Agenda 2030: the role of Human Rights Education

The seminar How can Human Rights Education and Training be promoted through the Education 2030 Agenda, especially Target 4.7? is organized by the NGO Working Group on Human Rights Education on Tuesday the 30th of May at the Palais des Nations (Room XXV, 14h30 -16h30).

This meeting was planned with the co-sponsorship of the States Platform on Human Rights Education and Training (Brazil, Costa Rica, Italy, Morocco, The Philippines, Senegal, Slovenia and Thailand) and the UNESCO Liaison Office in Geneva.

It will focus on Human Rights Education and Global Citizenship Education as established in target 4.7 of the Sustainable Development Goals.

The organisers  believed useful to bring together various initiatives to update all stakeholders, including the Member States. It will be an occasion to discuss monitoring mechanisms and practices, together with difficulties and obstacles.
OPENING REMARKS:
H.E. Mr MAURIZIO ENRICO SERRA, Ambassador, Permanent Representative of Italy

Mr ABDULAZIZ ALMUZAINI, Director, UNESCO Geneva Liaison Office

PANELISTS
LYDIA RUPRECHT, Team Leader, Education for Sustainable Development & Global Citizenship, UNESCO

GILBERTO DUARTE SANTOS, Crime Prevention & Criminal Justice Officer, Education for Justice, UNODC

ELENA IPPOLITI, Human Rights Officer, Methodology Education & Training  Section, OHCHR

VILLANO QIRIAZI, Head of the Education Policy Division,Council of Europe (tbc)

GIORGIA MAGNI, Junior Researcher, International Bureau of Education, IBE-UNESCO

MODERATOR
CLAIRE DE LAVERNETTE, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning

 

93th Council of the OIEC:

Last week OIDEL participated in the OIEC Council in Beirut. OIEC – Catholic International Education Office. OIEC is the entity that represents Catholic Education around the world, around the 70% of non-governmental schools are catholic.

The Council of the OIEC was from Thursday 27th until Saturday 29th April. Many issues were discussed but we would like to highlight the presentation of the new OIEC representation around the International Organizations.

Additionally, OIDEL made a presentation on “Education 2030: The role of civil society”. The presentation was an occasion to present the new challenges of the international community and to show the role of Catholic Education in the implementation of the new agenda. Moreover, OIDEL took the opportunity to show how Catholic Education can improve the realization of the right to education in other UN mechanisms.

Among the events OIDEL take part we can highlight the participation of two other events. One was an audience with the President of Lebanon Michel Aoun, in the Baabda Palace. The other one was the participation on a conference on the importance of the TIC for the realization of the right to education. Conference organized by the Lebanese Catholic Education and the Ministry of Education of Lebanon.

The whole trip was a wonderful experience and we look forward that OIDEL can play an important role in this new phase of the OIEC, and we also look forward to contribute with all the regions and countries that are part of it.

 

Ignasi Grau

L’autonomie des écoles et la liberté d’enseignement

Beaucoup d’États ayant procédé à de profondes mutations de leur système éducatif l’ont fait dans le sens d’une plus grande responsabilisation des acteurs de l’éducation et d’une diminution des pouvoirs d’intervention de l’État central.

Cette tendance se fait d’abord au sein même de l’école publique. Le degré des décentralisations et d’octroi d’autonomie varie d’une simple orientation générale, comme en France, jusqu’à un radical transfert des pouvoirs décisionnels de l’État central vers les autorités locales et les chefs d’établissement, au Danemark ou en Finlande par exemple.

Cette décentralisation a aussi pour effet de conférer aux parents d’élèves de plus larges possibilités de choix. Quelles sont les raisons d’une telle évolution, sachant que subsiste, dans la très grande majorité des pays, une volonté farouche de contrôler la prestation éducative à un niveau national? Nous identifions quatre raisons : 1) la pression des  normes  internationales, 2) l’impératif de la qualité, 3) la question de la gouvernance et 4) l’émergence de la société civile.

