Debate in the Human Rights Council on privatization and the role of non-governamental schools

The Interactive Dialogue with the Special Rapporteur on the Right to Education took place on July 26th and 27th during the 41th session of Human Rights Council in Geneva.

In this session, the Special Rapporteur’s report on the right to education and in particular on the increase of private actors’ s participation on the field of education had been discussed.

In this regard, we at OIDEL were concerned about the possible interpretation that states could face significant limitations in their relationship with schools in the private sector, in particular about the ways of funding non-governmental schools. These doubts were first communicated to the Special Rapporteur in private in order for the latter to clarify some points that could be problematic from a Human Rights perspective.

During the debate, the Special Rapporteur made a brief introduction remembering the state’s obligation to guarantee access to public, free and quality education for everyone. This aim is stated in goal number 4 of the 2030 Agenda.

Furthermore, Ms. Bally Barry showed her concerns about the increase of private actors in the field of education. In this sense, she insisted on the fact that states have to establish a framework to regulate the participation of these private actors. She also highlighted that her recommendations are inspired by the Abidjan Principles.

Even if states have to give priority to funding public education, the Special Rapporteur recalled that this obligation cannot imply the violation of the parent’s right to choose for their children other different schools from the ones offered by the state. The state has to respect this freedom and has to guarantee the right to create new non-governmental schools by civil society. The Special Rapporteur stressed the importance of this freedom in order to ensure protection of religious, philosophical and pedagogical beliefs of parents. 

After the introduction, delegations of different states intervened. Many of them thanked the Special Rapporteur for her work and they informed about the current situation of the right to education in their own countries. Also, many of them emphasized the use of public-private partnerships as a way of supporting education of children by the non-governmental institutions, in order to offer a better educational system overall.

Moreover, many delegations asked for examples of best practices on how states can form the most effective public-private partnerships while adhering to human rights principles.

After these interventions, NGO’s and members of the civil society had been given the floor. Director Ignasi Grau spoke for OIDEL and also on behalf of several other NGO’s.

In the oral statement, after thanking the Special Rapporteur for her work, OIDEL reclaimed some clarifications. In particular, OIDEL insisted on the importance of the role of non-governmental schools in order to achieve a pluralistic educational system and in order to protect the rights of minorities. Some elements of the report have to be clarified so they will not be misinterpreted as limiting the right to education and the freedom to choose. You can read the oral statement of OIDEL in this link.

The debate concluded with a summary statement of the special rapporteur. She acknowledged the important role of non-governmental and non-profit schools, especially in those places where the states do not have the resources to fulfil their obligations. In particular, Ms. Bolly Barry praised the strategies developed by countries such as France  (with institutions as “l’école sous contrat”) or Tunisia where public-private partnerships have been launched, contributing to offer higher quality education. 

It’s vitally important to underline the distinction made by the special rapporteur to close the debate. Ms. Bolly Barry clarified that, when she mentions private actors whose practices imply a threat to right to education, she exclusively refers to private mercantilists and the for-profit sector – not civil society’s schools, including religious schools. This way, the special rapporteur affirmed the importance of state support for civil society in the field of education in order to achieve the best posible realization of the right to education. 

 

Amelia Suárez Picazo

 

 

 

 

Mon expérience au Conseil des Droits de l’Homme

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La 40ème session du Conseil des Droits de l’Homme s’est achevée vendredi dernier. Durant quatre semaines, le haut-commissaire, les organisations onusiennes, les ministres et délégués de tous les pays et des membres de la société civile n’ont cessé de se rassembler afin de se pencher ensemble sur les droits humains, notamment sur la situation de ceux-ci dans le monde.

Pendant un mois je me suis alors rendue tous les jours au Palais afin de me consacrer à l’écoute de certains sujets. L’éducation est un domaine recouvrant et recouvert par beaucoup d’autres. Décider de la pertinence d’un side-event pour l’OIDEL n’est alors pas compliqué. En fait, tous étaient intéressants. La variété des conférences est incroyablement large. J’ai assisté à une multitude de discussions très enrichissantes qui m’ont apporté grand nombre de nouvelles connaissances, tant sur le monde que sur le fonctionnement des instances de droits humains.

