Interactive Dialogue with the Special Rapporteur on Cultural Rights

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On Wednesday, March 4, under the framework of the Human Rights Council, the Interactive Dialogue was held with the Special Rapporteur on Cultural Rights, Mrs. Karima Bennoune.

The Interactive Dialogue began with the intervention of the Special rapporteur, who emphasized the need to implement measures to provide adequate financial support, visibility, protection and ability to work freely in the cultural sector. She pointed out that the cultural rights defender label cannot be used to undermine human rights protection. She mentioned some examples of positive practices, such as the measures taken to implement the protection of cultural rights defenders in national legislation and policies by including the participation of cultural rights defenders in making rights-related decisions cultural, for example. She also mentioned avenues that can be taken into consideration when the human rights of cultural rights defenders are violated.

Several countries intervened to thank the rapporteur for her great work and highlight the situation in their countries. In the case of Cameroon or Nepal, they highlighted the importance of education for the full realization of cultural rights.

From OIDEL, we did an Oral Statement recalling the importance of the cultural approach on the right to education and therefore, the need to acknowledge the important role of teachers.

First of all, we would like to thank the work carried out by the Special Rapporteur during her years of mandate and thank her for choosing an issue of such importance and relevance as cultural rights defenders.

 Secondly, considering that defenders can be of any gender or age, from any part of the world and from any profession, we would like to highlight the role of teachers. The right to education plays an important role in the realization of cultural rights. As General Comment No. 21 says “The right of every person to participate in cultural life is also intrinsically linked to the right to education” (par.2). In this sense, it is important to recognize the role of teachers who ensure cultural transmission to groups whose culture is excluded from mainstream education, as is the case of certain minorities or indigenous people. We believe that the role of these teachers should be taken into account as human rights defenders, since without their work the intergenerational transmission of certain values and cultural heritage would be impossible.

We encourage the rapporteur to take them into account.

 Thirdly, we would like to highlight what was said by the former Special Rapporteur on human rights defenders, who pointed out that defenders working in the field of economic, social and cultural rights – including teachers – They often have more difficulty getting their work accepted as human rights work

 In conclusion, we would like to highlight three recommendations from the reporter’s report.

  1. Adopt cultural rights-based cultural policies that include the work of cultural rights defenders, and protections for them, including strategies and mechanisms for responding to violations, and amend existing cultural policies to ensure these issues are fully covered.
  1. Express support for cultural rights defenders and their work, and encourage non-State actors to do so.
  1. Raise awareness, through human rights education, of the inherent importance of cultural rights.

You can find our Oral Statement at the following link – minute 1:29:54

http://webtv.un.org/search/id-sr-on-cultural-rights-18th-meeting-43rd-regular-session-human-rights-council-/6138316454001/?term=cultural%20right&sort=date#player

 

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«L’éducation est l’instrument de l’auto-donation du sens»

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Alfred Fernandez disait souvent que l’éducation est l’instrument de l’auto-donation du sens. Nous pouvons observer cette affirmation dans plusieurs de ses ouvrages ainsi comme dans l’introduction de « l’Indice de Liberté d’Enseignement » (FERNANDEZ & GRAU, 2016).

Dans un article publié dans le livre « Le dû à tout homme. Situation et défis du système international de protection des droits de l’homme » Alfred approfondis sur ce concept. Dans cet article Alfred mentionnait que l’éducation est avant tout un droit culturel, car la personne qui est à la fois « mémoire » et « projet à réaliser »  se développe dans un milieu culturel.  Dans ce sens, l’éducation est l’un des moyens essentiels de la construction de la propre identité, qui permet à la personne de se construire à travers le lien entre son histoire et son projet personnel. Cette idée fut transmise aussi dans l’article 6 de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels : « Dans le cadre général du droit à l’éducation, toute personne, seule ou en commun, a droit, tout au long de son existence, à une éducation et à une formation qui, en répondant à ses besoins éducatifs fondamentaux, contribuent au libre et plein développement de son identité culturelle dans le respect des droits d’autrui et de la diversité culturelle ».

Alfred continuait ainsi « Il est indispensable de me permettre de devenir ce que je veux/dois être, de choisir mes appartenances, de chercher mon sens-on pourrait ainsi dire que le droit à l’éducation est en fin de compte, un droit au sens. Mais la recherche de mon sens doit se faire dans le cadre d’une société pluraliste. Il est nécessaire d’intégrer dans l’éducation un enseignement théorique et pratique au respect de la différence et de la diversité. C’est ce qu’on peut appeler une éducation à la tolérance. Enfin, pour être capable de comprendre le différent, sans l’assimiler ni le rejeter, il faut également une éducation à l’universel explicite, aux valeurs qui par-delà les différences sont communes à la condition humaine. Ces valeurs représentées par les droits de l’homme doivent être enracinées dans les différentes cultures pour faire de l’éducation un tout cohérent ».

Pour la réalisation du droit à l’éducation, Alfred mentionnait à Habermass quand il parlait de l’importance de garantir « à tous les citoyens un accès égal aux contextes culturels, aux rapports interpersonnels et aux traditions dans la mesure où ils sont nécessaires pour leur développement et renforcement de l’identité personnelle » (HABERMASS, 2003, p. 12).

Dans ce sens Alfred pensait l’école comme une « structure de sens » essentielle, qui doit répondre au « pourquoi » et ne pas se limiter au « comment ». L’école doit permettre de structurer la personnalité de l’élève et ne peut être un lieu seulement de connaissances purement instrumentales. Alfred souligne que l’école est « avant tout un lieu de formation éthique et l’éthique s’accommode mal de la neutralité ».

Le Comité de droits économiques, sociaux et culturels avertit aussi sur l’importance de l’approche culturelle du droit à l’éducation afin que les personnes et les communautés peuvent jouir de ces valeurs, religion, traditions, langues, coutumes et autres valeurs culturelles  (Comité des droits économiques, sociaux et culturels, 2009). Cette dimension culturelle de l’éducation est la dimension qui permet à chaque être humain la construction de son identité.

Pour savoir plus sur la vision d’Alfred Fernandez sur l’éducation comme instrument d’auto-donation de sens vous pouvez trouver l’ouvrage entier dans ce lien.

Ignasi Grau

Bibliographie

Comité des droits économiques, sociaux et culturels. (2009). Observation générale no 21. Droit de chacun de participer à la vie culturelle (art. 15, par. 1 a) . Genève: OHCHR.

FERNANDEZ, A., & GRAU, I. (2016). Indice de Liberté d’Enseignement – Rapport 2016 sur les Libertés éducatives. Genève: OIDEL – Novae Terrae.

HABERMASS, J. (2003). De la tolerancia religiosa a los derechos culturales. Claves de la razón práctica n°129 , 4-13.