1). Les dispositions des instruments internationaux relatifs au droit à l’éducation constituent sans doute un élément de réponse. Ils établissent clairement le droit des parents d’être reconnus comme les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants ainsi que leur droit de choisir le type d’établissement scolaire en fonction de leurs options philosophiques ou religieuses, les critères ayant été heureusement étendus aux choix pédagogiques par la Charte européenne des droits fondamentaux

Cette perspective conduit nécessairement les États à adapter leur législation interne dans le sens d’une responsabilisation des acteurs de l’éducation, essentiellement ici les parents d’élèves. Les mêmes instruments internationaux, nous l’avons vu, situent clairement les objectifs de l’éducation au niveau de l’épanouissement personnel des potentialités de chaque élève.

2). Dans la plupart des pays se pose de manière brûlante la question de la qualité et de l’efficacité pédagogique et éducative de l’école. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et bien d’autres facteurs ne sont que difficilement pris en compte dans l’évolution des systèmes scolaires qui peinent à  suivre le rythme

Par ailleurs, il est une autre réalité toujours davantage prise en compte aujourd’hui : la nécessité pour l’école de former des « citoyens » à part entière. Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le fait qu’une telle formation théorique ne peut déployer ses effets démocratiques que dans un contexte où la participation et la responsabilité personnelles sont valorisées.

L’efficacité pédagogique et éducative de l’école indépendante, tant au plan de sa capacité d’adaptation aux besoins pédagogiques nouveaux qu’à celui de l’éducation personnelle, est généralement reconnue. Sur le terrain scolaire, le secteur indépendant constitue souvent un « laboratoire » expérimental et innovateur dont profite l’école publique.

3). Outre les problèmes pédagogiques évoqués, les systèmes nationaux d’éducation se trouvent confrontés à des difficultés de gouvernance. Pour reprendre une expression célèbre en France il y a quelques années, les systèmes d’éducation publique deviennent toujours davantage des « mammouths » qu’il s’agit de dégraisser ; l’efficacité de ce régime amaigrissant passe nécessairement par une répartition plus judicieuse des responsabilités. Comme le dit M. Toulemonde dans son ouvrage Et si on tuait le mammouth paru la semaine dernière en France : “Il n’est plus temps de tenter d’agiliser le mammouth… Enterrons-le sans fleurs ni couronnes et engageons-nous dans les voies explorées non seulement par nos voisins mais en France même par l’enseignement supérieur… Donnons l’essentiel du pouvoir aux acteurs locaux par la décentralisation, la déconcentration, l’autonomie des établissements“.

4). Enfin, et c’est peut-être le facteur le plus important, cette évolution des législations éducatives s’inscrit dans le contexte du développement de la société civile. La discussion autour du bipôle classique « public-privé » tend à céder le pas à une réflexion sur la participation et la responsabilité des acteurs issus de la société civile, et ce dans tous les domaines, bien au-delà de la seule question scolaire.

Au-delà des querelles opposant les défenseurs des diverses conceptions de cette société civile et de son champ d’autonomie, on s’accorde généralement à reconnaître que cette société civile, lorsqu’elle agit dans des activités dites « publiques », ne peut être simplement comprise dans les catégories opposant ce qui relève de l’«officiel», de l’«étatique» ou du « gouvernemental » d’une part au « privé » d’autre part.

Trois principes

1. L’État n’intervient pas dans les choix pédagogiques des établissements, sinon pour veiller à la mise en place d’un cadre d’équité et de responsabilité général. Si l’on raisonne à partir du principe de subsidiarité, les parents deviennent manifestement incapables d’assurer seuls le financement de l’école.

2. Les parents et les enseignants sont considérés comme des acteurs responsables de l’enseignement. Cette « confiance » dans le citoyen est un fondement de la démocratie .Le monopole éducatif de l’État repose souvent sur une méfiance explicite ou implicite envers les parents et les enseignants, auxquels le droit – et le devoir – de participation effective aux décisions et aux responsabilités est ainsi nié.

3. Les pouvoirs publics agissent de telle manière que les établissements scolaires puissent, de manière autonome, offrir une prestation pédagogique réellement pluraliste. Ils veillent à la transparence et à la véracité de l’information fournie par les prestataires et mettent en œuvre un système de financement non discriminatoire permettant aux parents de choisir entre divers établissements scolaires.