Le 4 mars a eu lieu le débat annuel sur les droits de l’enfant. « Autonomiser les enfants handicapés aux fins de la réalisation de leurs droits humains par l’éducation inclusive » a été le thème de la journée. Les personnes en situation de handicap ont d’ailleurs été le sujet de discussion pendant plusieurs jours consécutifs. Depuis une semaine je voyais défiler ministres et ambassadeurs dans tous les coins des Nations Unies. Et puis l’attention a été portée sur moi. En tant que stagiaire chez OIDEL, consultant de l’ONU, j’ai pris la parole pour affirmer le soutien de l’ONG pour l’éducation inclusive, basée sur une approche culturelle. La déclaration orale a aussi souligné le rôle potentiel qu’a l’éducation d’inculquer les valeurs prônées par les droits humains. Je me suis rendu compte de l’ampleur de l’auditoire qu’une fois que j’attendais que la parole me soit donnée. Je ressentais un peu de stress, mais la présence de ma chère collègue me réconfortait. Quand le moment est arrivé, toutes mes pensées se sont envolées et je me suis tout simplement lancée dans la lecture. Je ne réfléchissais plus, complètement prise par ce que j’avais à dire. Cette expérience a été unique et inoubliable. On m’a fait confiance et je l’ai moi-même ressentie. Je suis ravie d’avoir représenté l’OIDEL devant l’instance la plus importante des droits de l’homme.

Claudia Silva

 

40ème Conseil des Droits de l’Homme : Discussion sur les droits des enfants handicapés

IMG_5970Lundi passé, l’OIDEL a participé à la Séance sur les droits de l’enfant. Ce débat fut inauguré par Ms. Bachelet, Haut-Commissaire des Droits de l’Homme. Les panelistes principaux sont Jorge Cardona (Membre du Comité des droits de l’Enfance), Catalina Devandas (Rapporteuse Spéciale pour les droits des personnes handicapées) et Dumitriţa Cropivnitchi (Avocat expert sur les droits de l’enfant). Ces interventions ont été suivies pour les interventions des Missions Permanentes et des ONGs.

Dans ce cadre, OIDEL a fait une déclaration orale rappelant l’importance de l’approche culturel du droit à l’éducation afin que les enfants handicapés qui n’appartiennent pas à la culture dominante ne souffrent pas d’une double discrimination. Voici notre déclaration orale :

” L’OIDEL remercie le Conseil de se consacrer à ce sujet tout en rappelant son travail pour les résolutions 7/29 et 37/20. En effet, l’éducation est un axe primordial dans la réalisation des droits humains, par leur reconnaissance et leur diffusion, et contribue fortement à la lutte contre la discrimination et pour l’égalité des chances, notamment par une éducation inclusive.

Une éducation qui ne suit pas une approche culturelle peut rendre les enfants handicapés et ne faisant pas partie de la culture dominante sujets à une double discrimination. Elle doit bénéficier à tous les enfants, y compris ceux qui ne font pas partie de la culture dominante du pays où ils habitent. La résolution 7/29 sur les droits de l’enfant les liste ; les enfants de communautés autochtones, les enfants migrants, réfugiés ou déplacés, les enfants appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques. Toutes ces catégories rendent l’enfant potentiellement victime de racisme, d’intolérance, de discrimination et de xénophobie, c’est pourquoi des mesures spéciales doivent être prises afin de lutter contre ces pratiques inacceptables, notamment dans les programmes éducatifs (RES/7/29). L’éducation inclusive doit être pensée selon une approche culturelle et ceci inclut l’existence d’écoles alternatives. Une vision holistique du droit à l’éducation est nécessaire afin que tous les enfants puissent en jouir.

Les droits de l’enfant font partie intégrante des mécanismes du Conseil. La Convention relative aux droits de l’enfant est le traité le plus ratifié au monde. Pourtant, la situation des enfants demeure critique. L’article 28 de la Convention garantit le droit à l’éducation sur la base de l’égalité des chances. En effet, accorder une éducation de qualité contribue à l’accès à d’autres droits. L’éducation de qualité est un outil essentiel pour l’apprentissage de la tolérance et du respect de son prochain. Il s’agit aussi d’apprendre aux enfants les erreurs du passé à ne pas répéter. Les enfants sont sujets de droit, mais ils sont aussi acteurs de ceux-c.”

