La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits culturels souligne l’importance de l’approche culturelle pour la mise en œuvre du Programme 2030

Le 20 septembre, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Xanthaki, a présenté son nouveau rapport à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Le contenu de ce rapport portait sur le rôle des droits culturels dans l’élaboration du Programme 2030. Les droits culturels permettent aux individus de développer et d’exprimer leur humanité et leur vision du monde par leurs valeurs, leurs croyances et leurs modes de vie. L’analyse a été faite du point de vue des enseignements tirés des politiques existantes dans ce domaine et des faiblesses rencontrées dans sa mise en œuvre.

Il convient de noter que le Programme 2030 s’inscrit dans le cadre des droits de l’homme, plus précisément de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Tous deux reconnaissent le droit de chacun de participer librement à la vie culturelle, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux avantages qui en découlent. En outre, il contient également des éléments propres à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en ce qui concerne le lien direct entre le développement et l’autodétermination reconnu à l’article 3 de la Déclaration.

Le rapport part du principe que les droits culturels devraient être un pilier fondamental du développement durable. Ainsi, une approche fondée sur ces droits est donc une garantie de succès pour tout programme de développement. Toutefois, le rapport indique que, malgré leur importance, les éléments propres aux droits culturels ne sont pas systématiquement inclus dans les plans d’élimination de la pauvreté et de développement social. À cet égard, le document souligne l’idée que le développement ne peut pas être durable que s’il n’intègre pas les droits culturels. Pour ce fait, il convient de tenir compte des éléments suivants :

  1. Le développement durable doit inclure le développement culturel, en reconnaissant les droits individuels et collectifs qui lui sont inhérents.
  2. Intégration des inégalités et des stéréotypes afin de garantir l’accès à l’information, à la recherche et aux ressources nécessaires pour prospérer.
  3. Le développement durable doit être déterminé librement par les communautés. De cette façon, il est atteint est aligné avec les aspirations, coutumes, et traditions de chaque groupe. 
  4. La résistance au modèle unique. Les droits culturels doivent être considérés sous l’angle de la diversité culturelle qui dépend des valeurs et des principes de chaque identité culturelle.
  5. Vous regardez vers l’avenir. Le développement durable doit évoluer constamment en permettant des transformations sociales adaptées aux besoins des différentes communautés culturelles.

Par ailleurs, le rapport dénonce des situations dans lesquelles le développement vise à éradiquer l’identité culturelle des communautés locales par des actions telles que l’accaparement des terres ou les déplacements et réinstallations forcés. En outre, il apparaît clairement que le développement durable peut constituer une menace pour les droits culturels dans le domaine de la conservation de la nature. Un exemple de ces deux situations est le cas du peuple autochtone batwa, originaire de l’Ouganda, qui a été contraint de se déplacer en raison de la construction d’un parc national en 1991, ce qui l’a conduit à la pauvreté. 

Comme solution à ce problème, des pays comme la Lituanie, l’Espagne ou le Ghana ont mis en place des outils de consultation et de participation citoyenne dans le processus de prise de décision sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Ainsi, en garantissant la participation de la société civile à la vie culturelle, leurs droits culturels sont protégés.  Le rapport conclut en expliquant qu’il est indispensable de tenir compte des droits culturels dans les processus de développement durable.

Blanca Torrego

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The UN Special Rapporteur on cultural rights highlights the importance of the cultural approach to the implementation of the 2030 Agenda

On 20 September the UN Special Rapporteur in the field of cultural rights, Ms. Xanthaki presented a report to the United Nations General Assembly in New York. The document covered the role of cultural rights in the development of the 2030 Agenda. Cultural rights ensure that individuals can develop and express their humanity and worldview through their values, beliefs, and ways of life. The analysis has been carried out from the point of view of the experiences gained in this area and the weaknesses found in its implementation.

It should be noted that the 2030 Agenda is framed by human rights, more specifically by article 27 of the Universal Declaration of Human Rights and article 15 of the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights. Both recognize the right of every person to participate freely in cultural life, to enjoy the arts and to participate in scientific progress as well as in its benefits. In addition, it also contains elements included in the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples regarding the direct relationship between development and self-determination recognized in article 3.

The report was based on the premise that cultural rights should be a fundamental pillar of sustainable development and establishes that an approach based on them would be a guarantee of success for any development program. However, the report indicates that, despite their importance, cultural rights are not routinely included in poverty eradication and social development plans. In this regard, the document highlights the idea that development can only be sustainable if it incorporates cultural rights. The following elements should be taken into account:

  1. Sustainable development must include cultural development, recognizing the inherent individual and collective rights.
  2. Inclusion of inequalities and stereotypes to ensure access to information, research and resources needed to thrive.
  3. Sustainable development must be determined freely by communities. In this way it is achieved aligned with the aspirations, customs, and traditions of each group. 
  4. Resistance to the unique model. Cultural rights must be taken into account from the perspective of cultural diversity, which depends on the values and principles of each cultural identity.
  5. Looking to the future. Sustainable development must evolve constantly, enabling social transformations that are adapted to the needs of different cultural communities.

