Début de la 115ème session du Comité des droits de l’homme: EPU sur l’Irak et droit à la vie

El Comité de Derechos Humanos ha celebrado su segunda semana de la 115a sesión en el Palais Wilson. En este artículo nos hemos centrado sobretodo en el UPR de Irak y en menor medida a la discusión sobre el derecho a la vida.

United Nations High Commissioner for Human Rights in Geneva .

United Nations High Commissioner for Human Rights in Geneva .

Durant la 115ème session du Comité des droits de l’homme au Palais Wilson, le Comité s’est réuni pour ajourner le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, spécifiquement sur l’article 6 qui traite du droit à la vie. De par la récente et constante prolifération d’armes nucléaires, ainsi que des conflits armés, et de la problématique de la peine de mort, le droit à la vie s’inscrit donc pleinement dans les thématiques actuelles.

Le cinquième rapport périodique de l’Irak a ensuite été discuté. Le chef de la délégation de l’Irak a ouvert la séance avec une introduction dans laquelle il a fait part de l’importance des droits de l’homme pour l’avancée de son pays. Néanmoins, ce pays traverse une période très difficile de son histoire, marquée par des guerres, une chute de régime et des occupations étrangères. La militarisation de l’Irak a eu, selon le chef des délégués, un fort impact sur les droits de l’homme. Depuis 2003, date de la chute du régime, beaucoup de changements ont été effectués et de nouvelles lois ont été établies pour garantir les droits de l’homme. Toutefois, ces dernières années ont été marquées par la présence de groupes terroristes extrémistes, auteurs des pires violations des droits de l’homme, comme par exemple des crimes contre l’humanité et la destruction de lieux de culte. Ces groupes terroristes, contrôlant entre autres une partie du pays en question, rendent difficile la gestion de cette nouvelle démocratie. Pour bâtir cette nouvelle société, le gouvernement s’appuie sur divers acteurs régionaux et internationaux, notamment les ONG qui sont encouragées à promouvoir davantage une culture des droits de l’homme en Irak et qui s’occupent sur le terrain de l’assistance aux victimes et aux réfugiés.

Malgré ces bonnes intentions, le Comité a souligné certaines limites persistantes. Pour commencer, bien que conscients de la situation grave du pays, le Comité a noté un rôle encore marginal des femmes dans la société, ce qui les rend plus vulnérables à la menace terroriste, tel que leur enlèvement, mariages forcés et toutes les autres formes de violence auxquelles elles sont exposées.

Les enfants sont aussi particulièrement vulnérables aux violences et au déplacement des populations. En effet, dans de telles situations, il est très difficile de leur fournir leurs besoins basiques, tel que l’éducation. Le Comité demande donc quelles sont les mesures de l’Irak pour améliorer la situation des enfants, avec un regard particulier pour l’accès à l’éducation, fondamentale pour poursuivre l’objectif d’une meilleure société démocratique.

Une autre préoccupation du Comité se porte sur la peine de mort et la torture. Ils ont souligné comme en temps de guerre, il est facile de succomber à la tentation d’utiliser des mesures extrêmes pour y faire face. En effet, pour justifier l’usage de la peine de mort, les délégués ont donné l’exemple d’un terroriste qui aurait tué trente-cinq enfants en une journée ; comment résister au désir de vengeance ? Néanmoins, le Comité leur a rappelé qu’il est fondamental de penser plus loin, pour le bien général de l’humanité. En ce qui concerne la torture, son inefficacité a été démontrée par le Comité. Sous la torture, une personne est capable de tout avouer, même les pires crimes, pour être ensuite incriminée ou même subir la peine de mort, pour ce qu’elle n’aurait peut-être pas commis.  Toutes formes de violence doivent donc être bannies.

Virginie Pache et Flavio Leoni

Presentation in Croatia: The important role of Freedom of Education to strengthen the family competency

OIDEL, a través de Ignasi Grau, participó en un Congreso sobre políticas familiares en Zagreb. OIDEL aprovechó este acto para ponerse al día sobre los principales desafíos y las tendencias generales referentes a las familias. Igualmente, el acto sirvió para hacer una pre-presentación del Freedom of Education Index y recordar el importante rol de la libertad de la educación como base de las sociedades democráticas y libres.