Vous pouvez voir toute la journée ainsi que notre intervention ( 1h 17’) dans ce lien

ID with the Special Rapporteur on Cultural Rights: The importance of the cultural approach of the Right to Education

Today, the first of March, OIDEL participated in the Interactive dialogue with the Special Rapporteur on Cultural Rights. The report presented by Special Rapporteur Karima Bennoune is an update of the situation of the mandate on its 10th anniversary. OIDEL has actively promoted the existence of this mandate and is looking forward to participating more actively in the following years. You can find the whole report in the following link: https://daccess-ods.un.org/TMP/7511039.9723053.html

Here you can read our intervention during the interactive dialogue:

We thank the Special Rapporteur on Cultural Rights for her report for three main reasons. First, because her sincere efforts to show that the C of Economic, Social and Cultural rights is as important as the other two letters. Indeed, we join our voice to the voice of the Special Rapporteur to recall that the right to belong, to have an identity and to develop a specific world vision is essential to safeguard the dignity of the human being. Second, we welcome the efforts of the special rapporteur to show the history and the current situation of the cultural right from the Special Rapporteur perspective. And third, the Special Rapporteur in its point 45 of the report hopes to see the creation of a civil society coalition for cultural right at the UN. We would love to contribute to this idea.

OIDEL considers that the right to education is a pillar of cultural rights. As the General Comment n° 21 of the Committee on Economic, Social and Cultural Rights points “States should recall that the fundamental aim of educational development is the transmission and enrichment of common cultural and moral values in which the individual and society find their identity and worth. Thus, education must be culturally appropriate, including human rights education, enable children to develop their personality and cultural identity and to learn and understand cultural values and practices of the communities to which they belong, as well as those of other communities and societies (p. 26) ”.  We encourage the Special Rapporteur to consider the importance of the cultural approach of the right to education in its future reports. In a context of hate and violence, the international community needs to hear how to deal with the right to have an identity in our educational systems. Alfred Fernandez, the former director of OIDEL and a strong defender of cultural rights, used to say that one of the main reasons of violence in our world is due to the feeling that our cultural background is disdained. This is the moment to talk about the cultural approach of the right to education so our children learn who they are, so their education is respectful with the communities they live, and also that they learn to live within the diversity.

L’éducation aux droits de l’homme : Socle pour une société démocratique

Le 25 septembre 2018, lors de la 39ème session du Conseil des droits de l’homme, s’est tenu un événement parallèle particulièrement intéressant abordant le thème de la jeunesse et de l’éducation aux droits de l’homme, organisé par la Mission Permanente du Maroc.

La thématique de l’éducation aux droits de l’homme est fondamentale et fait partie d’un des piliers des droits de l’homme. En effet, comme l’a souligné M. Omar Zniber, Ambassadeur de la Mission Permanente du Royaume du Maroc, lors de son discours d’ouverture, cette éducation permet de créer un socle pour une société démocratique, plurielle et pacifique. Elle permet notamment une émancipation et une autonomisation des jeunes dans la société, et conduit à une égalité hommes-femmes. Afin de parvenir à un tel résultat, il est nécessaire d’axer l’éducation sur le partage des valeurs, la tolérance et encourager la justice sociale.

L’école joue un rôle majeur dans l’éducation aux droits de l’homme. De ce fait, M. Omar Zniber souligne la primordialité d’analyser le contenu des manuels scolaires, afin de vérifier s’ils sont conformes aux principes d’une telle éducation, et s’ils comportent des éléments dédiés à cette thématique. En effet, à titre d’exemple, les stéréotypes de genre présents dans de nombreux manuels scolaires peuvent influencer la vision des enfants, et ainsi renforcer les inégalités de genre.

De plus, outre un matériel adéquat, il est également nécessaire outiller les personnes intervenant auprès des enfants en développant des formations pour les enseignants. En effet, il est troublant d’observer que de nos jours, dans les formations à l’éducation et à l’enseignement, notamment en Suisse, nombreuses sont celles qui n’abordent que très peu, voire pas du tout cette thématique. Former les enseignants à cette éducation permettrait par conséquent de préparer l’avenir dans le cadre d’une société équilibrée sur des principes fondamentaux.

