La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits culturels souligne l’importance de l’approche culturelle pour la mise en œuvre du Programme 2030

Le 20 septembre, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Xanthaki, a présenté son nouveau rapport à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Le contenu de ce rapport portait sur le rôle des droits culturels dans l’élaboration du Programme 2030. Les droits culturels permettent aux individus de développer et d’exprimer leur humanité et leur vision du monde par leurs valeurs, leurs croyances et leurs modes de vie. L’analyse a été faite du point de vue des enseignements tirés des politiques existantes dans ce domaine et des faiblesses rencontrées dans sa mise en œuvre.

Il convient de noter que le Programme 2030 s’inscrit dans le cadre des droits de l’homme, plus précisément de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Tous deux reconnaissent le droit de chacun de participer librement à la vie culturelle, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux avantages qui en découlent. En outre, il contient également des éléments propres à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en ce qui concerne le lien direct entre le développement et l’autodétermination reconnu à l’article 3 de la Déclaration.

Le rapport part du principe que les droits culturels devraient être un pilier fondamental du développement durable. Ainsi, une approche fondée sur ces droits est donc une garantie de succès pour tout programme de développement. Toutefois, le rapport indique que, malgré leur importance, les éléments propres aux droits culturels ne sont pas systématiquement inclus dans les plans d’élimination de la pauvreté et de développement social. À cet égard, le document souligne l’idée que le développement ne peut pas être durable que s’il n’intègre pas les droits culturels. Pour ce fait, il convient de tenir compte des éléments suivants :

  1. Le développement durable doit inclure le développement culturel, en reconnaissant les droits individuels et collectifs qui lui sont inhérents.
  2. Intégration des inégalités et des stéréotypes afin de garantir l’accès à l’information, à la recherche et aux ressources nécessaires pour prospérer.
  3. Le développement durable doit être déterminé librement par les communautés. De cette façon, il est atteint est aligné avec les aspirations, coutumes, et traditions de chaque groupe. 
  4. La résistance au modèle unique. Les droits culturels doivent être considérés sous l’angle de la diversité culturelle qui dépend des valeurs et des principes de chaque identité culturelle.
  5. Vous regardez vers l’avenir. Le développement durable doit évoluer constamment en permettant des transformations sociales adaptées aux besoins des différentes communautés culturelles.

Par ailleurs, le rapport dénonce des situations dans lesquelles le développement vise à éradiquer l’identité culturelle des communautés locales par des actions telles que l’accaparement des terres ou les déplacements et réinstallations forcés. En outre, il apparaît clairement que le développement durable peut constituer une menace pour les droits culturels dans le domaine de la conservation de la nature. Un exemple de ces deux situations est le cas du peuple autochtone batwa, originaire de l’Ouganda, qui a été contraint de se déplacer en raison de la construction d’un parc national en 1991, ce qui l’a conduit à la pauvreté. 

Comme solution à ce problème, des pays comme la Lituanie, l’Espagne ou le Ghana ont mis en place des outils de consultation et de participation citoyenne dans le processus de prise de décision sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Ainsi, en garantissant la participation de la société civile à la vie culturelle, leurs droits culturels sont protégés.  Le rapport conclut en expliquant qu’il est indispensable de tenir compte des droits culturels dans les processus de développement durable.

Blanca Torrego

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The UN Special Rapporteur on cultural rights highlights the importance of the cultural approach to the implementation of the 2030 Agenda

On 20 September the UN Special Rapporteur in the field of cultural rights, Ms. Xanthaki presented a report to the United Nations General Assembly in New York. The document covered the role of cultural rights in the development of the 2030 Agenda. Cultural rights ensure that individuals can develop and express their humanity and worldview through their values, beliefs, and ways of life. The analysis has been carried out from the point of view of the experiences gained in this area and the weaknesses found in its implementation.

It should be noted that the 2030 Agenda is framed by human rights, more specifically by article 27 of the Universal Declaration of Human Rights and article 15 of the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights. Both recognize the right of every person to participate freely in cultural life, to enjoy the arts and to participate in scientific progress as well as in its benefits. In addition, it also contains elements included in the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples regarding the direct relationship between development and self-determination recognized in article 3.

