L’éducation aux droits de l’homme : Socle pour une société démocratique

Le 25 septembre 2018, lors de la 39ème session du Conseil des droits de l’homme, s’est tenu un événement parallèle particulièrement intéressant abordant le thème de la jeunesse et de l’éducation aux droits de l’homme, organisé par la Mission Permanente du Maroc.

La thématique de l’éducation aux droits de l’homme est fondamentale et fait partie d’un des piliers des droits de l’homme. En effet, comme l’a souligné M. Omar Zniber, Ambassadeur de la Mission Permanente du Royaume du Maroc, lors de son discours d’ouverture, cette éducation permet de créer un socle pour une société démocratique, plurielle et pacifique. Elle permet notamment une émancipation et une autonomisation des jeunes dans la société, et conduit à une égalité hommes-femmes. Afin de parvenir à un tel résultat, il est nécessaire d’axer l’éducation sur le partage des valeurs, la tolérance et encourager la justice sociale.

L’école joue un rôle majeur dans l’éducation aux droits de l’homme. De ce fait, M. Omar Zniber souligne la primordialité d’analyser le contenu des manuels scolaires, afin de vérifier s’ils sont conformes aux principes d’une telle éducation, et s’ils comportent des éléments dédiés à cette thématique. En effet, à titre d’exemple, les stéréotypes de genre présents dans de nombreux manuels scolaires peuvent influencer la vision des enfants, et ainsi renforcer les inégalités de genre.

De plus, outre un matériel adéquat, il est également nécessaire outiller les personnes intervenant auprès des enfants en développant des formations pour les enseignants. En effet, il est troublant d’observer que de nos jours, dans les formations à l’éducation et à l’enseignement, notamment en Suisse, nombreuses sont celles qui n’abordent que très peu, voire pas du tout cette thématique. Former les enseignants à cette éducation permettrait par conséquent de préparer l’avenir dans le cadre d’une société équilibrée sur des principes fondamentaux.

Toutefois, Hind Idrissi Ayoubi, Membre du Comité pour les droits de l’enfant, met en exergue le fait que l’éducation aux droits de l’homme ne se fait pas uniquement dans le contexte scolaire. « Il s’agit d’une culture qui fait partie de notre quotidien, de nos choix ». En effet, l’éducation aux droits de l’homme nécessite une approche globale ne se focalisant pas uniquement sur l’école. Celle-ci doit également se faire au travers d’interactions notamment avec la famille et les pairs. En outre, il est essentiel de prendre en compte le contexte afin d’éduquer les enfants et les jeunes aux droit de l’homme en fonction de leur société. En effet, selon Elena Ippoliti, Membre de la section méthodologie, éducation et formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’éducation aux droits de l’homme doit être menée par le biais d’activités cohérentes liées à la vie quotidienne de l’enfant et du jeune. En effet, Marie Wernham, Consultante en éducation des droits de l’enfant à l’UNICEF, souligne que cette éducation doit faire en sorte que tous, dans tous les domaines de vie, soient informés de leurs droits et les comprennent de manière approfondie. La Convention relative aux droit de l’enfant est par conséquent l’instrument de base de cette thématique.

Enfin, l’éducation aux droits de l’homme est fondamentale pour les enfants et les jeunes d’aujourd’hui. En effet, celle-ci permet de préparer l’avenir en leur donnant les outils pour bâtir des sociétés justes, pacifiques et résilientes.

 

Julie Mendola

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Génocide et éducation

En ce jeudi 13 septembre 2018, quatrième jour après le début du Conseil des Droits de l’Homme aux Nations Unies à Genève, une problématique pertinente a été soulevée : le génocide.

En effet, le 9 décembre 2018, la Convention pour la prévention du crime de génocide fêtera son 70ème anniversaire, et il est déconcertant d’observer qu’aujourd’hui, 45 Etats membres des Nations Unies n’ont pas encore pris la décision de rejoindre les Etats signataires. Le défaut d’engagement d’un nombre si important d’Etats est tout à fait troublant, souligne Mr. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire Général sur la prévention du génocide, lors du débat de haut niveau pour le 70ème anniversaire de la Convention pour la prévention du crime de génocide. Ce dernier fait alors un appel en faveur d’une ratification de tous les Etats, insistant sur une obligation morale vis-à-vis de l’humanité et un témoignage de reconnaissance du gouvernement à l’égard de sa propre population. En effet, il en est de la responsabilité de chaque Etat de protéger sa population, c’est pourquoi une ratification universelle est pertinente selon de nombreuses délégations.

