Pacte Mondial pour les migrations comme vecteur de promotion et de protection des droits de l’homme des migrants

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Dans le cadre de la quarantième session du Conseil des Droits de l’homme au Palais des Nations Unies, la mission permanente du Maroc a organisé une réunion afin de discuter du Pacte mondial pour les migrations, comme vecteur de promotion et de protection des droits de l’homme des migrants. L’ambassadeur du Maroc Omar Zniber était présent, ainsi que le représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie Henri Monceau, Ajay Kumar Bramdeo observateur de l’Union Africaine, Walter Stevens délégué en tête de l’Union Européenne, Peggy Hicks et Grainne O’Hara de l’Office du HCDH et Kristina Touzenis manager de programme de l’OIM qui a été la modératrice de cette rencontre.

« Nous sommes tous migrants à un moment de notre vie », déclare Henri Monceau. Lorsque la décision est prise de changer de pays car celui où on se trouve n’est plus vivable, c’est le droit à la vie qui est exercé. Le postulat selon lequel il faut arrêter la migration est faux. Nous devons lutter pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, c’est l’objectif du Pacte mondial ratifié en décembre 2018 à Marrakech par plus de 150 pays. L’ambassadeur marocain met en avant le fait que la migration ne cessera pas et sera même forcée par les changements technologiques et climatiques et qu’elle doit être considérée comme un atout. Pour assurer la vie des migrants dans des sociétés sûres et paisibles, il faut tout mettre en place pour l’intégration socio-économique et culturelle de chaque individu et pour éliminer toutes les mesures discriminatoires qui priveraient les migrants de leurs droits. L’objectif 2 du pacte est dédié à la lutte des facteurs poussant à quitter le pays d’origine. À cet effet, il exhorte aux États d’ « investir dans le capital humain en favorisant la création d’entreprises, l’éducation, les programmes et partenariats de formation professionnelle et de développement des compétences et la création d’emplois productifs […] » (point 18 e)). Ces mesures sont à prendre également par les pays d’accueil, car avec chaque migrant voyagent une histoire et des compétences. Dans le domaine de l’éducation, l’approche culturelle vise des structures variées, des écoles alternatives et multiculturelles. C’est dans ce type de contexte que l’enseignement non traditionnel est un outil essentiel à l’établissement de sociétés démocratiques et soucieuses de tous.

Les personnes migrantes sont souvent privées de droits pour unique raison de ne pas posséder de papiers d’identité. Sans ceux-ci, l’accès aux services publics tels qu’aux soins ou à l’éducation leur est souvent refusé. Le Maroc, en tant que promoteur du Pacte mondial, a réagi à ce problème racine en installant des mesures facilitant l’obtention de papiers pour les migrants. « Qu’est-ce que les droits des migrants si ce n’est les droits humains tout court ? » (H. Monceau).

Claudia Silva

 

 

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