On the other hand, the report condemns situations in which development aims to eradicate the cultural identity of local communities through actions such as land grabbing or forced displacement and resettlement. Moreover, it also exposes that sustainable development can be a threat to cultural rights in the scope of nature conservation. An example of these two situations is the case of the Batwa indigenous people from Uganda, who, as a result of the construction of a national park in 1991, were forced to displace their settlement and as a ended in poverty. 

As a solution to this problem, countries such as Lithuania, Spain and Ghana have implemented tools both for consultation and citizen participation in the decision-making process on the implementation of the Sustainable Development Goals. Thus, by ensuring the participation of civil society in cultural life, the communities’ cultural rights are protected. 

The Rapporteur concludes the report by explaining that it is essential to take cultural rights into account when developing sustainable development policies.

Blanca Torrego

La Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales señala la importancia del enfoque cultural para la implementación de la Agenda 2030

El pasado 20 de septiembre la Relatora Especial de la ONU en el ámbito de los derechos culturales, la Sra. Xanthaki, presentó su nuevo informa ante la Asamblea General de Naciones Unidas en Nueva York. El contenido de este informe era sobre el papel de los derechos culturales en el desarrollo de la Agenda 2030. Los derechos culturales garantizan que los individuos puedan desarrollar y expresar su humanidad y visión del mundo mediante sus valores, creencias, y modos de vida. El análisis se ha realizado desde el punto de vista de las experiencias de aprovechamiento en esta materia y de los puntos débiles encontrados en su implementación.

Cabe tener en cuenta que la Agenda 2030 está enmarcada en los derechos humanos, más en concreto en el artículo 27 de la Declaración Universal de Derechos Humanos y en el artículo 15 del Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales. Ambos reconocen el derecho de toda persona a participar libremente en la vida cultural, a gozar de las artes y a participar tanto en el progreso científico como en los beneficios que de él resulten. Además, también contiene elementos propios de la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas respecto a la relación directa entre el desarrollo y la libre determinación reconocida en su artículo 3.

El informe parte de la base de que los derechos culturales deberían ser un pilar fundamental del desarrollo sostenible, por lo que un enfoque basado en ellos es una garantía de éxito para cualquier programa de desarrollo. Sin embargo, el informe indica que, a pesar de su importancia, los elementos propios de los derechos culturales no se incluyen de manera habitual en los planes de erradicación de pobreza y desarrollo social. A este respecto, el documento resalta la idea de que el desarrollo solo puede ser sostenible si incorpora los derechos culturales. Para ello, se deben tener en cuenta los siguientes elementos:

  1. El desarrollo sostenible debe incluir el desarrollo cultural, reconociendo los derechos individuales y colectivos que le son inherentes.
  2. Inclusión de las desigualdades y los estereotipos con el objetivo de garantizar acceso a la información, la investigación y los recursos necesarios para prosperar.
  3. El desarrollo sostenible debe ser determinado de manera libre por las comunidades. De esta manera se consigue se alinee con las aspiraciones, costumbres, y tradiciones de cada grupo.
  4. La resistencia al modelo único. Los derechos culturales deben tenerse en cuenta desde el prisma de la diversidad cultural que depende de los valores y principios de cada identidad cultural.
  5. Miras al futuro. El desarrollo sostenible debe evolucionar de manera constante permitiendo transformaciones sociales que se adapten a las necesidades de las diferentes comunidades culturales.

Por otro lado, el informe denuncia situaciones en las que el desarrollo tiene como objetivo erradicar la identidad cultural de comunidades locales mediante acciones como el acaparamiento de tierras o los desplazamientos y reasentamientos forzados. Además, también se pone de manifiesto que el desarrollo sostenible puede ser una amenaza para los derechos culturales en el ámbito de conservación de la naturaleza. Un ejemplo de estas dos situaciones es el caso del pueblo indígena batwa, original de Uganda, que, debido a la construcción de un parque nacional en 1991, se vio obligado a desplazar su asentamiento y como consecuencia de esto terminó en la pobreza.

Como solución a esta problemática, países como Lituania, España o Ghana implementan herramientas de consulta y participación ciudadana en el proceso de toma de decisiones sobre la implementación de los Objetivos de Desarrollo Sostenible. De esta manera, garantizando la participación de la sociedad civil en la vida cultura, se protegen sus derechos culturales.

