Radicalización: testimonios y respuestas

Cerca de cien personas: miembros de Misiones diplomáticas y ONG participaron el  10 de julio en el Palacio de las Naciones (Ginebra) el Coloquio Internacional “Radicalización: testimonios y respuestas”, organizado por OIDEL, el Collège Universitaire Henry Dunant (CUHD), el Institute Supérieur des Religions et de la Laïcité (ISERL), y varias universidades.  El objetivo de este coloquio era contribuir a la reflexión sobre el fenómeno de la radicalización: concepto, causas y desafíos.

La primera mesa redonda fué introducida por Jean Paul Willaime, de la École Practique des Hautes Etudes en Paris. En su intervención, titulada Las religiones: una cuestión de las sociedades actuales señaló la evolución histórica del modo de ser religioso y  planteó la idea de una “laicidad positiva e inclusiva”, consistente en introducir a las religiones en la dinámica asociativa de la sociedad civil, reconociendo sus aportaciones a la vida colectiva. A continuación  intervinieron  Naouel Abdellatif Mami, vicerrectora de la Universidad de Sétif 2 (Argelia) que  insistió sobre la necesidad de diferenciar entre religión y cultura, sobre todo cuando a menudo la práctica cultural es más importante que la práctica religiosa. La laicidad inclusiva – añadió –  debe estar dirigida a todas las religiones y creencias y estar acompañada de una educación de democracia.

Jean Pierre Chantin, investigador del  ISERL, indicó  que, aunque a menudo se asocie el radicalismo al Islam, éste es un fenómeno que no necesariamente ha de ser religioso, sino que se ha  manifestado en otros ámbitos como  la política e insistió en el papel los media y las redas sociales. Un paso más allá fue el moderador, Philippe Martin, director del ISERL, habló de la“radicalización” como “la voluntad de vivir un absoluto en ruptura con la familia y el entorno, con la idea de que existe una diferencia fundamental entre uno mismo y el resto de la sociedad”; tras lo cual señalo la necesidad  de establecer lugares en las que la tensiones puedan resolverse mediante el diálogo.

Por último  Ana María Vega, directora de la Cátedra UNESCO de la Universidad de La Rioja, apeló a la responsabilidad de la clase política, medios de comunicación y autoridades religiosas. Además, destacó la necesidad “de hacer contemporáneas las religiones” y de lograr una apropiación cultural de valores universales, la cual se obtiene –señaló- de la “abdicación social de determinadas intolerancias que la sociedad no se puede permitir”.

Introdujo la segunda mesa redonda el profesor de la Universidad de Toulouse, Pascal Marchand, con una intervención  sobre “El lenguaje de la radicalización” :Explicó la importancia de los términos “individuo, interacción, identidad e ideología” en la génesis de la radicalización. En esta conferencia intervinieron a continuación Michele Brunelli, Profesor de la Universidad de Bérgamo; Emmanuel Kabengele, Profesor de la Universidad de Ginebra y  Alfred Fernández, Director de OIDEL. Este último señaló que la violencia surge siempre de la humillación y del hecho de que siempre hay grupos en la sociedad que se sienten humillados por el hecho de ser diferentes, por lo que apeló al “derecho a poder diferenciarse” en las sociedades democráticas.

Durante el coloquio se proyectó el documental “La Chambre Vide” 2016), que fue presentado por su directora, Jasna Krajinovic. Este documental trata sobre la radicalización islamista de jóvenes en Bélgica. La directora de la Fundación Pluralismo y Convivencia Rocío Lopez participó igualmente en el coloquio.

Iñigo Martinez Elósegui

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L’échec de la neutralité scolaire

Les récents événements survenus en France ont mis en relief de façon dramatique l’échec d’une philosophie de l’école « aveugle aux différences » comme dirait Taylor.

En effet, le système public d’éducation a voulu ignorer l’existence du pluralisme normatif à l’intérieur du corps social.  On a voulu ignorer les convictions et religions faisant appel à la notion de neutralité de l’enseignement. Mais la question de la neutralité scolaire pose problème, nous le voyons clairement aujourd’hui. Pour des raisons historiques liées à la construction de l’Etat-nation, les systèmes éducatifs -l’éducation formelle- ne se sont pas construits librement. C’est l’Etat ou les pouvoirs publics qui les gèrent. Conscients des dangers de cette éducation confiée à l’Etat dont l’exemple le plus clair est l’éducation dite nationale – on a inventé la neutralité de l’éducation.

On peut expliquer la neutralité France contre intégrismede deux manières. D’abord comme une manière de prévenir les conflits culturels/religieux. On a voulu donner le pouvoir d’éduquer à l’Etat pour lutter contre les diversités conflictuelles par la neutralité/laïcité. Cette prise en main devrait aboutir à une société dotée d’un haut degré de cohésion sociale. La neutralité visait en somme à asseoir le système éducatif sur des valeurs philosophiques consensuelles, de deux façons : parce qu’elles sont basées sur le consensus social et parce qu’elles sont fondées sur la raison philosophique et non sur les croyances.

On peut également donner une autre raison. On peut encore penser que les Etats ont restreint les initiatives de la société civile, pour s’approprier l’éducation comprise comme un élément structurant de l’Etat, donc comme un élément idéologique nécessaire pour la construction de l’Etat-nation et pour supprimer l’influence des institutions religieuses essentiellement catholiques qui représentaient la majorité des écoles à la fin du XIXème siècle.

En tout état de cause, la neutralité n’était à son origine qu’un outil pratique. Or étonnamment, d’outil pratique, de pis allé, la neutralité est devenue une norme pour l’éducation publique, une sorte d’idéal des sociétés démocratiques pour mettre en place des sociétés pacifiées et avec un haut degré de cohésion sociale.

Cependant, il est urgent dans le cadre des sociétés multiculturelles en crise identitaire de faire un bilan de la neutralité. Un siècle d’expérience de la neutralité représente globalement un siècle d’échec au regard de la cohésion sociale. Car la situation actuelle est caractérisée par le manque de cohésion et par l’incapacité de l’Etat de maîtriser le système. Les appels répétés à la formation à la citoyenneté démocratique et à la formation civique montrent que le modèle a failli.

D’autre part, contrairement à ce que l’on voulait, personne ne semble aujourd’hui maîtriser le système éducatif. Il semble que le système est maîtrisé/inspiré au niveau des valeurs par une mentalité de minimum commun dénominateur, un minimum que personne ne fixe réellement, qui se fait par tâtonnement.

Faut-il donc, dans ce contexte nouveau, sacraliser la neutralité ? Faut-il la dépasser ? Quel modèle alternatif peut-on présenter qui permette une plus grande cohésion, tout en sachant que la cohésion n’est pas la première finalité de l’éducation qui demeure avant tout un acte visant à permettre le développement de la personnalité de l’élève ? Il convient à ce propos de rappeler la teneur de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme lorsqu’elle s’occupe des finalités de l’éducation : « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personne humaine » (al. 2).

Alfred Fernandez