Escuela única, escuela para todos: dos conceptos equívocos

Comenzamos un nuevo curso académico. Los patios y las aulas se llenan del alegre jolgorio de los alumnos  y de las aprehensiones de los profesores. Voy a comenzar  mis reflexiones de este nuevo curso hablando de  dos conceptos equívocos:

  1. La “escuela para todos”. Este término se utiliza para definir la escuela laica. Esta laicidad, que debería significar respeto y aceptación de las diferencias, se reduce cada vez más a la neutralidad, es decir a una forma de “privatización” de las convicciones personales, se supone que las convicciones y las religiones no entran en la escuela. Además de la naturaleza profundamente ilusoria de este enfoque, esta laicidad se opone al derecho de los padres a educar a sus hijos según sus convicciones religiosas o filosóficas reconocido por las normas internacionales y europeas.
  2. La “escuela única”. Considerada como la panacea de la cohesión social. En realidad, la escuela única conduce a una sociedad a dos velocidades o dos niveles obligando a algunos ciudadanos a financiar doblemente la educación de sus hijos. La escuela alternativa, la elección de otra escuela, está reservada a una élite financiera, situación aún más paradójica, si se piensa que las situaciones socio económicas frágiles son factores que aumentan el riesgo de fracaso escolar. En última instancia, se podría decir que el sistema de “elección para familias ricas” equivale a ofrecerles un antídoto contra el fracaso académico, y a negarlo a las familias desfavorecidas. ¿Cómo podemos hablar de justicia y de una escuela pública que garantice la cohesión social?.

Alfred Fernandez

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Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos

Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos es el tema de un documento presentado por OIDEL en colaboración con el diputado italiano Remo Sernagiotto en el marco de la Universidad de Otoño del Grupo Conservador y Reformista del Parlamento Europeo.

Remo Sernagiotto  moderó el debate y subrayó dos ideas imprescindibles para la elaboración de las políticas educativas. Primeramente recordó que la gobernanza de los sistemas educativos debe incluir a la sociedad civil y la familia. Igualmente recordó que Europa ha sido siempre un  gran espacio de libertad y de participación de la sociedad civil. “La función principal del Estado debe ser la de establecer las reglas, no de gestionar” concluyó el Sr. Sernagiotto.

El diputado Andrew Lewer (Reino Unido) recordó que la escuela juego un papel primordial en la formación del ser humano. Como padre señaló que la educación no puede tener una función de simple instrucción, sino de formación integral de la persona. En este sentido los debates educativos no pueden circunscribirse a las cuestiones cognitivas, sino que deben tener un componente cultural y abrir espacios a la sociedad y  las familias. La única forma de hacerlo es mediante la libertad de enseñanza. Lewer recordó que la libertad de enseñanza exige flexibilidad en los currículos y financiación pública, señalando como buenos ejemplos Bélgica y Holanda.

A continuación Alfred Fernandez, Director General de OIDEL presentó las grandes líneas del documento Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos. Este documento, que se presenta con el objetivo de generar un debate de fondo sur los sistemas educativos europeos, comienza señalando las deficiencias de la estrategia europea educativa Educación y formación 2020. “En EF 2020 nunca aparece la educación como un derecho fundamental” dijo Fernández. En Europa es necesario dar mayor contenido a la educación que es el “aprendizaje de la humanidad”: la identidad personal está en juego. Por ello, los proyectos educativos deben ser plurales y recuperar el “sentido” y los valores. De ahí la necesidad de una mayor participación de la sociedad civil en la implementación de los sistemas educativos. Sólo la participación de todos puede permitir que la cohesión social pase de la simple mezcla al reconocimiento de la diferencia y las complementariedades. Por último el documento se refiera a la financiación de la escuela que debe orientarse de manera decisiva hacia el sujeto: familia y alumno. Las ideas propuestas en el informe Delors a la UNESCO de 1996 señalan las pautas para esta cambio fundamental.

Finalmente Giancarlo Frare (Italia) Vicepresidente de la Associazione genitori scuole cattoliche (AgESC) señaló que en los sistemas educativos la persona debe recuperar el protagonismo principal. Esto significa que se debe superar la finalidad puramente instrumental de la educación y para que esto ocurra es imprescindible recordar que la educación es primeramente un derecho y un bien público. La consideración de esta perspectiva obliga a invertir la subsidiariedad actual, el Estado debe intervenir cuando la sociedad civil no pude hacerlo y no al revés.

Ignasi Grau

Du rôle de la société civile en education

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La rentrée des classes 2016 est marquée au niveau mondial par le programme Education 2030, le nouveau cadre d’action pour l’éducation. Ce cadre accorde à la société civile un rôle essentiel : »Les organisations de la société civile … doivent être engagées et impliquées à tous les stades, depuis la planification jusqu’au suivi et à l’évaluation, et leur participation doit être institutionnalisée et garantie »

Nous sommes en face d’un changement complet d’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de la société civile et cela concerne également les pays européens. Or curieusement rien de cela ne figure dans l’agenda de nos ministres de l’éducation.

Selon Education 2030, la première fonction de la société civile est la mobilisation et la sensibilisation des citoyens pour encourager leur participation. La prestation de service figure ensuite parmi les tâches dévolues à la société civile notamment en ce qui concerne des approches innovantes et complémentaires. Enfin, la fonction de surveillance qui comprend: passer au crible les dépenses, veiller à la transparence des politiques et réaliser des évaluations. Toutes ces actions nécessitent une concertation structurée entre les pouvoirs publics et la société civile.