La Relatora concluye explicando que es imprescindible tener en cuenta los derechos culturales durante los procesos de desarrollo sostenible.

Blanca Torrego

What is the vision of the United Nations Secretary-General for the present and future of the right to education?

On the 22nd of September, during the United Nations Conference for the Transformation of Education, UN Secretary-General António Guterres shared his vision of the right to education. The UN’s most senior official began by stressing that education is a fundamental human right, the realisation of which has been a source of dignity and personal empowerment throughout history. He emphasised, in the same way, the importance of this right as a driving force for the advancement of social, economic, political, and cultural development.  

At the same time, we live in a critical moment in time for education due to pressing inequalities and fast and radical changes, as Guterres observed. The dissatisfaction of all stakeholders in education testifies to this challenge. Young people are not equipped with the knowledge, experience, skills, or values needed to thrive in a changing world. Teachers are poorly trained, undervalued, underpaid, and held back by certain methods and tools. Parents and families complain about the low return on their investment in their children’s education. Employers suffer from the skills mismatch when looking for employees, while many adults complain about the lack of access to affordable training and re-skilling opportunities.

In addition to the crises specific to education, other structural crises impact the future of this right also: climate change, poverty, growing inequality, cultural and political polarisation, lack of trust, and conflicts.  

Looking to the future, the Secretary-General underlined the relevance of the Sustainable Development Goals in order to transform the world towards 2030. In this regard, he mentioned the Future Summit in 2024 and encouraged the international community to contribute and collaborate for its success.

Referring to the pillars for rebuilding education to meet the challenges of the future, the Secretary-General suggested the report of the UNESCO International Commission on the Future of Education as a starting point. According to this report, a truly transformative education must be conceived as a common good: it must be built hand in hand with communities, families, parents, and children, respond to local, national, and global needs, cultures, and capacities, and promote the holistic lifelong development of all learners.

Guterres called to mind the four pillars of the Delors Report: learn to learn, learn to live together, learn to do and, consequently, learn to be. He pointed out that «learn to be» is the deepest purpose of education: to instil in learners the values and capacities to lead a meaningful life, to enjoy that life, and to live it fully and well.

The holistic consideration of “learn to be”, together with the conception of education as a common good, entails rethinking educational policies so that identity development for individual and community becomes an integral component of education in the 21st century.

The Secretary-General gave indications to the different actors of the international community on the Transformation of Education: ensure a learning environment that supports the development of all learners; enable teachers to become agents of change; harness the digital revolution for the benefit of education; and invest more, more equitably and more efficiently in education.   At the end of his presentation, recalled once more the relevance of all actors, including explicit parents and civil society.

Mayca San Andrés

Ig

¿Cuál es la visión del presente y futuro de la educación del Secretario General de Naciones Unidas?

El pasado 22 de septiembre, durante la Conferencia para la transformación de la Educación de Naciones Unidas, el Secretario General de la ONU, António Guterres, presentó su visión sobre este derecho. El funcionario de más rango de Naciones Unidas empezó subrayando que la educación es un derecho humano fundamental, cuya realización ha sido fuente de dignidad y empoderamiento personal a lo largo de la historia. Enfatizó, en la misma línea, la importancia de este derecho como fuerza motriz para el avance del desarrollo social, económico, político y cultural.

No obstante, Guterres señaló el momento crítico de la educación debido a las desigualdades y al altamente cambiante mundo en el que vivimos. Muestra de ello es el descontento de todos sus actores: de los jóvenes, al no verse dotados de conocimientos, experiencia, habilidades o valores necesarios para prosperar en un mundo cambiante; de los profesores, al verse mal formados, infravalorados, mal pagados y frenados por ciertos métodos y herramientas; de los padres y familias, por la falta de rendimiento de las inversiones que hacen en la educación de los hijos; de los empresarios, por el desajuste de competencias; y de muchos adultos ante la falta de acceso a oportunidades de formación y recualificación asequibles.

Asimismo, junto las crisis propias de la educación, el Secretario General señaló las otras crisis estructurales que impactan el devenir de este derecho: cambio climático, la pobreza, la creciente desigualdad, la polarización cultural y política, la falta de confianza y los conflictos.

Mirando al futuro, el Secretario General subrayó la vigencia de los Objetivos de Desarrollo Sostenible, para poder transformar este mundo de cara al 2030. En este sentido, señaló la celebración en 2024 de la Cumbre del Futuro y animó a la comunidad internacional a contribuir y colaborar para su éxito.

