioner for Human Rights on the Evaluation of the implementation of the second phase of the World Programme for Human Rights education – A/HRC/30/24 – and its positive impact on national initiatives and congratulate States which have undertaken action plans since the beginning of the Programme in 2005.

We would like to stress the important role of national coordination and international cooperation in the implementation of Human Rights Education, whether among governments, with national human rights institutions, between institutions within each State, academia or NGOs. The NGO WG would like to reiterate the relevance of the report of the Office of the High Commissioner for Human Rights on the Plan of Action for the third phase (2015-2019) of the World Programme for Human Rights education (A/HRC/27/28) which provides detailed guidance on these strategies.

Our group values long-lasting progress and quality improvement in Human Rights Education. For more effective outcomes and sustainability, States have the responsibility to further develop their initiatives and to institutionalize and legally frame the implementation of Human Rights Education.

The UN Declaration on Human Rights Education and Training (A/RES/66/137) adopted by the General Assembly in 2011 is another important tool to provide guidance for the implementation of Human Rights Education in all countries. With appreciation to the Platform on Human Rights Education and Training[2], the NGO Working Group would welcome a substantial resolution which gives it back the place it should have in the work of the Council and that would reaffirm the political commitment enshrined in the Declaration.

This call to implementation is especially relevant considering that in a few days the UN General Assembly will adopt an ambitious new sustainable development agenda. The NGO WG on HREL would like to underline that Human Rights Education is key to the realisation of the Sustainable Development Goals. The 2030 Agenda represents a new opportunity for further implementing Human Rights Education, as mentioned in goal 4.7 on education. However, we encourage States to take into account the inclusion of Human Rights Education in the implementation of all the Sustainable Development Goals.

Thank you, Mr. President.

[1]    This statement reflects the views of NGOs expressed in the discussions of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning of the Conference of NGOs in Consultative Relationship wih the UN (CoNGO).

[2]    Costa Rica, Italy, Morocco, Philippines, Senegal, Slovenia and Switzerland.

Première semaine de la 30ème session du Conseil des Droits de l’Homme

cdh 30La 30ème session du Conseil des droits de l’Homme a débuté lundi, 14 septembre 2015, au Palais des Nations à Genève. Le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, a ouvert les travaux avec un discours portant sur les dernières activités en matière des droits de l’homme. Il a souligné entre autres l’impact mondial qui a suivi la photographie d’Aylan, petit enfant syrien trouvé sans vie sur une plage en Turquie qui essayait de fuir les zones de conflit et dans l’espoir d’un refuge en Europe avec sa famille.

L’afflux actuel de réfugiés en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique est une des préoccupations majeures en ce moment. Ces êtres humains sont en effet victimes de graves violations des droits de l’homme, tant chez eux que pendant la traversée.  Une préoccupation ressentie dans le ton du discours du Haut-Commissaire, qui était plus grave que lors de sa désignation l’année dernière. Il s’est dit « épuisé et en colère », notamment à cause des limitations des systèmes de protection des droits de l’homme actuels.

Pour cela, le Haut-Commissaire a vivement incité tous les Etats à respecter et à mettre en œuvre les principes du droit humanitaire, du droit des réfugiés et à appliquer les recommandations prescrites à l’Examen Périodique Universel et dans d’autres mécanismes des droits de l’homme.

Après avoir félicité le Haut-Commissaire pour le rapport fourni, les délégations des États se sont exprimés sur les progrès accomplis au niveau national, puis se sont dit préoccupés en ce qui concerne la crise migratoire, principalement dû au conflit en Syrie qui demeure sans solution.