 

A. Fernandez et I. Grau

Aprendiendo a ser cívicos

La paradoja del mundo en que vivimos es que estamos en un mundo cada vez más heterogéneo, pero cada vez más conectado. Ya nadie se extraña que dentro de un aula haya apellidos de distinta procedencia, distintos orígenes religiosos o distintas razas. Igualmente, la globalización es nuestro pan de cada día, compramos productos de todas partes del mundo, nos solidarizamos con causas del otro extremo del mundo y hacemos nuestras vacaciones en los sitios más exóticos. Nada que no hayamos oído antes. Esta situación supone la exposición a gran escala a otras formas de ver el mundo, provocando una reflexión a gran escala sobre nuestras creencias y valores.

Como ya sabemos estos cambios no están exentos de tensiones. El gran desafío es aprender a vivir juntos en una sociedad cada vez más diversa. Consciente del desafío la comunidad internacional proclamó a través de resolución de la Asamblea de las Naciones Unidas un Decenio Internacional de Acercamiento de Culturas con el objetivo de reforzar el diálogo intercultural e interreligioso y la promoción del entendimiento y la cooperación al servicio de la paz.

Una educación completa y de calidad no puede obviar esta problemática. El artículo 26.2 de la Declaración de Derechos Humanos advierte que “la educación (…) favorecerá la comprensión, la tolerancia y la amistad entre todas las naciones y todos los grupos étnicos o religiosos,(…)”.  Juegan un papel esencial en este sentido la educación en derechos humanos y la educación a la ciudadanía.

Querríamos recomendar desde OIDEL el manual Aprendiendo a ser cívicos realizado por el Parlamento de Navarra y la Universidad de Navarra. Este pequeño manual es una buena herramienta para educar en virtudes sociales. Las virtudes sociales son aquellas que aseguran el bien común: la cordialidad, la generosidad, la gratitud, la justicia, la participación, el respeto, la responsabilidad y la solidaridad. Este manual está pensado para aquellos que les preocupa y les ocupa la educación de los ciudadanos del futuro, incluyendo tanto padre como profesores. El libro se puede descargar de internet. Se ha creado una plataforma para acompañar a la formación de los docentes con videos.

El libro advierte “aprender a ser un buen  ciudadano es una tarea de toda la vida y un saber práctico que implica no solo la inteligencia para conocer cuáles son les rasgos que mejoran nuestra vida en sociedad, sino también la voluntad para ponerlos en práctica”.

Para saber más http://www.unav.edu/web/parlamento-civico

Ignasi Grau

Le déchaînement d’une nouvelle société : les enjeux éducatifs III

Ne nous y trompons pas : la société de l’information, n’est pas encore une réalité, c’est un idéal. S’il est vrai que les réseaux d’information et de communication sont déjà très développés, notre monde est bien loin d’offrir un “accès équitable et généralisé à l’information”. Au contraire, il semble bien qu’en matière d’accès aux technologies de l’information, l’écart entre nations riches et pauvres ne cesse de s’accentuer.

 

De plus, on semble parfois utiliser le mot “connaissance” comme l’équivalent du mot “information”. La connaissance ne s’acquiert pas par un simple click de souris, car elle implique toujours un travail intellectuel de la part du sujet. Alors que l’information dépend avant tout de la technologie, la connaissance ne peut se faire sans éducation. Il ne s’agit pas ici seulement de l’éducation de base, nécessaire pour lire et écrire sur un ordinateur, mais aussi de la culture, de la capacité de synthèse, de l’esprit critique qui sont indispensables s’il s’agit de trier une foule d’informations et de l’utiliser à bon escient.

 

Il serait naïf de penser qu’un accès équitable et généralisé à l’information ferait disparaître les inégalités entre les peuples en matière de liberté d’opinion et d’expression, car ces inégalités ont souvent des racines bien plus profondes qu’une difficulté de connexion. L’information ne même à rien sans formation, l’amélioration des conditions de vie des peuples nécessite des têtes bien faites et non de têtes bien pleines, encore qu’il faille critiquer ce lieu commun en rappelant qu’on ne sculpte pas de « bonnes » têtes avec du vide.

Le mobile à l’école : le déchaînement d’une nouvelle société (I)

Contrôler l’utilisation des téléphones dans le milieu scolaire semble un problème majeur dans la rentrée scolaire. Ce détail qui peut paraître anecdotique montre la montée en puissance de la société de l’information.