En cuanto a los pilares sobre los que reconstruir la educación para hacer frente a los desafíos del futuro, el Secretario General señaló como punto de partida el informe de la Comisión Internacional de la UNESCO sobre el Futuro de la Educación. Según este informe una educación verdaderamente transformadora, debe concebirse como bien común: debe construirse de la mano de las comunidades, las familias, los padres y los niños, responder a las necesidades, culturas y capacidades locales, nacionales y mundiales, y promover un desarrollo holístico de todos los alumnos a lo largo de su vida.

Guterres se refirió a los cuatro pilares del Informe Delors: aprender a aprender, aprender a convivir, aprender a hacer y, en consecuencia, aprender a ser. Señaló que “aprender a ser” es el propósito más profundo de la educación: inculcar a los alumnos los valores y las capacidades para llevar una vida con sentido, disfrutar de esa vida y vivirla plenamente y bien.

La consideración holística del aprender a ser, junto con la concepción de la educación como un bien común, implican repensar las políticas educativas, de modo que la construcción de la capacidad de desarrollar nuestras identidades individuales y sociales sea un componente integral de la educación del siglo XXI.

El Secretario General dio pistas a los distintos actores de la comunidad internacional de la transformación de la educación señalando cuatro áreas: garantizar un entorno de aprendizaje que permita un pleno desarrollo de todos los alumnos; permitir que los profesores se conviertan en agentes de cambio; aprovechar la revolución digital en beneficio de la educación e invertir más, de manera más equitativa y eficiente en educación.

Asimismo, recordó de nuevo la relevancia de todos los actores, incluyendo explícitamente los padres y la sociedad civil, pidiendo una actitud abierta al cambio y a la colaboración.

Mayca San Andrés

Ig

Farida Shaheed nombrada Relatora Especial sobre el derecho a la educación de la ONU

Al término de su 50ª sesión, el pasado viernes 8 de julio de 2022, el Consejo de Derechos Humanos nombró una nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación, la Sra. Farida Shaheed, sucediendo así a la Sra. Koumbou Boly Barry, en el cargo desde 2016. Como nueva titular del mandato (por una duración máxima de 6 años), Farida Shaheed deberá formular recomendaciones a los gobiernos y otras partes interesadas, con el objetivo de ayudar a una plena realización del derecho de todas las personas, sin discriminación, a acceder a una educación de calidad.

A modo de recordatorio: los relatores especiales del Consejo de Derechos Humanos no son empleados de las Naciones Unidas ni están, por tanto, remunerados.

Fue nombrada tras un proceso de selección que incluye varios pasos. En primer lugar, presentó una solicitud por escrito, examinada por un Grupo Consultivo de 5 representantes de alto nivel, nombrados por cada uno de los 5 grupos regionales, que actúan también a título personal. Este Grupo Consultivo la recomendó al Presidente del Consejo de Derechos
Humanos (actualmente, Federico Villegas) como posible candidata al mandato. Posteriormente, el Presidente del Consejo de Derechos Humanos la ratificó como candidata idónea y, finalmente, el Consejo de Derechos Humanos aprobó su nombramiento.

Nacida en 1953 en Pakistán, Farida Shaheed es licenciada y tiene un máster en sociología por las Universidades de Ginebra (1974) y de Leeds (1975) respectivamente. Desde 1985 trabaja como Directora Ejecutiva del Centro de Recursos para la Mujer Shirkat Gah, una de las organizaciones de derechos de la mujer más destacadas de Pakistán.


Altamente comprometida con la consecución de la igualdad de género, piensa seguir haciendo de ello una prioridad como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

No es esta la primera participación de Farida Shaheed en el sistema de derechos humanos de la ONU. De hecho, ya fue nombrada Relatora Especial en el ámbito de los derechos culturales en 2009, permaneciendo en el cargo hasta 2015. Durante su mandato publicó un informe sobre la escritura y la enseñanza de la historia (2013), demostrando un especial interés y nivel de experiencia en el derecho de los niños a la educación.

Posteriormente participó en la publicación de Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), mostrando una relevante preocupación por cómo el
mundo digital está afectando a la vida de los niños. Está decidida a promover los derechos de los grupos marginados, como las minorías religiosas y étnicas, en relación con la educación, para lograr sociedades más democráticas e inclusivas.

OIDEL está deseando participar en su trabajo como nueva Relatora Especial sobre el derecho a la educación.

Farida Shaheed nommée Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation auprès du Conseil des Droits de l’Homme

À l’issue de sa 50ème session ce vendredi 8 juillet 2022, le Conseil des droits de l’Homme a nommé une nouvelle Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation : Madame Farida Shaheed. Elle succède à Madame Koumbou Boly Barry, en fonction depuis 2016. Madame Farida Shaheed est chargée d’émettre des recommandations aux gouvernements et autres parties prenantes, afin de garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous sans discrimination.