The report was based on the premise that cultural rights should be a fundamental pillar of sustainable development and establishes that an approach based on them would be a guarantee of success for any development program. However, the report indicates that, despite their importance, cultural rights are not routinely included in poverty eradication and social development plans. In this regard, the document highlights the idea that development can only be sustainable if it incorporates cultural rights. The following elements should be taken into account:

  1. Sustainable development must include cultural development, recognizing the inherent individual and collective rights.
  2. Inclusion of inequalities and stereotypes to ensure access to information, research and resources needed to thrive.
  3. Sustainable development must be determined freely by communities. In this way it is achieved aligned with the aspirations, customs, and traditions of each group. 
  4. Resistance to the unique model. Cultural rights must be taken into account from the perspective of cultural diversity, which depends on the values and principles of each cultural identity.
  5. Looking to the future. Sustainable development must evolve constantly, enabling social transformations that are adapted to the needs of different cultural communities.

On the other hand, the report condemns situations in which development aims to eradicate the cultural identity of local communities through actions such as land grabbing or forced displacement and resettlement. Moreover, it also exposes that sustainable development can be a threat to cultural rights in the scope of nature conservation. An example of these two situations is the case of the Batwa indigenous people from Uganda, who, as a result of the construction of a national park in 1991, were forced to displace their settlement and as a ended in poverty. 

As a solution to this problem, countries such as Lithuania, Spain and Ghana have implemented tools both for consultation and citizen participation in the decision-making process on the implementation of the Sustainable Development Goals. Thus, by ensuring the participation of civil society in cultural life, the communities’ cultural rights are protected. 

The Rapporteur concludes the report by explaining that it is essential to take cultural rights into account when developing sustainable development policies.

Blanca Torrego

La Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales señala la importancia del enfoque cultural para la implementación de la Agenda 2030

El pasado 20 de septiembre la Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales, la Sra. Xanthaki, presentó su nuevo informa ante la Asamblea General de Naciones Unidas en Nueva York. El contenido de este informe era sobre el papel de los derechos culturales en el desarrollo de la Agenda 2030. Los derechos culturales garantizan que los individuos puedan desarrollar y expresar su humanidad y visión del mundo mediante sus valores, creencias, y modos de vida. El análisis se ha realizado desde el punto de vista de las experiencias de aprovechamiento en esta materia y de los puntos débiles encontrados en su implementación.

Cabe tener en cuenta que la Agenda 2030 está enmarcada en los derechos humanos, más en concreto en el artículo 27 de la Declaración Universal de Derechos Humanos y en el artículo 15 del Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales. Ambos reconocen el derecho de toda persona a participar libremente en la vida cultural, a gozar de las artes y a participar tanto en el progreso científico como en los beneficios que de él resulten. Además, también contiene elementos propios de la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas respecto a la relación directa entre el desarrollo y la libre determinación reconocida en su artículo 3.

El informe parte de la base de que los derechos culturales deberían ser un pilar fundamental del desarrollo sostenible, por lo que un enfoque basado en ellos es una garantía de éxito para cualquier programa de desarrollo. Sin embargo, el informe indica que, a pesar de su importancia, los elementos propios de los derechos culturales no se incluyen de manera habitual en los planes de erradicación de pobreza y desarrollo social. A este respecto, el documento resalta la idea de que el desarrollo solo puede ser sostenible si incorpora los derechos culturales. Para ello, se deben tener en cuenta los siguientes elementos:

  1. El desarrollo sostenible debe incluir el desarrollo cultural, reconociendo los derechos individuales y colectivos que le son inherentes.
  2. Inclusión de las desigualdades y los estereotipos con el objetivo de garantizar acceso a la información, la investigación y los recursos necesarios para prosperar.
  3. El desarrollo sostenible debe ser determinado de manera libre por las comunidades. De esta manera se consigue se alinee con las aspiraciones, costumbres, y tradiciones de cada grupo.
  4. La resistencia al modelo único. Los derechos culturales deben tenerse en cuenta desde el prisma de la diversidad cultural que depende de los valores y principios de cada identidad cultural.
  5. Miras al futuro. El desarrollo sostenible debe evolucionar de manera constante permitiendo transformaciones sociales que se adapten a las necesidades de las diferentes comunidades culturales.