Last week I went to Croatia to attend a conference entitled “Family: the Key of demographic and economic recovery”. The meeting was organized by the Croat organization u ime obitelji and was under the high patronage of Kolinda Grabar-Kitarovic, the President of Croatia. The aim of the conference was to share good practices concerning family policies and to understand the main challenges of this institution.

Among the main speakers of the conference we can highlight Luca Volonté –CEO of Novae Terrae-, Ms. Katalin Novák – Minister of State for Family and Youth Affairs of Hungary- and Anica Culo and Gojko Bezovan – University of Zagreb. The topics covered in the conference include Family Legislation in Support of the Family Culture; good practices in economic, social and demographic policy towards the Family and on strengthening the educational competency of the family.

The presentation of OIDEL was part of a panel consisting on the Ignasi Grau, OIDEL  (2)strengthening of the educational competency of the Family.  OIDEL presentation consisted on a preview presentation on the Freedom of Education Index and a summarize of the rights of the families concerning education recognized in the main Human Right’s Treaties. Our intervention was useful to recall people their rights as parents and the importance of freedom to education as a corner-stone for strong democracies.

Ignasi Grau

Début de la 115ème session du Comité des droits de l’homme: Introduction et rapport sur la Grèce et Corée du Sud

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Este lunes 19 de octubre empezó el 115ª sesión del Comité de Derechos Humanos en Ginebra con el objetivo de analizar los derechos políticos y civiles de ciertos estados miembros. En este artículo se trata lo tratado relativo a Corea del Sur, especialmente relativo a la violencia de la policía y del ejército. Igualmente se han debatido sobre la situación de estos derechos en Grecia, con un enfoque especial primeramente a la crisis migratoria y a la crisis financiera, y en segundo lugar al acceso a la educación de los niños discapacitados y los niños gitanos, y sobre la discriminación racial.

Le lundi 19 octobre 2015 a débuté la 115ème session du Comité des Droits de l’Homme, au Palais Wilson à Genève. Le Comité a pour but d’examiner la situation des droits civils et politiques des états membres. Cette 115ème session analyse dans le concret les rapports sur la Grèce, San Marin, l’Autriche, le Suriname et la Corée du Sud. Une attention particulière est dédiée à la lutte contre la discrimination et le thème très actuel de la crise migratoire. En effet, ce dernier est un des deux problèmes principaux qui concernent la Grèce en ce moment. Plus de 250 milles personnes sont arrivées en Grèce entre les mois de juillet et août. La délégation grecque a souligné qu’il était très difficile d’y faire face, notamment du point de vue financier. Ce qui se relie au deuxième problème principal qui est celui de la crise économique et de son impact sur l’exercice des droits de l’homme.

Comme annoncé précédemment, la Corée du Sud a aussi été sujet d’examen. Ici, l’attention était portée sur les progrès restants dans les droits civils et politiques, surtout en ce qui concerne l’usage de la violence de la part de la police et des militaires, une violence dans la gestion du pays qui préoccupe la Communauté Internationale. Un témoin de ces persécutions était présent pour raconter la discrimination dont il a été l’objet de par son choix d’objection de conscience vis-à-vis du service militaire.

La contribution des ONG a été importante en fournissant des cas précis de violations des droits civils et politiques, autant pour la Grèce que la Corée du Sud.

Pour ce qui est de l’éducation, nous avons noté pour la Grèce une discrimination envers les enfants rom pour leur présence dans les écoles. Un autre problème dans l’éducation en Grèce se situe dans l’accès des enfants handicapés, surtout en ce qui concerne leur transport. En Corée du Sud en revanche l’attention s’est portée sur l’opposition envers des manuels scolaires qui idéalisaient certains aspects de leur passé dictatorial.

