La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits culturels souligne l’importance de l’approche culturelle pour la mise en œuvre du Programme 2030

Le 20 septembre, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Xanthaki, a présenté son nouveau rapport à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Le contenu de ce rapport portait sur le rôle des droits culturels dans l’élaboration du Programme 2030. Les droits culturels permettent aux individus de développer et d’exprimer leur humanité et leur vision du monde par leurs valeurs, leurs croyances et leurs modes de vie. L’analyse a été faite du point de vue des enseignements tirés des politiques existantes dans ce domaine et des faiblesses rencontrées dans sa mise en œuvre.

Il convient de noter que le Programme 2030 s’inscrit dans le cadre des droits de l’homme, plus précisément de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Tous deux reconnaissent le droit de chacun de participer librement à la vie culturelle, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux avantages qui en découlent. En outre, il contient également des éléments propres à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en ce qui concerne le lien direct entre le développement et l’autodétermination reconnu à l’article 3 de la Déclaration.

Le rapport part du principe que les droits culturels devraient être un pilier fondamental du développement durable. Ainsi, une approche fondée sur ces droits est donc une garantie de succès pour tout programme de développement. Toutefois, le rapport indique que, malgré leur importance, les éléments propres aux droits culturels ne sont pas systématiquement inclus dans les plans d’élimination de la pauvreté et de développement social. À cet égard, le document souligne l’idée que le développement ne peut pas être durable que s’il n’intègre pas les droits culturels. Pour ce fait, il convient de tenir compte des éléments suivants :

  1. Le développement durable doit inclure le développement culturel, en reconnaissant les droits individuels et collectifs qui lui sont inhérents.
  2. Intégration des inégalités et des stéréotypes afin de garantir l’accès à l’information, à la recherche et aux ressources nécessaires pour prospérer.
  3. Le développement durable doit être déterminé librement par les communautés. De cette façon, il est atteint est aligné avec les aspirations, coutumes, et traditions de chaque groupe. 
  4. La résistance au modèle unique. Les droits culturels doivent être considérés sous l’angle de la diversité culturelle qui dépend des valeurs et des principes de chaque identité culturelle.
  5. Vous regardez vers l’avenir. Le développement durable doit évoluer constamment en permettant des transformations sociales adaptées aux besoins des différentes communautés culturelles.

Par ailleurs, le rapport dénonce des situations dans lesquelles le développement vise à éradiquer l’identité culturelle des communautés locales par des actions telles que l’accaparement des terres ou les déplacements et réinstallations forcés. En outre, il apparaît clairement que le développement durable peut constituer une menace pour les droits culturels dans le domaine de la conservation de la nature. Un exemple de ces deux situations est le cas du peuple autochtone batwa, originaire de l’Ouganda, qui a été contraint de se déplacer en raison de la construction d’un parc national en 1991, ce qui l’a conduit à la pauvreté. 

Comme solution à ce problème, des pays comme la Lituanie, l’Espagne ou le Ghana ont mis en place des outils de consultation et de participation citoyenne dans le processus de prise de décision sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Ainsi, en garantissant la participation de la société civile à la vie culturelle, leurs droits culturels sont protégés.  Le rapport conclut en expliquant qu’il est indispensable de tenir compte des droits culturels dans les processus de développement durable.

Blanca Torrego

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The UN Special Rapporteur on cultural rights highlights the importance of the cultural approach to the implementation of the 2030 Agenda

On 20 September the UN Special Rapporteur in the field of cultural rights, Ms. Xanthaki presented a report to the United Nations General Assembly in New York. The document covered the role of cultural rights in the development of the 2030 Agenda. Cultural rights ensure that individuals can develop and express their humanity and worldview through their values, beliefs, and ways of life. The analysis has been carried out from the point of view of the experiences gained in this area and the weaknesses found in its implementation.

It should be noted that the 2030 Agenda is framed by human rights, more specifically by article 27 of the Universal Declaration of Human Rights and article 15 of the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights. Both recognize the right of every person to participate freely in cultural life, to enjoy the arts and to participate in scientific progress as well as in its benefits. In addition, it also contains elements included in the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples regarding the direct relationship between development and self-determination recognized in article 3.

The report was based on the premise that cultural rights should be a fundamental pillar of sustainable development and establishes that an approach based on them would be a guarantee of success for any development program. However, the report indicates that, despite their importance, cultural rights are not routinely included in poverty eradication and social development plans. In this regard, the document highlights the idea that development can only be sustainable if it incorporates cultural rights. The following elements should be taken into account:

  1. Sustainable development must include cultural development, recognizing the inherent individual and collective rights.
  2. Inclusion of inequalities and stereotypes to ensure access to information, research and resources needed to thrive.
  3. Sustainable development must be determined freely by communities. In this way it is achieved aligned with the aspirations, customs, and traditions of each group. 
  4. Resistance to the unique model. Cultural rights must be taken into account from the perspective of cultural diversity, which depends on the values and principles of each cultural identity.
  5. Looking to the future. Sustainable development must evolve constantly, enabling social transformations that are adapted to the needs of different cultural communities.