Por otro lado, el informe denuncia situaciones en las que el desarrollo tiene como objetivo erradicar la identidad cultural de comunidades locales mediante acciones como el acaparamiento de tierras o los desplazamientos y reasentamientos forzados. Además, también se pone de manifiesto que el desarrollo sostenible puede ser una amenaza para los derechos culturales en el ámbito de conservación de la naturaleza. Un ejemplo de estas dos situaciones es el caso del pueblo indígena batwa, original de Uganda, que, debido a la construcción de un parque nacional en 1991, se vio obligado a desplazar su asentamiento y como consecuencia de esto terminó en la pobreza.

Como solución a esta problemática, países como Lituania, España o Ghana implementan herramientas de consulta y participación ciudadana en el proceso de toma de decisiones sobre la implementación de los Objetivos de Desarrollo Sostenible. De esta manera, garantizando la participación de la sociedad civil en la vida cultura, se protegen sus derechos culturales.

La Relatora concluye explicando que es imprescindible tener en cuenta los derechos culturales durante los procesos de desarrollo sostenible.

Blanca Torrego

Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York – How should the state regulate private and religious schooling?

In 2020, Jason Bedrick, Jay Greene and Matt Lee coedited a book entitled Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York, published by Rowman & Littlefield. The editors are three esteemed experts in the field of education policy: Jason Bedrick was, at the time, director of policy for EdChoice and an adjunct scholar with the Cato Institute, Jay Greene is Distinguished Professor and Chair of the Department of Education Reform at the University of Arkansas, and Matt Lee is Distinguished Doctoral Fellow and Senior Research Assistant in the Department of Education Reform, also at the University of Arkansas.

The book looks at public policy on education in America and explores the crucial regulatory role of the state in supervising religious education. In particular, it provides a close examination of the Yeshiva controversy, instance where the state arguably exceeded the boundaries of its regulatory role, to the detriment of parents’ right to choose a school according to their beliefs. The term “Yeshiva” designates Orthodox Jewish private schools, run by Hasidic Jewish sects.

Yeshivas were subject to criticism from a group of activists called Young Advocates for Fair Education (YAFFED). YAFFED accused these schools of not providing an adequate secular education. Subsequently to these allegations, the New York State Education Department enforced stricter requirements that private schools must satisfy to comply with New York’s education law. The implementation of the new guidelines, which are much more difficult to meet in practice, generated a public outcry because this may effectively hinder religious liberty and education.

The Yeshiva controversy reveals the inherent tensions that underpin the relationship between religion and education. Furthermore, it stresses the importance of striking a balance between on the one hand, upholding the right of the parents to choose an education for their children in line with their religious belief and, on the other hand, preserving the right of children to receive an adequate education guaranteed by the state.

The purpose of Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York is rightly to find an intersection between right to education and religious free exercise. To that end, the book takes into consideration diverse religious perspectives and expert analysis from a broad range of professional backgrounds. In an editorial review, Yuval Levin (editor of National Affairs) insisted that finding such intersection is determinant for the future of our free societies. Hence, Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York addresses a key societal issue and may be worth the read.

Chloé Vermenouze

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Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York – le rôle de l’état dans la régulation des écoles privées religieuses

Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York est un ouvrage publié en 2020 par Rowman & Littlefield Publishers et co-édité par Jason Bedrick, Jay Greene et Matt Lee. Les éditeurs sont tous les trois experts dans le domaine de la politique éducative. En effet, Jason Bedrick, était au moment de la parution du livre, directeur stratégique de EdChoice et chercheur adjoint au Cato Institute. Jay Greene, quant à lui, est professeur émérite et président du département de la réforme éducative à l’Université d’Arkansas. Matt Lee est impliqué dans ce même département, en sa qualité de docteur émérite et adjoint principal à la recherche.

