Génocide et éducation

En ce jeudi 13 septembre 2018, quatrième jour après le début du Conseil des Droits de l’Homme aux Nations Unies à Genève, une problématique pertinente a été soulevée : le génocide.

En effet, le 9 décembre 2018, la Convention pour la prévention du crime de génocide fêtera son 70ème anniversaire, et il est déconcertant d’observer qu’aujourd’hui, 45 Etats membres des Nations Unies n’ont pas encore pris la décision de rejoindre les Etats signataires. Le défaut d’engagement d’un nombre si important d’Etats est tout à fait troublant, souligne Mr. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire Général sur la prévention du génocide, lors du débat de haut niveau pour le 70ème anniversaire de la Convention pour la prévention du crime de génocide. Ce dernier fait alors un appel en faveur d’une ratification de tous les Etats, insistant sur une obligation morale vis-à-vis de l’humanité et un témoignage de reconnaissance du gouvernement à l’égard de sa propre population. En effet, il en est de la responsabilité de chaque Etat de protéger sa population, c’est pourquoi une ratification universelle est pertinente selon de nombreuses délégations.

Comme l’ont souligné de nombreux intervenants et représentants d’Etats, le génocide est un crime ultime contre l’humanité. Selon Mr. William Schabas, Professeur de droit international, de droit pénal international et de droit de l’homme, cet acte est le résultat d’une faille profonde de l’humanité, résultant de l’idée qu’un groupe ethnique serait supérieur ou inférieur à un autre. En outre, il n’y a pas de justice pour les victimes, c’est pourquoi la lutte contre l’impunité est primordiale. La justice transitionnelle est alors partie intégrante de cette lutte et est essentielle, particulièrement en période post-conflit.

Toutefois, Mr. Adama Dieng soutient que l’on observe un recul dans cette lutte contre l’impunité, c’est pourquoi l’éducation doit entrer en jeu. En effet, selon lui, elle est la « clé qui nous permet de résoudre les problèmes de notre planète », et joue un rôle important dans la prévention de ces crimes. L’éducation est alors un réel outil de prévention des violations des droits de l’homme et des crimes de masse, c’est pourquoi il nécessaire d’investir dans celle-ci. En effet, aux accords de nombreux intervenants et représentants d’Etats, afin de garantir la non-répétition de ces actes, il est primordial de mettre l’accent sur la prévention, étant un des piliers de la stratégie de la communauté internationale. De plus, la lutte contre le génocide doit être proactive, c’est pourquoi le rôle de l’éducation prend tout son sens. Le représentant d’Etat de l’Israël souligne que les Etats ont la responsabilité, dès l’âge le plus précoce, d’éduquer à la tolérance et au respect. Il faut veiller à ce que les générations futures apprennent grâce au passé, l’éducation permettant de transmettre la mémoire selon le représentant d’Etat de l’Afrique du Sud. Mr. Fabian Savioli, Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition, soutient que prévenir les génocides se fait grâce à une culture de la paix active et en encourageant l’éducation afin d’éviter tout type de discrimination, celle-ci étant à l’origine de nombreuses violations des droits de l’homme.

Enfin, le Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, Mr. Zohrab Mnatsakanyan, souligne que le rôle de l’éducation pour la promotion et la culture du respect des droits de l’homme est essentiel pour la prévention. L’éducation serait-elle alors la solution ultime afin de combattre les crimes de génocides et revenir à plus d’humanité ?

Julie Mendola

Evento sobre derecho a la educación y uso de tecnologías: riesgos y oportunidades

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En el marco del 38 periodo de sesiones del Consejo de Derechos Humanos (CDH) de la Organización de las Naciones Unidas (ONU), el 20 de junio, OIDEL y la Misión Permanente de España copatrocinaron el evento paralelo titulado “Derecho a la educación y tecnologías: un diálogo necesario”. Para el desarrollo de dicho tema, se contó con la presencia de distinguidos ponentes: la Dra. Charo Sábadas (profesora de la Universidad de Navarra y promotora del proyecto Smart Internet Users[1]), Renato Opertti (coordinador del programa de innovación, aprendizaje y evaluación de la UNESCO),
Dr. Juan Díaz (rector de la Universidad de Educación a Distancia de Madrid) y Pablo Nuño (representante permanente de la Misión de España) como moderador del debate.

La Dra. Sábada comenzó el diálogo. Durante su participación, enfatizó la importancia de adaptar el uso de tecnologías a las capacidades y al desarrollo de los niños. Comentó que según el informe Growing Up Digital[2], internet es una herramienta que no fue diseñada para ser utilizada por parte de menores de edad, por lo que se debe reflexionar sobre sus riesgos (sobreexposición de la intimidad, adquisición de malos hábitos, acceso a contenido peligroso, etc.). La Dra. Sábada indicó la manera en que se puede adoptar un enfoque que piense en las necesidades de los niños, a través del fomento de la comprensión del uso de internet y proveyendo una educación que no se limite a la alfabetización digital.

Por otra parte,  Renato Opertti, contextualizó la evolución del uso y entendimiento de la utilización de tecnologías en nuestra sociedad en el marco de los Objetivos de Desarrollo Sostenible[3]. Aclaró que nos encontramos en una fase donde las formas en que aprendemos y producimos conocimiento, se han transformado por completo. Por esta razón, Opertti señaló la relevancia de promover una educación holística, cuyo objetivo sea reflejar sobre cuestiones tanto técnicas como éticas, y que vincule aprendizaje y  contenido curricular.

La intervención del Dr. Díaz fue sobre la incorporación de valores humanos en la educación a través del uso de tecnologías. Desde su experiencia como investigador y rector, Juan Díaz sostuvo la importancia de desarrollar un enfoque educativo que tome en consideración un aprendizaje científico y tecnológico, basado en los derechos humanos, y que de manera simultánea, inculque la promoción de valores humanos, solidaridad y fraternidad.

Finalmente, el evento concluyó con una sesión de preguntas y respuestas, donde participantes provenientes de colegios, organizaciones no gubernamentales y delegados de misiones permanentes, pudieron interactuar con los ponentes y contribuir a este diálogo necesario sobre educación y el uso de tecnologías en el marco de los derechos humanos.

Gabriela García

[1] Este proyecto se orienta a investigar y estudiar propuestas para el uso seguro de tecnologías, en relación con una educación integral. Para conocer más detalles sobre esta iniciativa: http://www.smartinternetusers.com/.

[2] Para ver el informe completo: https://www.childrenscommissioner.gov.uk/wp-content/uploads/2017/06/Growing-Up-Digital-Taskforce-Report-January-2017_0.pdf.

[3] Para consultar los Objetivos de Desarrollo Sostenible: https://www.un.org/sustainabledevelopment/sustainable-development-goals/.