Suite à ces remarques introductives, le Comité a examiné le deuxième rapport périodique de la Grèce.  Les membres du Comité ont eu l’occasion d’adresser de nombreuses remarques et questions à la délégation grecque. Premièrement c’est la crise économique qui a été citée, notant un taux de chômage préoccupant, surtout pour les jeunes (52%), et donc son impact sur la réalisation des droits de l’homme. La crise migratoire a ensuite de nouveau été discutée ; une crise d’une telle importance qu’il est impossible de la résoudre par une intervention nationale, selon la délégation grecque, mais plutôt par une action internationale. La problématique des enfants handicapés est aussi une grande préoccupation en Grèce, car seuls 14% d’entre eux ont la possibilité d’aller à l’école. Cette donnée, comme a précisé la délégation, reste approximative étant donné qu’aucune base de données précise n’existe pour le moment, ce qui est également une lacune. En Grèce, de par l’accumulation de problèmes liés à la crise financière, migratoire et du marché du travail, il subsiste aussi un phénomène de violence sociale et des discours de haine, véhiculés entre autre par des médias, hommes politiques et religieux. Pour contrer cela, l’éducation joue donc un rôle important selon le chef de délégation, dans la promotion d’un message de tolérance.
Ensuite, dans la discussion sur la minorité rom en Grèce, l’importance de l’éducation des enfants rom a été débattue. En effet, il y a eu de nombreux cas de préjugés et d’exclusion pendant leur scolarisation ; pour cela, le gouvernement a syrian_refugees2tenté de mettre en place plusieurs projets dans tout le pays afin de garantir l’accès à l’éducation. Par exemple, une circulaire a été créée depuis 2008 qui rappelle l’obligation d’inscrire les enfants à l’école primaire. Malgré cela, nous notons un changement surprenant dans le nombre d’inscription d’enfants rom du primaire au secondaire : ils sont presque 13 500 au primaire contre seulement 2 600 au secondaire.

Enfin, un dernier important sujet a été traité : il s’agit de la condition des migrants, en particulier des mineurs non
accompagnés. Selon les délégués grecs il s’agit en effet du groupe le plus vulnérable. Récemment, le gouvernement grec a mis en place un centre d’accueil qui leur fournit une aide sanitaire, psychologique, ainsi que la mise à disposition de vêtements et nourriture. On leur informe aussi de leurs droits et essaye de retrouver des membres de leur famille. Tout cela est effectué grâce en autre à l’aide précieuse des ONG. Toutefois, ces services manquent d’effectif et de fond. Les cas de rapatriement se déroulent selon des normes précises, en accord avec le droit international, en garantissant que leur vie ne soit pas mise en danger une fois de retour dans leur pays.

Virginie Pache et Flavio Leoni

Paulo Freire y la libertad de educación:

Es difícil entender los debates educativos en el Siglo XX sin la figura de Paulo Freire. Brasileño, latinoamericano, izquierdista, revolucionario, católico y docente, la figura de Freire siempre se la relacionará con el concepto de la pedagogía crítica. Paulo Freire no desarrolló de forma explícita ni un discurso ni a favor de un monopolio educativo estatal, ni al contrario de un modelo educativo pluralista. No obstante, en su libro La Educación como práctica de la Libertad Paulo Freire desarrolla una base muy sugerente en pro de  la libertad de educación.

El discurso de Paulo Freire se basa en que “no existe educación sin sociedad humana y no existe hombre fuera de ella”. Un poco en la línea de aquel proverbio que gusta tanto a José Antonio Marina: “Para educar a un niño hace falta la tribu entera” En este sentido, aún hoy, incluso en medio de la vorágine de las redes sociales, el hombre es un ser de relaciones, no de contactos. El hombre no solo está en el mundo, sino que está con el mundo. ¿Qué significa esto? ¿Sobre qué concepción de hombre se basa Freire? El hombre a diferencia de los animales, existe en el tiempo, se moja en él; hereda del pasado, incorpora el presenta y modifica el futuro. Esta concepción del tiempo es terreno exclusivo humano, sin la cual no podemos concebir ni la cultura, ni la historia. Concienciar al hombre sobre su realidad – espacio y tiempo-  particular lo hace integro.  El hombre está integrado cuando está arraigado en su tiempo, haciéndose partícipe de su historia y dotándose y pudiendo modificar su cultura. El hombre  que se hace suyo el tiempo y el espacio según Paolo Freire es libre, en contra-posición tenemos al hombre acomodado, cosificado, que mira las vida con ojos de gato.