Pour rappel, les Rapporteurs spéciaux auprès du Conseil des droits de l’Homme ne sont pas employés par les Nations Unies et sont de fait non-rémunérés. Madame Farida Shaheed travaillera donc en tant qu’experte indépendante bénévole. Elle a été nommée à l’issue d’un processus de sélection impliquant plusieurs étapes. Elle a d’abord soumis un formulaire en ligne, examiné par un groupe consultatif composé de 5 représentants des 5 groupes régionaux.  Le groupe consultatif l’a ensuite recommandée comme candidate potentielle pour le mandat auprès du Président du Conseil des droits de l’Homme Monsieur Federico Villegas. Enfin, Monsieur Federico Villegas a convenu que Madame Farida Shaheed était à même d’assurer ce mandat et le Conseil des droits de l’Homme a finalement approuvé sa désignation.

Née en 1953 à Karachi (Pakistan), Madame Farida Shaheed est titulaire d’un Master en sociologie de l’Université de Leeds. Depuis 1985, elle est directrice exécutive du Centre de ressources pour femmes Shirkat Gah, la plus importante organisation pakistanaise œuvrant pour les droits des femmes. Ainsi, elle est engagée depuis de nombreuses années en faveur de la réalisation de l’égalité hommes/femmes et elle entend poursuivre cet objectif dans le contexte éducatif, en sa qualité de Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Madame Farida Shaheed a déjà été impliquée dans le système des droits de l’Homme des Nations Unies. En effet, le Conseil des droits de l’Homme l’a mandatée Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels en 2009, et elle est restée en fonction jusqu’à 2015. Au cours de cette période, elle a publié un rapport sur l’écriture et l’enseignement de l’histoire (2013), démontrant un intérêt particulier ainsi qu’un certain niveau d’expertise dans le droit à l’éducation des enfants.

Plus tard, Mademe Farida Shaheed a participé à la publication de l’ouvrage “Freedom Security Privacy – The Future of Childhool on the Digital World” (2020), se préoccupant spécialement de l’impact du monde digital sur la vie des enfants. D’autre part, elle est déterminée à promouvoir les droits des groupes marginalisés tels que les minorités ethniques et religieuses en relation avec l’éducation pour contribuer à des sociétés démocratiques plus inclusives. L’OIDEL se réjouit de collaborer avec la nouvelle Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Chloé Vermenouze

Farida Shaheed: New Special Rapporteur on the right to education appointed

Upon closing its 50th session this Friday (July 8th, 2022), the Human Rights Council appointed a new Special Rapporteur on the right to education: Farida Shaheed. She will be replacing Koumbou Boly Barry, former Special Rapporteur on the right to education, who had been in office since 2016. As the new mandate holder (for a maximum duration of 6 years), Farida Shaheed will have to provide recommendations to governments and other stakeholders, with the aim of guaranteeing the right of all persons to access quality education without discrimination.

As a reminder, Special Rapporteurs to the Human Rights Council are not United Nations staff members and do not receive a salary. Hence, Farida Shaheed will be serving in her personal capacity only. She was appointed through a selection process involving multiple stages. First, she submitted an online written application which was considered by a Consultative Group (composed of 5 high-level representatives serving also in their personal capacity and nominated by each of the 5 regional groups). This Consultative Group then recommended her as a potential candidate for this mandate to the President of the Human Rights Council (currently, Federico Villegas). Ultimately, the President of the Human Rights Council identified Farida Shaheed as a suitable candidate, and the Human Rights Council subsequently approved this appointment.

Farida Shaheed is a Pakistani sociologist born in 1953. She has a bachelor’s degree as well as a master’s degree in sociology, respectively from the University of Geneva (1974) and Leeds University (1975). She has been working since 1985 as Executive Director of Shirkat Gah Women’s Resource Centre, one of Pakistan’s most prominent women’s rights organizations. Therefore, she has long been engaged in achieving gender equality and plans on continuing to make that a priority, as the New Special Rapporteur on the right to education.

This is not Farida Shaheed’s first involvement with the UN human rights system. In fact, she was already appointed Special Rapporteur in the field of cultural rights in 2009, remaining in office until 2015. During that time, she published a report on history writing and teaching (2013), thus demonstrating a particular interest and level of expertise in children’s right to education.

Farida Shaheed later participated in the publication of Freedom Security Privacy – The Future of Childhood on the Digital World (2020), showing relevant concern with how the digital world is impacting children’s lives. Finally, she is determined to promote the rights of marginalized groups such as religious and ethnic minorities in relation to education to achieve more democratic inclusive societies. OIDEL is looking forward to engaging with her work as the new Special Rapporteur on the right to education.