La 30ème section du Conseil s’est poursuivie en traitant de plusieurs sujets comme les détentions arbitraires, les disparations forcés ou involontaires, ou encore les nouvelles formes d’esclavage. La parité entre hommes et femmes (integration of Gender perspective) a aussi été discutée ; le Haut-Commissaire a souligné que ce sujet est central, notamment en ce qui concerne la répartition des nominations dans les organes des Nations Unies. De même, il a tristement noté qu’aucun pays n’a atteint sa plénitude. Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de l’égalité de traitement entre hommes et femmes dans le domaine de l’éducation, de l’emploi et dans tous les autres domain488295936es de la vie. Sa Majesté La Reine des Belges nous a fait l’honneur de sa présence en participant à cette réunion, soulignant les progrès mais faisant surtout part du long chemin à parcourir pour atteindre la parité des genres. Sa Majesté a exprimé la nécessité de faire évoluer les mentalités. Selon elle, « les femmes sont encore marquées à vie par la violence domestique, les mutilations, les mariages forcés, le harcèlement, etc ». Sa Majesté a aussi présenté certaines mesures prises par la Belgique dans ce domaine, comme la loi récemment adoptée prévoyant plus de femmes dans l’enceinte politique.  Finalement, elle a conclu en disant « qu’il ne peut y avoir de développement ni droits de l’homme sans la réalisation des droits des femmes ».

De nombreux autres débats ont également eu lieu, comme par exemple sur les migrants qui travaillent illégalement, sur la protection sociale, sur les droits et l’accès universel à la santé, ou encore au sujet de la volonté politique à arrêter les guerres en Syrie et en Irak.

Le 30ème Conseil se terminera le 2 octobre, permettant à d’autres nombreux sujets d’être examinés et nous espérons de vous maintenir informé.

Christiane Martimiano Vertenten, Virginie Pache et Flavio Leoni

El status del home schooling en España

Hay un tema que suscita cada vez más interés en la comunidad educativa europea y española: el homeschooling. El cual tiene  ya cierto arraigo en los Estados Unidos con un 3,4% de la

población estudiantil.[1]   En Europa es cada vez más familiar a raíz de cierta aceptación tanto a nivel legislativo, como es el caso de la República Checa[2], así como a nivel mediático, gracias a por ejemplo la ampliamente difundida charla de Logan LaPlante en TEDx. En España no hay cifras oficiales sobre los niños educados en el hogar no obstante las distintas referencias que se tiene están entre las 2000[3] y las 1200[4]. No obstante la pregunta es para mucha gente: ¿Se puede llevar a cabo esta opción pedagógica? ¿Tiene límites legales?Ecole_a_la_maison

La verdad es que salvo cierta apertura en la Ley Catalana de Educación[5], el resto del articulado español prácticamente no se pronuncia con la amplitud y concreción deseada dejando la educación en casa en una situación de inestabilidad legal. Es en este sentido especialmente interesante la sentencia del Tribunal Constitucional español 133/2010. Esta sentencia establece la situación legal del homeschooling en España.

La sentencia empieza recordando los límites y derechos establecidos por la Constitución española: el derecho a la educación, la libertad de enseñanza y el derecho de los padres a que sus hijos reciban una formación religiosa y moral de acuerdo con sus enseñanzas sin que esta pueda ser incompatible al pleno desarrollo a la personalidad a los principios democráticos de convivencia y a los derechos y libertades fundamentales. Más allá de estos límites se deberá de observar la Ley Orgánica de Educación la cual ya advierte sobre la obligatoriedad de la escolarización imposibilitando el homeschooling de los seis a los dieciséis. El tribunal previene que la posibilidad de habilitar el homeschooling des de la base de una laguna legal de la constitución no es válida puesto que la naturaleza abierta de la Carta Magna prevé que dichas realidades se regulen en leyes, siendo en este caso la LOE que ordena  la obligatoriedad de la escolarización. Es importante ver que la imposición del deber de la escolarización en centros docentes obligatorios no es una pura ejecución constitucional, si no una de las posibles configuraciones que la Constitución contempla.