El objetivo de la educación debe ser ayudar al hombre a salir de dicha situación de cosificación. Una de las grandes tragedias del hombre moderno, ya anticipada en 1965 por Paulo Freire, es que a nivel particular el hombre está dominado por mitos y dirigido por publicidad organizada renunciando a su capacidad de decidir, sin tan siquiera darse cuenta. Freire define esta sociedad propia del hombre cosificado como una sociedad emocional, acrítica, arrogante, anti-dialogante, con un gran gusto por el eslogan y poco por la reflexión. No debe sorprendernos en este sentido  ciertos fenómenos de la sociedad actual. Un buen ejemplo es el triunfo de twitter, donde la idea se reduce al eslogan y el debate a la frase suspicaz, en contraposición al texto y la idea como argumentación y razonamiento.

¿Por qué según Paulo Freire la educación no favorece a crear este hombre libre, ni esta sociedad abierta? Freire calificaba la educación actual como la educación bancaria, puesto que el proceso educativo se concibe como una simple deposición de contenidos por parte del educador en la mente del educando. Esta reducción de la educación y la escuela está muy alejada de la herramienta que debe servir de capacitación del ser humano a ser un ser libre, crítico e íntegro capaz de construir una sociedad abierta.

Paolo Freire decía en su particular poética prosa que:

 “La escuela es… el lugar donde se hacen amigos, no se trata sólo de edificios, aulas, salas, pizarras, programas, horarios, conceptos… Escuela es sobre todo, gente, gente que trabaja, que estudia, que se alegra, se conoce, se estima. El director es gente, el coordinador es gente, el profesor es gente, el alumno es gente, cada funcionario es gente. Y la escuela será cada vez mejor, en la medida en que cada uno se comporte como compañero, amigo, hermano. Nada de isla donde la gente esté rodeada de cercados por todos los lados. Nada de convivir las personas y que después descubras que no existe amistad con nadie. Nada de ser como el bloque que forman las paredes, indiferente, frío, solo. Importante en la escuela no es sólo estudiar, no es sólo trabajar, es también crear lazos de amistad, es crear un ambiente de camaradería, es convivir, es unirse. Ahora bien, es lógico… que en una escuela así sea fácil estudiar, trabajar, crecer, hacer amigos, educarse, ser feliz”.

No es nuestra tarea entrar a éste debate tan necesario de qué es la escuela. No obstante, en la línea de lo dicho por Freire podemos afirmar que hay una relación entre la libertad de educación y la educación libertadora de Paulo Freire. Casi podemos decir que no hay educación libertadora, sin libertad de educación .Paréntesis: ¿Qué es la educación liberadora?  En contraposición de la educación bancaria, Freire dijo que hay una educación liberadora donde el individuo es tomado como sujeto como un ser pensante y crítico reflexionando la realidad que vive.

La educación liberadora concibe pues al hombre como este ser libre, pensante y crítico. Al ser humano hay que tomárselo en serio. Esta perspectiva exige relaciones horizontales entre seres humanos, no negando el derecho al otro que opte, no pretendiendo imponer una opción más allá del diálogo, permitiendo al hombre estar convencido de su acierto y danpaulo freire 2do derecho al otro que piensa distinto a juzgarse en su acierto y reaccionando solo ante la imposición del silencio. En este sentido, la construcción de un sistema educativo monopolístico no parece que tenga mucho en cuenta al ser humano como este ser con capacidad de optar, ni pensante, ni crítico. Del mismo modo, una simple permisión civil, sin un apoyo social económico a los ciudadanos con menos recursos para que puedan optar por un modelo educativo concreto parece reconocer como partícipes de ésta educación liberadora sólo a las élites.

¿Se puede concebir el ser humano como Freire, y ejercer un paternalismo vertical limitando la capacidad de opción por el modelo educativo? Se me hace difícil pensar cómo.