Chloé Vermenouze

REIMAGINAR JUNTOS NUESTROS FUTUROS: UN NUEVO CONTRATO SOCIAL PARA LA EDUCACIÓN

Tras dos años de trabajo y una participación de más de un millón de personas –niños, jóvenes y adultos-, la Comisión Internacional creada por la UNESCO en 2019 y liderada por la presidenta de Etiopía, Sahle-Work Zewde, saca a la luz el nuevo informe mundial sobre los futuros de la educación: Reimaginar juntos nuestros futuros: Un nuevo contrato social para la educación. Con él trata de catalizar un debate mundial que pide una transformación sustancial de la educación, a fin de reparar injusticias pasadas y colaborar en pro de un futuro pacífico, justo y sostenible.

Invitándonos a reflexionar en torno a las preguntas ¿qué debemos seguir haciendo? ¿Qué deberíamos dejar de hacer? Y ¿qué deberíamos reinventar? propone, a través de millones de actos individuales y colectivos, cambiar juntos de rumbo y transformar el ámbito educativo de cara al 2050 en adelante.

La educación ha desempeñado durante mucho tiempo un papel fundamental en la transformación de las sociedades humanas. En el contexto actual, en el que el mundo atraviesa un momento crítico de graves amenazas para el futuro de la humanidad y del planeta, urge reinventar la educación para que nos ayude a afrontar los retos comunes. En este sentido, cabe interpretar la educación en términos de un contrato social, un acuerdo implícito entre los miembros de la sociedad para colaborar en pro del bien común: el punto de partida es una visión compartida de los fines públicos de la educación.

Si durante el siglo XX las políticas educativas estuvieron más bien orientadas a apoyar el sentido de pertenencia a una nación y los esfuerzos de desarrollo, el nuevo contrato social para la educación debe unirnos en torno a un empeño colectivo de superar los desafíos concretos a los que nos enfrentamos: profundas desigualdades; retroceso democrático; cambio climático; rápidas transformaciones no siempre orientadas a la equidad, la inclusión o la participación democrática; creación de trabajo decente centrado en el ser humano; entre otros. En este sentido, según el informe, hemos de replantearnos las formas de aprendizaje y el concepto de escuela, desde la arquitectura, los espacios y el uso del tiempo, a los calendarios, metodologías o planes de estudio.

El nuevo contrato social para la educación ha de garantizar el derecho a una educación de calidad a lo largo de toda la vida, abarcando el derecho a la información, a la cultura y a la ciencia, el derecho a acceder y contribuir al patrimonio común de conocimientos colectivos de la humanidad. Es necesario afianzar la educación como esfuerzo público y bien común. Las tradiciones culturales pueden servir de cimiento y contamos, además, con una gran capacidad de acción colectiva, inteligencia y creatividad.

Ante las propuestas concretas de organizar la pedagogía en torno a los principios de cooperación, colaboración y solidaridad, no de la realización individual; fomentar un aprendizaje ecológico, intercultural e interdisciplinario y conectar los lugares naturales, físicos y virtuales de aprendizaje, aprovechando al máximo las mejores características de cada uno de ellos, el nuevo contrato social para la educación hace  un llamamiento a todos: a la investigación y la innovación, a las universidades e instituciones de educación superior, a la solidaridad mundial y la cooperación internacional. Es mucho lo que está en juego.

Mayca San Andrés

Reimaginar Juntos Nuestros Futuros: Un nuevo contrato social para la educación

La UNESCO acaba de publicar titulado “Reimaginar Juntos Nuestros Futuros: Un nuevo contrato social para la educación”. Este informe se ha realizado por una Comisión liderada por la presidenta de Etiopía, Sahle-Work Zewde, que ha recogido más de un millón de contribuciones en su proceso de consulta global. En él, se aboga por una transformación mayoritaria del panorama educativo que ayude a reparar las injusticias históricas y mejore la colaboración por un futuro justo y sostenible. Con ello, la UNESCO espera iniciar una conversación global con el propósito de forjar un nuevo contrato social entre los miembros de las sociedades de todo el mundo. El informe de la ONU «Un nuevo contrato social para la educación» tiene como objetivo reconocer el progreso y los nuevos desafíos que conciernen a la educación en su proceso de dar forma a futuros pacíficos, justos y sostenibles.

La primera parte del documento muestra dónde estamos y de dónde venimos. En 1945, cuando al mundo lo poblaban 2400 millones de personas, el 45% de las mismas había asistido a la escuela. En 2020 la población mundial alcanzaba 8 mil millones, de las cuales el 90% pudo asistir a primaria, el 85% a secundaria básica y el 65% a formación secundaria superior. No obstante, y aunque los datos reflejan clara mejoría, el mundo parece estar en un punto de inflexión en el que la creciente desigualdad social y económica sumada al cambio climático, la pérdida de biodiversidad, el retroceso democrático, la automatización tecnológica disruptiva, la pobreza persistente, la violencia o el uso de los recursos naturales excediendo los límites planetarios señalan una actual coyuntura histórica negativa. Asimismo, la expansión de la educación es incompleta e inequitativa.

