30ème Conseil des Droits de l’Homme: Droits culturels, peine de mort, Syrie, droit au développement (dernière semaine)

Pequeño resumen de lo más destacado de la última semana del Consejo de Derechos Humanos. En el artículo de hoy os comentamos sobre Derechos Culturales, pena de muerte, Syria, educación y violencia y derecho al desarrollo

La dernière semaine du 30ème Conseil des Droits de l’Homme s’est terminée avec de nombreux événements importants, dont notamment un side event organisé par l’UNESCO qui a eu lieu le 29 septembre 2015. Cela a été l’occasion de réaffirmer des points essentiels de l’application des Droits de l’Homme, comme leur indivisibilité et leur interdépendance. Dans ce schéma s’inscrivent les droits culturels, devenus centraux dans la lutte pour les Droits de l’Homme et qui permettent de créer un débat démocratique et d’inclure différentes communautés, dans l’optique d’une identité culturelle et de son héritage. Cette perspective de la culture aide à lutter contre la discrimination à tous les niveaux. Les enfants ont ici un rôle fondamental, tout d’abord dans la transmission de la culture, puis dans la création d’une nouvelle génération qui ait comme valeur universelle les Droits de l’Homme. Leur éducation doit donc porter à une identité culturelle bien ancrée, mais toujours dans le respect, la tolérance et la consolidation d’une société pacifique.

Nos deux grands stagiaires: Virginie et Flavio

Nos dos grands stagiaires pendant le CDH: Flavio et Virginie

Lors des deux derniers jours, de nombreuses conclusions ont été délibérées à propos de sujets divers. La première résolution à être vivement débattue a été celle sur la peine de mort. Selon les auteurs du projet de cette résolution, dont la Belgique, il n’était pas question de déclarer la peine de mort illégale, mais en revanche d’ouvrir une discussion sur les conséquences possibles de son usage, ainsi que celui de la torture ou tout autre acte déshumanisant, par exemple en ce qui concerne les conditions dans le couloir de la mort. Trois amendements pour modifier cette résolution ont été présentés par l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Chine, ainsi qu’une opposition des Etats-Unis, dont l’argument principal était le droit souverain des pays, qui ont condamné cette résolution comme prétexte d’ingérence dans leurs affaires internes. Toutefois, ces amendements ont été rejetés ; de nombreux pays comme la France, le Mexique, la Namibie ou encore les Pays-Bas ont répondu à ces amendements en précisant que le droit à la vie est le droit le plus fondamental. De plus, selon ces derniers, le Conseil des Droits de l’Homme est justement le meilleur endroit pour en débattre. La résolution sur la question de la peine de mort a donc été adoptée.

Des résolutions sur de nombreux pays ont également été discutées, dont la Syrie qui a été longuement débattue et qui a rencontré diverses difficultés dans son acceptation, notamment la présentation d’un amendement par le Liban, soutenu entre autres par la Chine et la Russie. Ce dernier a été finalement rejeté et la résolution fut approuvée par votation. D’autres résolutions ont suivi concernant les situations des Droits de l’Homme en Somalie, Yémen, Cambodge, Burundi, etc.

Une résolution particulièrement pertinente dans notre domaine est sans doute celle présentée par le Maroc sur l’extrémisme violent. En effet, celui-ci a relevé le rôle clé de l’éducation dans la prévention et la lutte contre toutes formes de violences, à travers un investissement massif dans l’instruction de la jeunesse. Deux amendements ont néanmoins été présentés par la Russie et la Chine, qui ont argumenté que cela appartient aux états de définir leur politique en matière de lutte contre l’extrémisme violent. Ces amendements ont été critiqués par exemple par l’Algérie, qui a souligné l’importance de cette résolution pour contrer la xénophobie et le racisme, sources de l’extrémisme. Il est donc nécessaire de favoriser une bonne gouvernance et une coopération internationale. Les deux amendements ont été rejetés et la résolution adoptée par votation.

Enfin, une dernière résolution adoptée par le Conseil a attiré notre attention : celle portée par la Chine relative au droit au développement. C’est un droit fondamental selon elle, mais qui doit néanmoins faire face à de nombreux problèmes dans son effectivité. Bien qu’opposés à cette résolution, le texte n’étant selon eux pas formulé de manière pertinente, les Etats-Unis ont tout de même souligné une nécessité du développement au niveau mondial, qui comprend l’éducation. Les Pays-Bas, également opposés à ce projet, ont tenu à mettre en avant qu’il faut adopter une approche basée sur les Droits de l’Homme ; un développement qui devient le socle des Droits de l’Homme.

Virginie Pache et Flavio Leoni

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