Forum on Business and Human Rights

Du 16 au 18 novembre 2015 a eu lieu le Forum on Business and Human Rights au Palais des Nations à Genève. Durant ces trois jours de conférences, de nombreux thèmes autour des droits de l’homme dans les entreprises ont été abordés, comme par exemple la gouvernance globale, l’importance de la réparation pour les victimes des violations, ainsi que des solutions pour le futur.

From the 16th to the 18th November 2015, the Forum on Business and Human Rights took place at the Palais des Nations in Geneva. During these three days, many themes about the human rights in business have been discussed, like for example global governance, the importance of reparation for victims and also some solutions for the future.

Del 16 al 18 de Noviembre del 2015, el Forum on Bussiness and Human Right tuvo lugar en el Palacio de Naciones Unidas en Ginebra. Durante estos tres días, diversos temas relativos a derechos humanos y empresa fueron discutidos. A destacar la buena gobernanza, la importancia de la reparación de las víctimas y soluciones a las tendencias que se presentan en un futuro.

 

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Opening high-level plenary at Assembly Hall
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Participación de los niños y educación cívica

Reynaldo Rivera (Profesor de Sociología (Secretario General de InterMedia Social Innovation y profesor de sociología) y David Santos (Investigador en el Departamento de Sociología de la UAM) han publicado un artículo en la Revista Iberoamericana de Educación sobre la importancia de la participación de los niños dentro del marco de educación cívica.

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El artículo señala que la participación puede contrarrestar la exclusión social al generar un sentido de pertenencia, al reducir al aislamiento social de los niños pobres, permitiéndoles juntarse en distintos ambientes y crear nuevos espacios sociales que rompen con la exclusión. La participación en sus dos principales variables, participación social (ej.: voluntariado) y participación privada (ej.: firmar un manifiesto), es un elemento central dentro del bienestar porque ayuda en la lucha contra la pobreza y la exclusión social.

Basándose de en la importancia de la participación para el bienestar, los autores analizan las características de la sociedad necesarias para articular la participación de los niños. Partiendo de las teorías tradicionales del comportamiento humano (Maslow, Herzberg y McClelland) el artículo describe los principales factores motivadores asociados a la participación de los niños. En primer lugar los factores individuales, estos factores desglosados entre indicadores de carácter (prudencia, integridad, espiritualidad…), actitudes hacia el propio país y la confianza en las instituciones, el nivel socioeconómico y el nivel educativo. En segundo lugar, los factores sociales desglosados en influencia de los padres y la confianza en la gente. En tercer lugar, los factores contextuales desglosados en el apoyo institucional y la existencia de leyes y políticas encargadas de regular y canalizar las vías participativas.

La problemática de la participación en la Unión Europea en jóvenes se puede ver en el “Flash Eurobarometro 375” que recoge los datos de jóvenes y niños entre 15 y 30 que participan en organizaciones pro-derechos humanos. La participación en Europa se sitúa en el 8%, siendo la más alta en países como Finlandia, Holanda y Bélgica (14%) y la más baja Estonia (1%) y Hungría (2%). Estos datos demuestran las tesis sostenidas en este estudio que a menor participación, menos equidad y más bajos niveles de bienestar social.

Igualmente los datos anteriores muestran un déficit de participación entre la población juvenil. Este hecho ha conducido a buscar soluciones en los currículos escolares. Educación para la Ciudadanía se ha visto como la solución por parte de las instituciones europeas para fortalecer los factores sociales delante de un contexto de falta de compromiso cívico, de ruptura de lazos sociales e interculturalidad. Los autores, en estudios recientes demuestran que en los países donde se ha puesto más énfasis en enseñar contenidos sobre la Unión Europea los niños muestran actitudes más positivas hacia la ciudadanía europea. Esto pone de relieve la necesidad de enseñar a los niños a ser ciudadanos con el derecho de participar.

Finalmente, es importante educar los factores individuales, adquiriendo una serie de competencias individuales. En este sentido ocupa un sitio muy importante la educación del carácter dentro la educación para la ciudadanía. La educación de carácter se refiere a la adquisición y el fortalecimiento de las virtudes. Según los autores los colegios deberían promover dicha educación del carácter de forma interdisciplinar a través de preguntas como “qué tipo de persona quiero ser de mayor” o “cómo se pueden equilibrar las distintas virtudes y valores en ese proceso”.

Si queréis leer el artículo entero os adjunto a continuación el link: http://www.rieoei.org/deloslectores/6723Santos.pdf

Ignasi Grau i Callizo

L’échec de la neutralité scolaire

Les récents événements survenus en France ont mis en relief de façon dramatique l’échec d’une philosophie de l’école « aveugle aux différences » comme dirait Taylor.

En effet, le système public d’éducation a voulu ignorer l’existence du pluralisme normatif à l’intérieur du corps social.  On a voulu ignorer les convictions et religions faisant appel à la notion de neutralité de l’enseignement. Mais la question de la neutralité scolaire pose problème, nous le voyons clairement aujourd’hui. Pour des raisons historiques liées à la construction de l’Etat-nation, les systèmes éducatifs -l’éducation formelle- ne se sont pas construits librement. C’est l’Etat ou les pouvoirs publics qui les gèrent. Conscients des dangers de cette éducation confiée à l’Etat dont l’exemple le plus clair est l’éducation dite nationale – on a inventé la neutralité de l’éducation.