Exceder los límites planetarios en términos de producción, consumo y desperdicio de materiales son algunos de los problemas que contribuyen al cambio climático. Este provoca desplazamientos que dificultan el acceso a la educación. Asimismo, el cambio climático aumenta la desigualdad de género entre los más pobres. Por otro lado, las personas más educadas del mundo son las más contribuyentes a la degradación planetaria. Por ello, se necesita crear un enfoque renovado y efectivo que permite que los estudiantes desarrollen la capacidad de adaptación con el objetivo de mitigar el cambio climático. De igual modo, se debe trabajar por reducir la brecha digital, crucial en el acceso a la educación.

El retroceso democrático y la creciente polarización también deben abordarse. Las disrupciones del discurso cívico y las crecientes violaciones a la libertad de expresión tienen consecuencias importantes para la educación. Los factores incluyen desde el surgimiento de líderes populistas y el crecimiento del nacionalismo, hasta el poder de las redes sociales con su capacidad en tiempo real para difundir noticias intencionalmente engañosas, cuyos datos están manipulados, o son directamente falsas. El lado positivo es que hay una movilización ciudadana cada vez más activa que exige derechos democráticos y respeto por el estado de derecho, que debe ser reflejada en los futuros planes educativos.

Para abordar los problemas, el informe invita al mundo a convertir la educación en un contrato social basado en el bien común. Espera unificar en torno a problemas colectivos además de proporcionar el conocimiento y la innovación necesarios para brindar justicia social, económica y ambiental, ya que considera que las decisiones que se tomen hoy determinarán el futuro compartido. Entiende que la pedagogía debe basarse en la cooperación y la solidaridad, desarrollando las capacidades de estudiantes y profesores para trabajar en colaboración para transformar el mundo. Juntos, profesores y estudiantes deben formar una comunidad de buscadores y constructores de conocimiento. Una pedagogía basada en la solidaridad debe reconocer y corregir las exclusiones sistemáticas impuestas por el racismo, el sexismo, el colonialismo y los regímenes autoritarios en todo el mundo. Los principios básicos de interconexión e interdependencias; la cooperación y la colaboración se deben enseñar y practicar en todos los niveles y edades. La solidaridad, compasión, ética y empatía deben arraigarse en el proceso de aprendizaje. La evaluación debe ir en consonancia con estos principios de una manera significativa para el crecimiento y el aprendizaje de los estudiantes.

En este nuevo contrato social para la educación, los planes educativos deben surgir de la riqueza del conocimiento común y abarcar el aprendizaje ecológico, intercultural e interdisciplinario para que los estudiantes accedan y produzcan conocimiento mientras desarrollan su capacidad crítica. Los planes de estudio deben enseñar cómo estamos interconectados con un planeta vivo y dañado. Aprender a sentir empatía, cooperar, abordar los prejuicios y sortear los conflictos es valioso para todas las sociedades. El nuevo contrato social debería apuntar a ampliar la alfabetización y crear futuros plurilingües ya que la diversidad lingüística es una característica clave del conocimiento compartido de la humanidad. Además, se deben enriquecer las matemáticas, aprender de las humanidades, desarrollar la imaginación a través de la educación artística y cultivar la investigación y la comprensión científica mientras se aplican esas habilidades al mundo digital. Los planes de estudio deben fomentar la capacidad de discernimiento y la investigación de una verdad compleja. Por último, la educación debe fomentar los derechos humanos, la ciudadanía activa y la participación democrática. Los planes de estudio de este nuevo contrato social deberían, por lo tanto, mejorar las habilidades de los estudiantes para acceder a los conocimientos comunes y contribuir a ellos; reorientar el lugar de los seres humanos en el mundo hacia la solución de la crisis ecológica; contrarrestar la difusión de información errónea a través de alfabetizaciones científicas, digitales y humanísticas; y fomentar los derechos humanos y la participación democrática como pilares fundamentales del aprendizaje que transforma a las personas y al mundo.