Comme l’ont souligné de nombreux intervenants et représentants d’Etats, le génocide est un crime ultime contre l’humanité. Selon Mr. William Schabas, Professeur de droit international, de droit pénal international et de droit de l’homme, cet acte est le résultat d’une faille profonde de l’humanité, résultant de l’idée qu’un groupe ethnique serait supérieur ou inférieur à un autre. En outre, il n’y a pas de justice pour les victimes, c’est pourquoi la lutte contre l’impunité est primordiale. La justice transitionnelle est alors partie intégrante de cette lutte et est essentielle, particulièrement en période post-conflit.

Toutefois, Mr. Adama Dieng soutient que l’on observe un recul dans cette lutte contre l’impunité, c’est pourquoi l’éducation doit entrer en jeu. En effet, selon lui, elle est la « clé qui nous permet de résoudre les problèmes de notre planète », et joue un rôle important dans la prévention de ces crimes. L’éducation est alors un réel outil de prévention des violations des droits de l’homme et des crimes de masse, c’est pourquoi il nécessaire d’investir dans celle-ci. En effet, aux accords de nombreux intervenants et représentants d’Etats, afin de garantir la non-répétition de ces actes, il est primordial de mettre l’accent sur la prévention, étant un des piliers de la stratégie de la communauté internationale. De plus, la lutte contre le génocide doit être proactive, c’est pourquoi le rôle de l’éducation prend tout son sens. Le représentant d’Etat de l’Israël souligne que les Etats ont la responsabilité, dès l’âge le plus précoce, d’éduquer à la tolérance et au respect. Il faut veiller à ce que les générations futures apprennent grâce au passé, l’éducation permettant de transmettre la mémoire selon le représentant d’Etat de l’Afrique du Sud. Mr. Fabian Savioli, Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition, soutient que prévenir les génocides se fait grâce à une culture de la paix active et en encourageant l’éducation afin d’éviter tout type de discrimination, celle-ci étant à l’origine de nombreuses violations des droits de l’homme.

Enfin, le Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, Mr. Zohrab Mnatsakanyan, souligne que le rôle de l’éducation pour la promotion et la culture du respect des droits de l’homme est essentiel pour la prévention. L’éducation serait-elle alors la solution ultime afin de combattre les crimes de génocides et revenir à plus d’humanité ?

Julie Mendola

Informes de la relatora especial para el derecho a la educación, Koumbou Boly Barry: gobernanza y educación

Durante la 38° sesión del Consejo de Derechos Humanos en Ginebra, la Sra. Boly Barry, presentó su informe temático sobre buena gobernanza y el derecho a la educación, y su informe sobre su visita a Costa de Marfil[1]. Respecto al primero, la relatora se enfocó en los mecanismos de gobernanza que hacen posible el derecho a la educación, como los procedimientos burocráticos, el fortalecimiento y correcto funcionamiento de las instituciones, y los procesos legales para la protección de derechos, entre otros.

La Sra. Barry, enfatizó la importancia de adoptar un enfoque basado en los Derechos Humanos y que establezca objetivos durables. Indicó la relevancia de construir políticas públicas basadas en las cuatro “A’s” (por sus siglas en inglés) del derecho a la educación (accesibilidad, adaptabilidad, disponibilidad y aceptabilidad)[2]. Subrayó la conexión que existe entre los mecanismos de rendición de cuentas y un enfoque de Derechos Humanos, con el fin de que la maquinaria estatal cumpla con sus obligaciones internacionales. Asimismo, explicó la relevancia de promover la participación, la transparencia y espacios de diálogo para discutir los problemas que conciernen la educación. Para ello, la relatora sostuvo que se debe compartir toda la información pertinente y crear una política nacional educativa que sea revisada anualmente, para lo cual las autoridades tienen la responsabilidad de conocer las necesidades, problemas y propuestas de todas las comunidades. El objetivo de las reformas, debe ser evaluar la calidad de la prestación de servicios y medir si se está combatiendo la corrupción y si se responde a las necesidades de los estudiantes, o si el sistema requiere ser adaptado conforme a las mismas.