L’ouvrage examine les politiques éducatives américaines et s’intéresse au rôle déterminant joué par l’État dans la réglementation des écoles privées religieuses. En particulier, il traite de la polémique de Yeshiva (en anglais, « Yeshiva controversy »), instance où l’État de New York s’est vu reprocher d’avoir outrepassé les limites de son rôle de réglementation, au détriment du droit des parents de choisir une école conforme à leurs croyances.

Le terme « Yeshiva » désigne les écoles privées orthodoxes juives, gérées par des juifs hassidiques. Ces écoles ont fait l’objet de critiques émanant d’un groupe d’activistes appelés les Jeunes Défenseurs pour une Éducation Juste ou « Young Advocates for Fair Education (YAFFED) ». YAFFED reproche aux écoles privées orthodoxes juives de ne pas offrir une éducation laïque adaptée. Suite à ces allégations, le département de l’éducation de l’État de New York a imposé des critères plus stricts que les écoles privées sont tenues de satisfaire pour se conformer à la loi sur l’éducation de l’État de New York. La mise en place de ces nouvelles directives, beaucoup plus difficiles à suivre en pratique, pourrait entraver la liberté religieuse. De fait, cela a généré une indignation générale.

La « polémique de Yeshiva » met en lumière les tensions inhérentes à la relation entre religion et éducation. De plus, cette polémique révèle l’importance de trouver un équilibre entre d’une part, maintenir le droit des parents de choisir une école pour leurs enfants conformément à leurs croyances religieuses et, d’autre part, préserver le droit de chaque enfant de recevoir une éducation suffisante garantie par l’état.

L’objectif de Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York est justement de trouver un point de rencontre entre le droit à l’éducation et la liberté religieuse. Dans cette perspective, l’ouvrage prend en compte diverses perspectives religieuses et des analyses d’experts issus de différents secteurs professionnels. Dans une revue, Yuval Levin (éditeur de National Affairs) a insisté sur le fait que trouver ce point de rencontre est capital pour le futur de nos sociétés libres. Ainsi, Religious Liberty and Education: A Case Study of Yeshivas vs. New York répond à un problème de société déterminant et mérite d’être lu.

Chloé Vermenouze

Le livre peut être acheté via le lien suivant :

Farida Shaheed nombrada Relatora Especial sobre el derecho a la educación de la ONU

Al término de su 50ª sesión, el pasado viernes 8 de julio de 2022, el Consejo de Derechos Humanos nombró una nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación, la Sra. Farida Shaheed, sucediendo así a la Sra. Koumbou Boly Barry, en el cargo desde 2016. Como nueva titular del mandato (por una duración máxima de 6 años), Farida Shaheed deberá formular recomendaciones a los gobiernos y otras partes interesadas, con el objetivo de ayudar a una plena realización del derecho de todas las personas, sin discriminación, a acceder a una educación de calidad.

A modo de recordatorio: los relatores especiales del Consejo de Derechos Humanos no son empleados de las Naciones Unidas ni están, por tanto, remunerados.

Fue nombrada tras un proceso de selección que incluye varios pasos. En primer lugar, presentó una solicitud por escrito, examinada por un Grupo Consultivo de 5 representantes de alto nivel, nombrados por cada uno de los 5 grupos regionales, que actúan también a título personal. Este Grupo Consultivo la recomendó al Presidente del Consejo de Derechos
Humanos (actualmente, Federico Villegas) como posible candidata al mandato. Posteriormente, el Presidente del Consejo de Derechos Humanos la ratificó como candidata idónea y, finalmente, el Consejo de Derechos Humanos aprobó su nombramiento.

Nacida en 1953 en Pakistán, Farida Shaheed es licenciada y tiene un máster en sociología por las Universidades de Ginebra (1974) y de Leeds (1975) respectivamente. Desde 1985 trabaja como Directora Ejecutiva del Centro de Recursos para la Mujer Shirkat Gah, una de las organizaciones de derechos de la mujer más destacadas de Pakistán.