Los docentes son un eje fundamental y su profesión debe revalorizarse y reinventarse a través de un esfuerzo colectivo para generar nuevos conocimientos y lograr una transformación educativa y social. La enseñanza exige compasión, competencia, conocimiento y determinación ética. Los talentos y habilidades individuales de los maestros deben reforzarse mediante la colaboración y el apoyo. No sería posible reinventar los planes de estudio sin la presencia de profesores en la toma de decisiones. Desgraciadamente, éstos siguen siendo poco reconocidos, subestimados, mal pagados e inadecuadamente apoyados. El desarrollo docente es un continuo rico y dinámico de aprendizaje y experiencias que duran toda la vida. El nuevo contrato social debe proveer la colaboración eficaz y el trabajo en equipo como características del trabajo de los docentes; la producción de conocimiento, reflexión e investigación como parte integral de la enseñanza; el apoyo a la autonomía y libertad de los docentes; y permitir la participación de los docentes en el debate público y el diálogo sobre el futuro de la educación.

Las escuelas deben considerarse lugares educativos protegidos debido a la inclusión, la equidad y el bienestar individual y colectivo que proporcionan, y deben reinventarse para promover mejor la transformación del mundo hacia un futuro justo, equitativo y sostenible. Las escuelas tienen un papel insustituible que implica ser componentes centrales de ecosistemas educativos más amplios. Fomentan las relaciones sociales, estimulan las interacciones humanas, los diálogos y el intercambio. Sin embargo, es necesario transformarlos para asegurar que no sirvan para afianzar las desigualdades o ampliar las disparidades, sino que sean plataformas para la cooperación, el cuidado y el desarrollo. Por estas razones, la UNESCO enfatiza la necesidad de proteger las escuelas como espacios donde los estudiantes encuentran desafíos y posibilidades que no están disponibles para ellos en otros lugares. Se debe rediseñar las escuelas basando sus valores en los derechos humanos y la capacidad colectiva de las sociedades para que sirvan como ejemplo de neutralidad de carbono y sostenibilidad.

El nuevo contrato social por la educación debe ampliar las oportunidades educativas que se desarrollan a lo largo de la vida y en los diferentes espacios culturales y sociales. Al hacerlo, los estados tienen la responsabilidad de garantizar que los sistemas educativos se financien de manera adecuada y equitativa. Las decisiones sobre tecnologías digitales deben tomarse en la esfera pública y guiarse por el bien común. La mejor estrategia para hacerlo es garantizar la democratización del espacio cibernético dentro de una sólida esfera pública. Además, la educación debe apoyar el derecho a participar en la vida cultural proporcionando acceso a los recursos culturales que dan forma a las identidades y amplían las cosmovisiones. Los objetivos por lograr incluyen oportunidades educativas de calidad en todo momento de la vida; ecosistemas educativos saludables que conecten sitios de aprendizaje naturales, construidos y virtuales; asegurar la capacidad del gobierno para el financiamiento público y la regulación de la educación; y ampliar el derecho a la educación para incluir aspectos como la información, la cultura y la ciencia.

Para catalizar un nuevo contrato social para la educación, la Comisión pide una agenda de investigación colaborativa a nivel mundial basada en el derecho a la educación a lo largo de la vida y que agradezca las contribuciones de asociaciones, educadores, instituciones y una diversidad de culturas. La investigación y la innovación deben fortalecer las capacidades de prospectiva futura y alfabetización. La Comisión pide una agenda de investigación colectiva mundial, sobre el futuro de la educación. El conocimiento, los datos y la evidencia que se produzca para el futuro de la educación deben incluir diversas fuentes y tipos de conocimiento. La innovación educativa debe reflejar una amplia gama de posibilidades en diversos contextos y lugares.

La UNESCO también pide un compromiso renovado con la colaboración global en apoyo de la educación como un bien común, que se base en una cooperación justa y equitativa entre actores estatales y no estatales en todos los niveles (local, nacional e internacional). Las instituciones mundiales deberían desempeñar un papel único en orientar nuestra atención hacia los desafíos a largo plazo. Los objetivos para el diálogo y la acción incluyen un llamado a todos los actores de la educación a trabajar juntos a nivel global y regional para generar propósitos compartidos y soluciones comunes a los desafíos educativos; Asegurar una cooperación internacional que opere bajo subvención, apoyando y desarrollando las capacidades locales, nacionales y regionales para abordar los desafíos. Además, se necesita un enfoque en la financiación del desarrollo internacional para los países de ingresos bajos y medianos bajos, así como inversiones comunes en ensayos, datos y conocimientos como eje transversal de una cooperación internacional eficaz.

La Comisión confía en cambiar de rumbo a través de millones de actos individuales y colectivos de valentía, liderazgo, resistencia, creatividad y protección. Además, serán de especial importancia los roles de docentes, universidades e instituciones de educación superior, gobiernos, organizaciones internacionales y de la sociedad civil, juventud, niños, investigadores, padres y líderes culturales y religiosos.

Sara Castillo

Enlace al informe en castellano: https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379381_spa