Mais pour que la société civile puisse  jouer ce rôle – exigeant et demandant de solides compétences – certaines conditions sont nécessaires. En premier lieu il faut des mécanismes de renforcement des capacités de la société civile souvent pas assez formée pour remplir la fonction qu’on lui confie.

En deuxième lieu, il faut un cadre juridique clair protégeant la liberté d’association et la liberté d’expression, indispensables pour exercer la fonction critique de passer au crible les dépenses et de veiller à ce que la gouvernance et la budgétisation dans le domaine de l’éducation soient transparentes.

Une condition préalable à ces deux premières est l’établissement d’une relation de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. Cette confiance manque de façon générale en Europe, car le système éducatif a été conçu souvent pour construire l’Etat-nation, indépendamment des citoyens. Le PNUD l’a montré clairement dans son rapport sur les libertés culturelles de 2004. Cette confiance requiert une vraie subsidiarité des pouvoirs publics. Avant d’entreprendre une initiative politique, le Livre blanc sur la gouvernance européenne demandait de vérifier systématiquement: a) qu’une intervention des pouvoirs publics est réellement nécessaire; b) que l’action des pouvoirs publics est la plus adéquate

En Europe le débat sur l’école tel qu’on le perçoit dans l’opinion publique se focalise sur la radicalisation et la laïcité avec des accents plutôt répressifs, ce qui est exactement le contraire de la confiance, de la concertation et de la transparence.

(article paru dans la Tribune de Genève, le 31 août 2016)

Alfred Fernandez

Education : partager le pouvoir avec la société civile

Éducation 2030, le nouveau cadre normatif international qui vient d’être adopté à l’ UNESCO demande aux États de partager le pouvoir dans le domaine éducatif et de mettre en marche une gouvernance participative et des partenariats coordonnés à tous les niveaux et dans tous les secteurs et à défendre le droit de participation de toutes les parties prenantes. 

Le nouveau mot d’ordre est donc la participation. Mais pourquoi l’éducation laisse-t-elle d’être une affaire purement étatique pour s’ouvrir maintenant à la collaboration de tous? Le changement assez radical vient d’un double constat. Le constat de l’échec de l’Etat dans la mise en œuvre d’une éducation inclusive et garantissant la cohésion sociale d’une part et la reconnaissance du travail effectué par la société civile dans la réalisation du droit à l’éducation depuis plus d’un siècle, d’autre part

Mais cette nouvelle donne ne peut pas rester seulement au niveau des bonnes intentions. Elle exige essentiellement deux choses. En premier lieu des actes de la part des Etats et pas seulement de ceux du Sud : une participation de la conception jusqu’à l’exécution des politiques. Ensuite une vraie évaluation des mécanismes de participation intégrant des indicateurs qualitatifs et quantitatifs. Les mécanismes de participation existants sont nettement insuffisants et il faut imaginer des nouveaux qui permettent de jauger réellement l’attitude des pouvoirs publics. L’heure n’est plus à la méfiance, mais à la collaboration.

C’est dans ce contexte que l’OIDEL, conjointement avec la Fondation Novae Terrae, vient de publier un tout nouvel Indice qui permet d’évaluer l’attitude des Etats vis-à-vis de ses partenaires : favorisent-ils, oui ou non la création d’établissements de la société civile ? Ou encore : promeuvent-ils les droits des parents reconnus par les normes internationales ?

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cliquez ici pour voir le rapport complet

Ce nouvel Indice, qui sera publié régulièrement, couvre 94% de la population mondiale et toutes les régions du monde, offrant ainsi un panorama global de l’état de la situation. Pas moins d’une vingtaine d’experts y ont travaillé. L’Indice place les pays sur une échelle de 0 à 100, non dans le but d’établir un classement, mais pour permettre à chaque État d’évaluer sa politique de façon objective par rapport à un standard mondial des droits de l’homme.

Concluons avec ce mot d’ordre tiré du Libre blanc sur la gouvernance de l’Union européenne : « les politiques ne peuvent être efficaces si elles ne sont pas élaborées, mises en œuvre et appliquées de manière plus participative».

 

Alfred Fernandez

 

Article paru dans la Tribune de Genève le 8 février

Presentation in Croatia: The important role of Freedom of Education to strengthen the family competency

OIDEL, a través de Ignasi Grau, participó en un Congreso sobre políticas familiares en Zagreb. OIDEL aprovechó este acto para ponerse al día sobre los principales desafíos y las tendencias generales referentes a las familias. Igualmente, el acto sirvió para hacer una pre-presentación del Freedom of Education Index y recordar el importante rol de la libertad de la educación como base de las sociedades democráticas y libres.

Last week I went to Croatia to attend a conference entitled “Family: the Key of demographic and economic recovery”. The meeting was organized by the Croat organization u ime obitelji and was under the high patronage of Kolinda Grabar-Kitarovic, the President of Croatia. The aim of the conference was to share good practices concerning family policies and to understand the main challenges of this institution.

Among the main speakers of the conference we can highlight Luca Volonté –CEO of Novae Terrae-, Ms. Katalin Novák – Minister of State for Family and Youth Affairs of Hungary- and Anica Culo and Gojko Bezovan – University of Zagreb. The topics covered in the conference include Family Legislation in Support of the Family Culture; good practices in economic, social and demographic policy towards the Family and on strengthening the educational competency of the family.

The presentation of OIDEL was part of a panel consisting on the Ignasi Grau, OIDEL  (2)strengthening of the educational competency of the Family.  OIDEL presentation consisted on a preview presentation on the Freedom of Education Index and a summarize of the rights of the families concerning education recognized in the main Human Right’s Treaties. Our intervention was useful to recall people their rights as parents and the importance of freedom to education as a corner-stone for strong democracies.

Ignasi Grau