On the other hand, the report condemns situations in which development aims to eradicate the cultural identity of local communities through actions such as land grabbing or forced displacement and resettlement. Moreover, it also exposes that sustainable development can be a threat to cultural rights in the scope of nature conservation. An example of these two situations is the case of the Batwa indigenous people from Uganda, who, as a result of the construction of a national park in 1991, were forced to displace their settlement and as a ended in poverty. 

As a solution to this problem, countries such as Lithuania, Spain and Ghana have implemented tools both for consultation and citizen participation in the decision-making process on the implementation of the Sustainable Development Goals. Thus, by ensuring the participation of civil society in cultural life, the communities’ cultural rights are protected. 

The Rapporteur concludes the report by explaining that it is essential to take cultural rights into account when developing sustainable development policies.

Blanca Torrego

La Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales señala la importancia del enfoque cultural para la implementación de la Agenda 2030

El pasado 20 de septiembre la Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales, la Sra. Xanthaki, presentó su nuevo informa ante la Asamblea General de Naciones Unidas en Nueva York. El contenido de este informe era sobre el papel de los derechos culturales en el desarrollo de la Agenda 2030. Los derechos culturales garantizan que los individuos puedan desarrollar y expresar su humanidad y visión del mundo mediante sus valores, creencias, y modos de vida. El análisis se ha realizado desde el punto de vista de las experiencias de aprovechamiento en esta materia y de los puntos débiles encontrados en su implementación.

Cabe tener en cuenta que la Agenda 2030 está enmarcada en los derechos humanos, más en concreto en el artículo 27 de la Declaración Universal de Derechos Humanos y en el artículo 15 del Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales. Ambos reconocen el derecho de toda persona a participar libremente en la vida cultural, a gozar de las artes y a participar tanto en el progreso científico como en los beneficios que de él resulten. Además, también contiene elementos propios de la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas respecto a la relación directa entre el desarrollo y la libre determinación reconocida en su artículo 3.

El informe parte de la base de que los derechos culturales deberían ser un pilar fundamental del desarrollo sostenible, por lo que un enfoque basado en ellos es una garantía de éxito para cualquier programa de desarrollo. Sin embargo, el informe indica que, a pesar de su importancia, los elementos propios de los derechos culturales no se incluyen de manera habitual en los planes de erradicación de pobreza y desarrollo social. A este respecto, el documento resalta la idea de que el desarrollo solo puede ser sostenible si incorpora los derechos culturales. Para ello, se deben tener en cuenta los siguientes elementos:

  1. El desarrollo sostenible debe incluir el desarrollo cultural, reconociendo los derechos individuales y colectivos que le son inherentes.
  2. Inclusión de las desigualdades y los estereotipos con el objetivo de garantizar acceso a la información, la investigación y los recursos necesarios para prosperar.
  3. El desarrollo sostenible debe ser determinado de manera libre por las comunidades. De esta manera se consigue se alinee con las aspiraciones, costumbres, y tradiciones de cada grupo.
  4. La resistencia al modelo único. Los derechos culturales deben tenerse en cuenta desde el prisma de la diversidad cultural que depende de los valores y principios de cada identidad cultural.
  5. Miras al futuro. El desarrollo sostenible debe evolucionar de manera constante permitiendo transformaciones sociales que se adapten a las necesidades de las diferentes comunidades culturales.

Por otro lado, el informe denuncia situaciones en las que el desarrollo tiene como objetivo erradicar la identidad cultural de comunidades locales mediante acciones como el acaparamiento de tierras o los desplazamientos y reasentamientos forzados. Además, también se pone de manifiesto que el desarrollo sostenible puede ser una amenaza para los derechos culturales en el ámbito de conservación de la naturaleza. Un ejemplo de estas dos situaciones es el caso del pueblo indígena batwa, original de Uganda, que, debido a la construcción de un parque nacional en 1991, se vio obligado a desplazar su asentamiento y como consecuencia de esto terminó en la pobreza.

Como solución a esta problemática, países como Lituania, España o Ghana implementan herramientas de consulta y participación ciudadana en el proceso de toma de decisiones sobre la implementación de los Objetivos de Desarrollo Sostenible. De esta manera, garantizando la participación de la sociedad civil en la vida cultura, se protegen sus derechos culturales.

La Relatora concluye explicando que es imprescindible tener en cuenta los derechos culturales durante los procesos de desarrollo sostenible.

Blanca Torrego