Ignasi Grau

30ème Conseil des Droits de l’Homme: Droits culturels, peine de mort, Syrie, droit au développement (dernière semaine)

Pequeño resumen de lo más destacado de la última semana del Consejo de Derechos Humanos. En el artículo de hoy os comentamos sobre Derechos Culturales, pena de muerte, Syria, educación y violencia y derecho al desarrollo

La dernière semaine du 30ème Conseil des Droits de l’Homme s’est terminée avec de nombreux événements importants, dont notamment un side event organisé par l’UNESCO qui a eu lieu le 29 septembre 2015. Cela a été l’occasion de réaffirmer des points essentiels de l’application des Droits de l’Homme, comme leur indivisibilité et leur interdépendance. Dans ce schéma s’inscrivent les droits culturels, devenus centraux dans la lutte pour les Droits de l’Homme et qui permettent de créer un débat démocratique et d’inclure différentes communautés, dans l’optique d’une identité culturelle et de son héritage. Cette perspective de la culture aide à lutter contre la discrimination à tous les niveaux. Les enfants ont ici un rôle fondamental, tout d’abord dans la transmission de la culture, puis dans la création d’une nouvelle génération qui ait comme valeur universelle les Droits de l’Homme. Leur éducation doit donc porter à une identité culturelle bien ancrée, mais toujours dans le respect, la tolérance et la consolidation d’une société pacifique.

Nos deux grands stagiaires: Virginie et Flavio

Nos dos grands stagiaires pendant le CDH: Flavio et Virginie

Lors des deux derniers jours, de nombreuses conclusions ont été délibérées à propos de sujets divers. La première résolution à être vivement débattue a été celle sur la peine de mort. Selon les auteurs du projet de cette résolution, dont la Belgique, il n’était pas question de déclarer la peine de mort illégale, mais en revanche d’ouvrir une discussion sur les conséquences possibles de son usage, ainsi que celui de la torture ou tout autre acte déshumanisant, par exemple en ce qui concerne les conditions dans le couloir de la mort. Trois amendements pour modifier cette résolution ont été présentés par l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Chine, ainsi qu’une opposition des Etats-Unis, dont l’argument principal était le droit souverain des pays, qui ont condamné cette résolution comme prétexte d’ingérence dans leurs affaires internes. Toutefois, ces amendements ont été rejetés ; de nombreux pays comme la France, le Mexique, la Namibie ou encore les Pays-Bas ont répondu à ces amendements en précisant que le droit à la vie est le droit le plus fondamental. De plus, selon ces derniers, le Conseil des Droits de l’Homme est justement le meilleur endroit pour en débattre. La résolution sur la question de la peine de mort a donc été adoptée.

Des résolutions sur de nombreux pays ont également été discutées, dont la Syrie qui a été longuement débattue et qui a rencontré diverses difficultés dans son acceptation, notamment la présentation d’un amendement par le Liban, soutenu entre autres par la Chine et la Russie. Ce dernier a été finalement rejeté et la résolution fut approuvée par votation. D’autres résolutions ont suivi concernant les situations des Droits de l’Homme en Somalie, Yémen, Cambodge, Burundi, etc.

Une résolution particulièrement pertinente dans notre domaine est sans doute celle présentée par le Maroc sur l’extrémisme violent. En effet, celui-ci a relevé le rôle clé de l’éducation dans la prévention et la lutte contre toutes formes de violences, à travers un investissement massif dans l’instruction de la jeunesse. Deux amendements ont néanmoins été présentés par la Russie et la Chine, qui ont argumenté que cela appartient aux états de définir leur politique en matière de lutte contre l’extrémisme violent. Ces amendements ont été critiqués par exemple par l’Algérie, qui a souligné l’importance de cette résolution pour contrer la xénophobie et le racisme, sources de l’extrémisme. Il est donc nécessaire de favoriser une bonne gouvernance et une coopération internationale. Les deux amendements ont été rejetés et la résolution adoptée par votation.

Enfin, une dernière résolution adoptée par le Conseil a attiré notre attention : celle portée par la Chine relative au droit au développement. C’est un droit fondamental selon elle, mais qui doit néanmoins faire face à de nombreux problèmes dans son effectivité. Bien qu’opposés à cette résolution, le texte n’étant selon eux pas formulé de manière pertinente, les Etats-Unis ont tout de même souligné une nécessité du développement au niveau mondial, qui comprend l’éducation. Les Pays-Bas, également opposés à ce projet, ont tenu à mettre en avant qu’il faut adopter une approche basée sur les Droits de l’Homme ; un développement qui devient le socle des Droits de l’Homme.

Virginie Pache et Flavio Leoni