Altamente comprometida con la consecución de la igualdad de género, piensa seguir haciendo de ello una prioridad como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

No es esta la primera participación de Farida Shaheed en el sistema de derechos humanos de la ONU. De hecho, ya fue nombrada Relatora Especial en el ámbito de los derechos culturales en 2009, permaneciendo en el cargo hasta 2015. Durante su mandato publicó un informe sobre la escritura y la enseñanza de la historia (2013), demostrando un especial interés y nivel de experiencia en el derecho de los niños a la educación.

Posteriormente participó en la publicación de Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), mostrando una relevante preocupación por cómo el
mundo digital está afectando a la vida de los niños. Está decidida a promover los derechos de los grupos marginados, como las minorías religiosas y étnicas, en relación con la educación, para lograr sociedades más democráticas e inclusivas.

OIDEL está deseando participar en su trabajo como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

Farida Shaheed: New Special Rapporteur on the right to education appointed

Upon closing its 50th session this Friday (July 8th, 2022), the Human Rights Council appointed a new Special Rapporteur on the right to education: Farida Shaheed. She will be replacing Koumbou Boly Barry, former Special Rapporteur on the right to education, who had been in office since 2016. As the new mandate holder (for a maximum duration of 6 years), Farida Shaheed will have to provide recommendations to governments and other stakeholders, with the aim of guaranteeing the right of all persons to access quality education without discrimination.

As a reminder, Special Rapporteurs to the Human Rights Council are not United Nations staff members and do not receive a salary. Hence, Farida Shaheed will be serving in her personal capacity only. She was appointed through a selection process involving multiple stages. First, she submitted an online written application which was considered by a Consultative Group (composed of 5 high-level representatives serving also in their personal capacity and nominated by each of the 5 regional groups). This Consultative Group then recommended her as a potential candidate for this mandate to the President of the Human Rights Council (currently, Federico Villegas). Ultimately, the President of the Human Rights Council identified Farida Shaheed as a suitable candidate, and the Human Rights Council subsequently approved this appointment.

Farida Shaheed is a Pakistani sociologist born in 1953. She has a bachelor’s degree as well as a master’s degree in sociology, respectively from the University of Geneva (1974) and Leeds University (1975). She has been working since 1985 as Executive Director of Shirkat Gah Women’s Resource Centre, one of Pakistan’s most prominent women’s rights organizations. Therefore, she has long been engaged in achieving gender equality and plans on continuing to make that a priority, as the New Special Rapporteur on the right to education.

This is not Farida Shaheed’s first involvement with the UN human rights system. In fact, she was already appointed Special Rapporteur in the field of cultural rights in 2009, remaining in office until 2015. During that time, she published a report on history writing and teaching (2013), thus demonstrating a particular interest and level of expertise in children’s right to education.

Farida Shaheed later participated in the publication of Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), showing relevant concern with how the digital world is impacting children’s lives. Finally, she is determined to promote the rights of marginalized groups such as religious and ethnic minorities in relation to education to achieve more democratic inclusive societies. OIDEL is looking forward to engaging with her work as the new Special Rapporteur on the right to education.

Chloé Vermenouze

La Corte Suprema de EEUU publica sentencia histórica sobre la libertad de enseñanza en el caso Carson contra Makin

El 21 de junio de 2022, el Tribunal Supremo de EE.UU. dio un paso más hacia el reconocimiento pleno la libertad de enseñanza. El juez Robert C. J., que redactó la sentencia, se basó en dos decisiones anteriores de la Corte Supremo de EE.UU. a favor de la elección educativa: Trinity Lutheran Church of Columbia, Inc. vs Comer y Espinoza vs el Departamento de Hacienda de Montana.

El caso se planteó en el estado de Maine, donde se llevó a cabo un programa destinado a ayudar a los padres que no podían pagar la matrícula de sus hijos. En 1981, el Estado de Maine añadió un nuevo requisito para que las escuelas formaran parte de este programa, excluyendo de facto a las escuelas confesionales. En la práctica, esto significó que las familias que querían enviar a sus hijos a dichas escuelas, no tenían acceso a la financiación pública de las matrículas, lo que mermó considerablemente la posibilidad de estos padres de elegir una escuela acorde con sus valores y creencias.