En lo que respecta a su visita a Costa de Marfil, la relatora sugirió mejorar el financiamiento de la educación, el sistema preescolar y la educación informal para adultos. Por otro lado, celebró los esfuerzos de Costa de Marfil para dedicar más recursos a esta área.

En el diálogo interactivo, intervinieron diversas delegaciones, refrendando sus compromisos en materia educativa; entre ellas, Togo (en nombre del grupo africano), Pakistán, la Santa Sede, Las Maldivas, Australia, y China. Respondiendo a algunas preguntas planteadas por la Unión Europea y Francia, la relatora dijo que los actores locales son los agentes clave en este tema, ya que son los más adecuados para medir la efectividad de las medidas adoptadas. De la misma manera, señaló la importancia de la descentralización de la gobernanza y de los recursos económicos. Concluyó mencionando la necesidad de incluir a todos los sectores en este diálogo: el privado, público y a la sociedad civil, debido a que todas las personas concernidas deben ser escuchadas.

Gabriela García

Os adjuntamos la declaración oral que OIDEL hizo en este debate:

Thank you, Mr. President,

We really appreciate the report of the Special Rapporteur on the Right to Education. OIDEL also acknowledges a proper governance on the right to education as an essential cornerstone for the real implementation of the right to education.

Firstly, we would like to thank the special rapporteur to conceive the full issue of governance from a rights-based approach. Although governance is required to be efficient and effective these cannot be the only two criteria for a good governance of education. Education is a human right and that implies inclusion, non-discrimination and concrete obligations for the state.  This perspective that comes from the international instruments can enable a right to education that directs citizens “to the full development of the human personality and to strengthening of respect for human rights and fundamental freedoms”.

Secondly, we appreciate that the special rapporteur links the good governance with the success of the Agenda 2030. The SDG 4 implies a human rights-based governance from the part of the states that covers all the areas concerning the right to education. On this regard access to information, transparency, participation, accountability, monitoring and justiciability play an essential role.

Finally, we would like to make a little remark. Freedom of education is an essential part of the right to education. The rights of parents of choose the education they want for their children is recognized in the article 26.3 of the Universal Declaration of Human Rights and 13.3 and 13.4 of the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights. Good governance from a human rights perspective should take into consideration this dimension of the right to education. There is not much said on this regard about this topic in the report and we would like to hear what good governance implies on this regard according to the special rapporteur?

Thank you Mr. President,

[1] Ambos informes pueden ser consultados en la siguiente página web: https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session38/Pages/ListReports.aspx.

[2] Para mayores detalles, se puede consultar el Comentario General No. 13 del Comité de Derechos Económicos, Sociales y Culturales: http://www.right-to-education.org/sites/right-to-education.org/files/resource-attachments/ONU_Observaci%C3%B3n_General_13_Derecho_Educaci%C3%B3n_es.pdf.

 

Evento sobre derecho a la educación y uso de tecnologías: riesgos y oportunidades

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En el marco del 38 periodo de sesiones del Consejo de Derechos Humanos (CDH) de la Organización de las Naciones Unidas (ONU), el 20 de junio, OIDEL y la Misión Permanente de España copatrocinaron el evento paralelo titulado “Derecho a la educación y tecnologías: un diálogo necesario”. Para el desarrollo de dicho tema, se contó con la presencia de distinguidos ponentes: la Dra. Charo Sábadas (profesora de la Universidad de Navarra y promotora del proyecto Smart Internet Users[1]), Renato Opertti (coordinador del programa de innovación, aprendizaje y evaluación de la UNESCO),
Dr. Juan Díaz (rector de la Universidad de Educación a Distancia de Madrid) y Pablo Nuño (representante permanente de la Misión de España) como moderador del debate.

La Dra. Sábada comenzó el diálogo. Durante su participación, enfatizó la importancia de adaptar el uso de tecnologías a las capacidades y al desarrollo de los niños. Comentó que según el informe Growing Up Digital[2], internet es una herramienta que no fue diseñada para ser utilizada por parte de menores de edad, por lo que se debe reflexionar sobre sus riesgos (sobreexposición de la intimidad, adquisición de malos hábitos, acceso a contenido peligroso, etc.). La Dra. Sábada indicó la manera en que se puede adoptar un enfoque que piense en las necesidades de los niños, a través del fomento de la comprensión del uso de internet y proveyendo una educación que no se limite a la alfabetización digital.