Nous sommes donc en train d’assister à un changement de valeur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, puisque les valeurs matérielles semblent céder définitivement le pas à des valeurs de types intellectuelles : le savoir-faire, les compétences professionnelles, l’approfondissement de sa culture propre, qui tous trois présupposent l’accès à l’information,  sont désormais un plus grand signe de richesse que les ressources industrielles ou agricoles. Ainsi le droit à la liberté d’opinion et d’expression et le droit à l’éducation se retrouvent-ils au cœur de cette nouvelle société.

Parmi les progrès dans le domaine des droits de l’homme que les technologies de l’information et de la communication sont susceptibles d’apporter au monde, on peut citer les suivants :

– les technologies de l’information et de la communication rendent nécessaire l’émergence d’un nouveau droit : le droit à l’information et à sa libre circulation.

– ces technologies nous ouvrent à la richesse des autres. Elles rendent possible la connaissance de leur culture et de leur langue et facilite le dialogue entre les cultures et la lutte contre la discrimination.

– la société de l’information élargit les horizons du droit d’opinion et d’expression. Elle permet une meilleure défense des droits de l’homme par la diffusion via Internet des textes, visant à les promouvoir ou à dénoncer les abus à leur encontre.

– enfin, en ce qui concerne le droit à l’éducation, les nouvelles technologies  soulèvent d’immenses espoirs. En particulier, par la mise à disposition sur le Web des bases de données spécialisées et des encyclopédies et par les MOOCS elles fournissent des informations nécessaires pour des enseignements ou des recherches de qualité.

Alfred Fernandez

Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos

Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos es el tema de un documento presentado por OIDEL en colaboración con el diputado italiano Remo Sernagiotto en el marco de la Universidad de Otoño del Grupo Conservador y Reformista del Parlamento Europeo.

Remo Sernagiotto  moderó el debate y subrayó dos ideas imprescindibles para la elaboración de las políticas educativas. Primeramente recordó que la gobernanza de los sistemas educativos debe incluir a la sociedad civil y la familia. Igualmente recordó que Europa ha sido siempre un  gran espacio de libertad y de participación de la sociedad civil. “La función principal del Estado debe ser la de establecer las reglas, no de gestionar” concluyó el Sr. Sernagiotto.

El diputado Andrew Lewer (Reino Unido) recordó que la escuela juego un papel primordial en la formación del ser humano. Como padre señaló que la educación no puede tener una función de simple instrucción, sino de formación integral de la persona. En este sentido los debates educativos no pueden circunscribirse a las cuestiones cognitivas, sino que deben tener un componente cultural y abrir espacios a la sociedad y  las familias. La única forma de hacerlo es mediante la libertad de enseñanza. Lewer recordó que la libertad de enseñanza exige flexibilidad en los currículos y financiación pública, señalando como buenos ejemplos Bélgica y Holanda.

A continuación Alfred Fernandez, Director General de OIDEL presentó las grandes líneas del documento Promover una nueva educación: Pasar de la perspectiva del Estado a la perspectiva de los ciudadanos. Este documento, que se presenta con el objetivo de generar un debate de fondo sur los sistemas educativos europeos, comienza señalando las deficiencias de la estrategia europea educativa Educación y formación 2020. “En EF 2020 nunca aparece la educación como un derecho fundamental” dijo Fernández. En Europa es necesario dar mayor contenido a la educación que es el “aprendizaje de la humanidad”: la identidad personal está en juego. Por ello, los proyectos educativos deben ser plurales y recuperar el “sentido” y los valores. De ahí la necesidad de una mayor participación de la sociedad civil en la implementación de los sistemas educativos. Sólo la participación de todos puede permitir que la cohesión social pase de la simple mezcla al reconocimiento de la diferencia y las complementariedades. Por último el documento se refiera a la financiación de la escuela que debe orientarse de manera decisiva hacia el sujeto: familia y alumno. Las ideas propuestas en el informe Delors a la UNESCO de 1996 señalan las pautas para esta cambio fundamental.

Finalmente Giancarlo Frare (Italia) Vicepresidente de la Associazione genitori scuole cattoliche (AgESC) señaló que en los sistemas educativos la persona debe recuperar el protagonismo principal. Esto significa que se debe superar la finalidad puramente instrumental de la educación y para que esto ocurra es imprescindible recordar que la educación es primeramente un derecho y un bien público. La consideración de esta perspectiva obliga a invertir la subsidiariedad actual, el Estado debe intervenir cuando la sociedad civil no pude hacerlo y no al revés.

Ignasi Grau