Posteriormente, familias interpusieron una demanda contra el Comisionado del Departamento Principal de Educación del Estado de Maine, alegando que el requisito de “no confesionalidad” violaba la Constitución de los Estados Unidos. Tanto el Tribunal de Distrito como el Tribunal de Apelación fallaron a favor del Comisario, haciendo especial hincapié en la separación de la Iglesia y el Estado. Pero el Tribunal Supremo revocó las sentencias de los tribunales inferiores e invalidó el requisito de “no confesionalidad”, declarando que violaba la Primera Enmienda de la Constitución estadounidense relativa a la libertad religiosa. Se entendió que dicha cláusula podía poner trabajar al libre ejercicio de la libertad religiosa al ponerse impedimentos a ciertas familias al momento de escoger una escuela privada confesional.

En efecto, la sentencia de Carson facilita a todos los padres, independientemente de sus ingresos, elegir la educación de sus hijos. Con esta sentencia esta libertad en Estados Unidos es menos dependiente de las rentas de las familias. El programa de ayuda a la matrícula está ahora a disposición de los padres con bajos ingresos que deseen enviar a sus hijos a escuelas religiosas privadas.

Leslie Hiner, Vicepresidenta de Asuntos Jurídicos de EdChoice (organización nacional sin ánimo de lucro que promueve la libertad de enseñanza), destacó la importancia de Carson al afirmar que esta sentencia «acabará por fin con una larga y torturada historia de acciones antiinmigrantes y antirreligiosas que han impedido a los padres elegir una escuela para sus hijos».

Dado la repercusión de la Corte Suprema de EE.UU., esta decisión tiene un impacto, al menos cultural, más allá de las fronteras estadounidenses, por lo que a nivel global el eco de esta sentencia nos acerca hacia un reconocimiento pleno del pluralismo educativo a nivel mundial.  

Chloé Vermenouze

Experiencia ciudadana en Colombia por el Pluralismo Educativo

Con motivo de las elecciones parlamentarias en Colombia, un grupo de ciudadanos, a título personal y como representantes de distintas organizaciones sociales, lideró una iniciativa para poner el Pluralismo Educativo -la Libertad de Educar en Colombia- como uno de los temas claves en la opinión pública y generar consensos sobre su alto valor en una democracia.

Por esta razón, un Comité de líderes, de los cuales algunos hacen parte de OIDEL, preparó un documento que permitiera a los candidatos de los diversos partidos políticos, que así lo desearan, manifestar su apoyo a esta libertad fundamental y que esta se constituyera en uno de los factores para ilustrar al votante para tomar su decisión en las urnas. Fue en el país una primera experiencia de este tipo, circunscrita específicamente al pluralismo educativo, la cual deja valiosos aprendizajes y constituye un precedente interesante que se seguirá robusteciendo en posteriores elecciones y contribuirá en diversos espacios de deliberación cívica y política.

Así nació el texto del “Compromiso por el pleno desarrollo del Derecho a la Educación, la Libertad para Educar, la Autonomía Escolar y el Pluralismo Educativo en Colombia”, que fue firmado por varios candidatos de diferentes partidos y movimientos políticos. Un documento de una sola página que, además de fundamentarse en la Declaración Universal de Derechos Humanos, y el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, busca comprometer a los Senadores y Representantes a la Cámara, para defender, potenciar y desarrollar legalmente la Constitución Política de Colombia -acorde a las más exitosas experiencias internacionales- para que todos los padres de familia gocen efectivamente del derecho a “escoger el tipo de educación para sus hijos menores” y el Estado garantice en la práctica “las libertades de enseñanza, aprendizaje, investigación y cátedra”, definidas en la Carta Magna de este país latinoamericano y enunciadas en su legislación nacional.