Por otra parte,  Renato Opertti, contextualizó la evolución del uso y entendimiento de la utilización de tecnologías en nuestra sociedad en el marco de los Objetivos de Desarrollo Sostenible[3]. Aclaró que nos encontramos en una fase donde las formas en que aprendemos y producimos conocimiento, se han transformado por completo. Por esta razón, Opertti señaló la relevancia de promover una educación holística, cuyo objetivo sea reflejar sobre cuestiones tanto técnicas como éticas, y que vincule aprendizaje y  contenido curricular.

La intervención del Dr. Díaz fue sobre la incorporación de valores humanos en la educación a través del uso de tecnologías. Desde su experiencia como investigador y rector, Juan Díaz sostuvo la importancia de desarrollar un enfoque educativo que tome en consideración un aprendizaje científico y tecnológico, basado en los derechos humanos, y que de manera simultánea, inculque la promoción de valores humanos, solidaridad y fraternidad.

Finalmente, el evento concluyó con una sesión de preguntas y respuestas, donde participantes provenientes de colegios, organizaciones no gubernamentales y delegados de misiones permanentes, pudieron interactuar con los ponentes y contribuir a este diálogo necesario sobre educación y el uso de tecnologías en el marco de los derechos humanos.

Gabriela García

[1] Este proyecto se orienta a investigar y estudiar propuestas para el uso seguro de tecnologías, en relación con una educación integral. Para conocer más detalles sobre esta iniciativa: http://www.smartinternetusers.com/.

[2] Para ver el informe completo: https://www.childrenscommissioner.gov.uk/wp-content/uploads/2017/06/Growing-Up-Digital-Taskforce-Report-January-2017_0.pdf.

[3] Para consultar los Objetivos de Desarrollo Sostenible: https://www.un.org/sustainabledevelopment/sustainable-development-goals/.

WORLD PROGRAMME FOR HUMAN RIGHTS EDUCATION What to focus for the fourth phase?

DXm40trX0AARXNiFirst, it is appropriate to determine who is part of this World Programme. The NGO Working Group on Human Rights Education and Learning (NGO WG on HREL) of the NGO Committee on Human Rights, Geneva, comprising more than 50 NGOs (including OIDEL), aims to ensure civil society participation in the processes of global policy making on human rights education in relation to United Nations institutions, principally the UN Human Rights Council.

The World Programme for Human Rights Education is a global initiative, which aims to provide a common sense of purposes, goals, and action as well as an incentive to enhance human rights education around the world. Thus, two objectives of the NGO WG should be highlighted:

  • To bring and share the views of the different stakeholders, particularly Member States, relevant intergovernmental organizations including UNESCO, national human rights institutions and civil society, regarding the focus on the fourth phase of the World Programme.
  • Take this opportunity to address progress and challenges regarding the on-going third phase which strengthen implementation of the first two phases and promote human rights training for media professionals and journalists.

OIDEL was part of the joint written statement for the Promotion and protection of all human rights, civil, political, economic, social and cultural rights including the right to development.

In previous sessions of the Council, one of the most repeated ideas was the importance of the acceptability and cultural appropriateness of the human rights educational programmes. In addition, some delegates stressed the need for a sound methodology that considered different cultural contexts.

The statement also highlights the importance of teaching the concepts of human rights to children correctly. Thus, teachers or instructors should always be respectful of cultural diversity, particularly of cultural minority children.

Likewise, it is necessary to quote the CESCR General Comment No.13 on the Right to Education, which highlighted the importance of education to be acceptable. The Comment understands “acceptable” as relevant, culturally appropriate and of good quality to students and parents.

The first three phases of the World Programme were focused on specific sector. Although resolution 59/113 determines that it is not necessary to focus on a specific objective, group or sector, but it is convenient to focus on a cultural approach to allow a better implementation of Human Rights Education.

Focusing now on the fourth phase, it can be said that it should address youth. One of the reasons is that youth are “critical agents of change” that will shape the future. Young people play an essential role in realizing human rights, peace and sustainable development.