La sentenciaecole-maison aprovecha igualmente para marcar los límites de la libertad de enseñanza y sus cauces. En este sentido los magistrados han entendido que la libertad de educación tiene una doble dimensión consistente en la libertad de creación de centros docentes y la facultad de los padres de enseñar a sus hijos sin perjuicio del cumplimiento del deber de escolarización. De esta segunda dimensión se desprende el reconocimiento de escoger el centro docente por parte de los padres y la habilitación a que los hijos reciban una formación religiosa y moral de acuerdo con las convicciones de los padres. Así pues el contenido de la libertad de educación según el Tribunal Constitucional no alcanza a proteger la facultad de los padres a no escolarizar a sus hijos a centros homologados. Cabe comentar sobre dicho punto que los miembros del Tribunal Constitucional han resuelto e interpretado dicho contenido en base igualmente a los principales instrumentos de derecho internacional público como la Declaración Universal de Derechos Humanos, el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, el Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales, así como los principales instrumentos de derechos humanos de la Unión Europea.

Finalmente el Tribunal Constitucional analiza la finalidad del sistema educativo y su encaje con el homeschooling. En este sentido recuerda  que en España la educación no se limita a una mera transmisión de conocimientos, sino que también al libre desarrollo de la personalidad y a la formación de ciudadanos responsables llamados a participar en los procesos que se desarrollan en el marco de una sociedad plural dentro de un marco de igualdad, tolerancia y respeto a los derechos y libertades fundamentales. El Tribunal Constitucional aprecia que este complejo objetivo no opera como mera directriz sino que integra el contenido de la dimensión prestacional del derecho a la educación. En este sentido la sentencia entiende que la mejor manera de satisfacer el contenido pleno del derecho a la educación es mucho más efectivo des de un modelo de enseñanza básica “en contacto con una sociedad plural y con los diversos y heterogéneos elementos que la integran lejos de tener lugar de manera puramente ocasional y fragmentaria”. Es pues a través de la escolarización obligatoria que dichos objetivos imperativos se satisfacen en mayor grado. Es interesante comentar que sin embargo en ningún momento el Tribunal aprecia este último razonamiento pudiera operar cómo suficiente para imposibilitar el homeschooling si este estuviera habilitado legalmente en la LOE. El TC cita para  justificar este último punto una sentencia del TEDH con un conflicto parejo (caso Konrad v.Alemania) dónde advierte que a pesar de la mayor satisfacción de ciertos objetivos vía la escolarización no es razón suficiente como para imposibilitarlo.

Como conclusión podemos señalar que la Constitución española no protege el homeschooling dentro del marco de las libertades educativas. Dichas libertades en su desarrollo legal tampoco contemplan el homeschooling como una posibilidad dentro del actual sistema educativo, por lo que actualmente el homeschooling no tiene cabida dentro el sistema educativo español. No obstante la Constitución española no prohíbe al legislador desarrollar un modelo más flexible donde los padres puedan educar a sus hijos en su propio domicilio. Así pues este modelo podría ser válido siempre que estuviera reconocido por la Ley Orgánica, pudiendo incluso ser una opción “proporcionada con los principios y derechos constitucionales” tal y como dicta el Tribunal Constitucional.

Ignasi Grau

[1] « Statistics About non-Public Education in the United States » US Department of Education, February 11, 2014.

[2] Maria José Valero Estardellas. Homeschooling en Europa. Educación en familia: Ampliando derechos educativos y de conciencia. Dykinson S.L.

[3] M.J. Belando Montoro. El movimiento desescolarizador y la alternativa de la educación en el hogar. La práctica de esta modalidad educativa en España. XXVIII Seminario Interuniversitario de la Teoría de la Educación. “Escuela hoy. La teoría de la educación en el proceso colectivo de construcción del conocimiento” Universidad de Oviedo. Noviembre 2009

[4] C.Cabo. El Homeschooling en España. Descripicón y análisis del fenómeno. Cfr. En http://www.tdx.cat/, 29-31

[5] Art. 55 Llei catalana d’educación deja abierta dicha posibilidad vía la cláusula “educación no presencial”