Como algunos recordarán, el tema del derecho de los padres a educar a sus hijos se hizo mucho más visible en Colombia desde el año 2016, cuando unas directrices de la Ministra de Educación del Gobierno de ese entonces afectaba directamente la libertad de las familias y la autonomía escolar de las instituciones educativas. Disposiciones gubernamentales que ocasionaron como respuesta unas exitosas y masivas marchas ciudadanas sin precedentes, que causaron el freno de esas iniciativas estatales, así como la posterior renuncia de la Ministra. Por lo tanto, en Colombia se declaró el 10 de Agosto como el Día Nacional de la Libertad para Educar y se conmemora cada año con múltiples iniciativas ciudadanas.

La Red Familia Colombia, el Comité 10A, el Movimiento Nacional por la Familia, el Foro Nacional de la Familia y la Red Un Paso al Frente continuarán generando reflexión en Colombia e impulsando el objetivo de lograr la garantía plena del derecho a la educación y la libertad para educar en Colombia.

Álvaro José Cifuentes

Resumen – Informe UNESCO de Seguimiento de la Educación en el Mundo 2021/2

Los actores no estatales en la educación: ¿Quién elige? ¿Quién pierde?

Creado en 2002, el “Informe Resumen – Informe de Seguimiento de la Educación en el Mundo” es un informe con independencia editorial, albergado y publicado por la UNESCO. Este año el informe se focaliza en la Educación no-estatal y no da unos mensajes clave que permite una mejor comprensión del papel de los actores no estatales. Aquí te adjuntamos 10 ideas clave:

  • En todos los sectores y partes de la educación hay actores no gubernamentales implicados, y es difícil hacer una distinción nítida. Asimismo, el informe advierte que es imposible distinguir nítidamente el alcance de la “privatización”.
  • La mayoría de la ciudadanía apoya la educación pública. La naturaleza y el arraigo de las escuelas no gubernamentales es muy diverso de un país a otro. Normalmente, cuanta más desigualdad hay en un país, más apoyo hay a la escuela pública.
  • El apoyo a la educación pública se ha erosionado en países de renta baja y media. En parte debido a que el crecimiento de la educación privada ha sido una constante en los últimos diez años. El informe señala, igualmente, que el fenómeno de la privatización es un síntoma, no una causa, de la percepción de muchos padres sobre la mala calidad de ciertas escuelas públicas.
  • La educación pública no es gratuita. Esta falta de gratuidad puede deberse a cuotas suplementarias, a los costes de los libros, a una formación que a veces hay que completar con cursos adicionales. El informe advierte que los estados se deben de focalizar en que la educación sea gratuita de los 4 a los 18. Se explicita en este punto que la financiación pública para garantizar la gratuidad no debe implicar provisión estatal siempre y cuando la equidad sea garantizada, y señala Finlandia y Holanda como buenas prácticas.
  • La educación pública a menudo no es inclusiva. Esto se debe a la sectorización por barrios y por la inversión desigual a estas escuelas. Asimismo, en relación a los niños con desventajas de distintas naturalezas, el informe advierte que se deben invertir fondos extras.
  • La educación privada no sirve mejor a los pobres, y no garantiza una educación de mejor calidad. Según este informe, los principales argumentos a favor de la educación no gubernamental se sustentan en la necesidad de completar las lagunas del estado, o en la necesidad de que ciertos grupos tengan una educación adaptada a sus creencias y principios.
  • Los marcos regulatorios, de rendición de cuentas y control suelen ser escasos en los sitios donde más se requieren. En este sentido, advierte que la regulación no siempre permite solucionar los problemas, y que los actores más poderosos saben cómo saltarse estas normas.
  • Los actores no estatales son especialmente presentes en las actividades de guardería y en las formaciones de preparación a trabajos específicos (job-specific) y formaciones no relativas al mundo laboral. El informe se muestra especialmente preocupado por el alto crecimiento en el crecimiento en la formación fuera de la escuela con profesores y tutores privados. Este hecho puede provocar nuevas desigualdades educativas.
  • Los gobiernos deben concebir todas las instituciones educativas, estudiantes y profesores como parte de un mismo sistema. El informe señala que escuelas no gubernamentales, así como los padres, deben verse como aliados y no como enemigos. En este sentido, el estado debe establecer criterios de calidad iguales para los actores estatales y no estatales.

Ignasi Grau