As articulated in the UN Declaration on Human Rights Education and Training, young people can defend, protect and respect human rights, they can contribute to the realization of a “pluralist and inclusive society”.

The results that the NGO WG expects are the following:

  • The views of other stakeholders regarding the focus of the fourth phase of the World Programme.
  • Up-to-date information on the other relevant initiatives on human rights education, including by exploring synergies with the 2030 Agenda for Sustainable Development.

Finally, OIDEL would like to promote any initiative in this area and to continue working for the protection of the right to education.

Mar Clavijo

 

 

 

 

Quel thème pour la 4ème phase du Programme mondial d’éducation aux droits de l’homme?

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L’OIDEL, qui préside le groupe d’ONGs pour l’éducation et la formation aux droits de l’homme a organisé mardi dernier un événement parallèle, dans le cadre de la 37ème session du Conseil des droits de l’homme, sur le thème de la 4ème phase du Programme mondial, qui débutera en 2020. 

Près de 80 personnes dont 19 représentants de Missions permanentes sont venus écouter les présentations riches et intéressantes des panélistes, parmi lesquels : H.E. Maurizio Enrico Serra, Ambassadeur de l’Italie, représentant ici la plateforme d’Etats sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme ainsi que Mr Abdulaziz Almuzaini, Directeur du Bureau de Liasion de l’UNESCO à Genève, tous deux co-sponsors de l’événement. Ont suivi les interventions de Johan Olhagen du Haut-Commissariat ainsi que celle de Lydia Ruprecht, chef de la section de l’éducation à la citoyenneté mondiale et à la paix de l’UNESCO, puis celle de Charline Thiéry, de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme de la France et enfin celle de Patrice Meyer-Bisch, Directeur de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels.

Le Bureau du Haut-Commissariat va envoyer très prochainement un questionnaire aux gouvernements des Etats membres ainsi qu’aux Institutions Internationales des Droits de l’Homme dans le but de recueillir leurs priorités pour cette quatrième phase et leurs suggestions de thématiques ou de secteurs. Le Groupe de Travail avait à cœur de réunir, à ce moment particulièrement propice, toutes les parties prenantes. L’OIDEL a pour sa part soumis au Conseil une déclaration écrite suggérant une approche culturelle transversale qui, à travers la prise en compte de la diversité culturelle, renforce l’universalité des droits de l’homme. Une perspective particulièrement intéressante pour assurer la mise en œuvre de l’éducation aux droits de l’homme.

Claire de Lavernette, Présidente du Groupe des ONGs sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme

(ngowghrel.wordpress.com)

 

 

 

 

 

Évènement sur l’évaluation de la 2ème phase du programme mondial en faveur de l’éducation aux droits des l’homme

Le 13 septembre 2017, l’OIDEL a présenté un rapport sur l’évaluation de la deuxième phase du Programme Mondial pour l’enseignement des Droits de l’Homme. Le side-event “Assessment of the world programme for human rights education second phase” a réuni Alfred Fernandez, Beatrice Bilotti, Michel Veuthey, Ricardo Espinoza et Massimo Baldassarre.

Monsieur Fernandez a souligné l’importance de la transparence lors de la soumission des rapports des Etats lors de la deuxième phase. Elle a servi de guide à l’élaboration du rapport.

Beatrice Bilotti a expliqué la méthode de rédaction du rapport présenté et les difficultés rencontrées dans l’analyse du contenu des rapports ou lors de l’assemblages des analyses lorsque des Etats n’avaient pas rendus le rapport (ou rapport rendu en retard et donc non comptabilisé).

Le commentaire de Ricardo Espinosa sur la qualité des informations rendues pour ce rapport a mis en valeur le rôle important de la société civile dans le processus de rédaction.

L’importance de la responsabilité des institutions académiques s’articule autour de quatre idées fortes selon Michel Veuthey: être une plateforme avec d’autres acteurs dans le domaine de l’éducation, être un stimulateur dans le recherche, délivrer des enseignements et partager une ouverture de savoirs avec les médias sous toutes leurs formes.

Enfin, l’engagement de l’Italie dans l’enseignement des droits de l’homme fut souligné par Massimo Baldassarre.

 

Maéva Guyot