On peut expliquer la neutralité France contre intégrismede deux manières. D’abord comme une manière de prévenir les conflits culturels/religieux. On a voulu donner le pouvoir d’éduquer à l’Etat pour lutter contre les diversités conflictuelles par la neutralité/laïcité. Cette prise en main devrait aboutir à une société dotée d’un haut degré de cohésion sociale. La neutralité visait en somme à asseoir le système éducatif sur des valeurs philosophiques consensuelles, de deux façons : parce qu’elles sont basées sur le consensus social et parce qu’elles sont fondées sur la raison philosophique et non sur les croyances.

On peut également donner une autre raison. On peut encore penser que les Etats ont restreint les initiatives de la société civile, pour s’approprier l’éducation comprise comme un élément structurant de l’Etat, donc comme un élément idéologique nécessaire pour la construction de l’Etat-nation et pour supprimer l’influence des institutions religieuses essentiellement catholiques qui représentaient la majorité des écoles à la fin du XIXème siècle.

En tout état de cause, la neutralité n’était à son origine qu’un outil pratique. Or étonnamment, d’outil pratique, de pis allé, la neutralité est devenue une norme pour l’éducation publique, une sorte d’idéal des sociétés démocratiques pour mettre en place des sociétés pacifiées et avec un haut degré de cohésion sociale.

Cependant, il est urgent dans le cadre des sociétés multiculturelles en crise identitaire de faire un bilan de la neutralité. Un siècle d’expérience de la neutralité représente globalement un siècle d’échec au regard de la cohésion sociale. Car la situation actuelle est caractérisée par le manque de cohésion et par l’incapacité de l’Etat de maîtriser le système. Les appels répétés à la formation à la citoyenneté démocratique et à la formation civique montrent que le modèle a failli.

D’autre part, contrairement à ce que l’on voulait, personne ne semble aujourd’hui maîtriser le système éducatif. Il semble que le système est maîtrisé/inspiré au niveau des valeurs par une mentalité de minimum commun dénominateur, un minimum que personne ne fixe réellement, qui se fait par tâtonnement.

Faut-il donc, dans ce contexte nouveau, sacraliser la neutralité ? Faut-il la dépasser ? Quel modèle alternatif peut-on présenter qui permette une plus grande cohésion, tout en sachant que la cohésion n’est pas la première finalité de l’éducation qui demeure avant tout un acte visant à permettre le développement de la personnalité de l’élève ? Il convient à ce propos de rappeler la teneur de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme lorsqu’elle s’occupe des finalités de l’éducation : « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personne humaine » (al. 2).

Alfred Fernandez

Éducation et diversité religieuse en Méditerranée occidentale

Aujourd’hui, nous voulons vous recommander le livre Éducation et diversité religieuse en Méditerranée occidentale récemment  publié  par le Conseil de l’Europe. L’ouvrage présente le rapport final du projet EDIR (Education et diversité religieuse en Méditerranée occidentale).  Ce projet est né de la collaboration de chercheurs de différents pays –parmi lesquelles des chaires UNESCO qui habituellement collaborent  avec l’OIDEL comme la Chaire UNESCO de La Rioja et la Chaire UNESCO de Bergame.

Le livre présente d’abord les résultats globaux de la recherche et donne beaucoup des indications sur la relation entre la religion et l’éducation, aussi bien que leurs influences mutuelles et les conséquences d’un mauvais équilibre entre ces deux réalités qui débouchent souvent sur l’hostilité ou le fanatisme.

La première étude de pays concerne l’Algérie et son approche nationale de la diversité concrètement dans le secondaire. Après une très bonne introduction à la réalité sociologique et historique de l’Algérie, les auteurs analysent les programmes d’enseignement islamique – le pays est officiellement musulman – et de son alternative. La recherche s’attarde également sur le rôle de l’enseignement de l’histoire nationale et ses implications sur la diversité religieuse dans l’éducation.

Le deuxième concerne l’Espagne et la gestion de la diversité religieuse dans le système éducatif espagnol. C’est très intéressant pour comprendre le cadre juridique constitutionnel et législatif relatif à l’enseignement et sa relation avec la religion.  Par la suite, la recherche aborde la relation entre l’Etat et les différences confessions religieuses pour permettre à tous les élèves de suivre un enseignement religieux en accord avec leurs croyances.

L’étude sur l’Italie essaie de montrer la relation entre la diversité religieuse et laïcité de l’Etat, la réalité italienne dans ce domaine étant spécialement intéressante en raison du rôle qu’a joué pendant beaucoup des années l’Église Catholique. La recherche s’occupe également des questions en relation avec l’importante augmentation des migrants de confessions religieuses non catholiques.

Finalement, la recherche sur le Maroc présente le contexte institutionnel marocain, sa nouvelle réforme éducative où la diversité religieuse joue un rôle de premier plan. La recherche enfin expose les modalités de reconnaissance du christianisme et du judaïsme par un Etat confessionnel musulman.education-et-diversit-religieuse-en-mditerrane-occidentale