Toutefois, Hind Idrissi Ayoubi, Membre du Comité pour les droits de l’enfant, met en exergue le fait que l’éducation aux droits de l’homme ne se fait pas uniquement dans le contexte scolaire. « Il s’agit d’une culture qui fait partie de notre quotidien, de nos choix ». En effet, l’éducation aux droits de l’homme nécessite une approche globale ne se focalisant pas uniquement sur l’école. Celle-ci doit également se faire au travers d’interactions notamment avec la famille et les pairs. En outre, il est essentiel de prendre en compte le contexte afin d’éduquer les enfants et les jeunes aux droit de l’homme en fonction de leur société. En effet, selon Elena Ippoliti, Membre de la section méthodologie, éducation et formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’éducation aux droits de l’homme doit être menée par le biais d’activités cohérentes liées à la vie quotidienne de l’enfant et du jeune. En effet, Marie Wernham, Consultante en éducation des droits de l’enfant à l’UNICEF, souligne que cette éducation doit faire en sorte que tous, dans tous les domaines de vie, soient informés de leurs droits et les comprennent de manière approfondie. La Convention relative aux droit de l’enfant est par conséquent l’instrument de base de cette thématique.

Enfin, l’éducation aux droits de l’homme est fondamentale pour les enfants et les jeunes d’aujourd’hui. En effet, celle-ci permet de préparer l’avenir en leur donnant les outils pour bâtir des sociétés justes, pacifiques et résilientes.

 

Julie Mendola

Interactive dialogue with the Special Rapporteur on Indigenous Peoples – OIDEL OS:

Last Wednesday, 19 of September OIDEL participated in the Interactive dialogue with the Special Rapporteur on Indigenous Peoples. You can find the report of the special report in the following link. Here you have the oral declaration of OIDEL to recall the importance of education as a cultural right to guarantee the rights of indigenous people.

“Thank you, Mr. vice-president,

First of all, we want to thank and support the special rapporteur Ms. Victoria Tauli-Corpuz for her report. OIDEL considers that this compilation of complaints and violations against human rights is necessary to start improving the situation of indigenous peoples.

One right we miss among the human rights violations compilation against indigenous peoples is the right to education. Article 5 of the Universal Declaration on Cultural Diversity says, “All persons are entitled to quality education and training that fully respect their cultural identity ». Inclusion in education is a matter of quality and respect of identities, and thus inclusion of all members of the political community, including all the identities such as national minorities or indigenous peoples.

Emmanuel Kant said that “Man can become Man only through education”. Indeed, when we talk about education, we are in the field of the right of “Being”, in the field of identity, and not only in the field of the right “to possess” cultural rights. That is why Faure (1972) and Delors (1996) insist on education as “learning to be”.

Article 14 of the Declaration of Indigenous peoples states that “Indigenous peoples have the right to establish and control their educational systems and institutions providing education in their own languages, in a manner appropriate to their cultural methods of teaching and learning”. The holistic vision of the right to education is essential for indigenous peoples as it guarantees their right “to be” and the right “to be” of their children. I am afraid that many violations against the right of indigenous peoples to establish and control their educational institutions are taking place. This right is essential in order to guarantee that their culture, traditions and language are respected and learned. I would like to ask the special rapporteur to take into consideration this dimension and maybe consider it for the next report.”

 

Ignasi Grau

PROMOTION AND PROTECTION OF ALL HUMAN RIGHTS, CIVIL, POLITICAL, ECONOMIC, SOCIAL AND CULTURAL RIGHTS, INCLUDING THE RIGHT TO DEVELOPMENT – Special Rapporteur on the rights of minorities

Last Wednesday, March 14, OIDEL attended the interactive dialogue on minorities of the Special Rapporteur Mr. Fernand de Varennes. The report identifies four priority issues for his mandate: statelessness and the human rights of minorities; ethnic conflicts, minority rights and promoting inclusiveness and stability; tackling hate speech, xenophobic rhetoric and incitement to hatred against minorities; and education as a human right and its contours and impact for minorities.

These are extremely important issues for minorities. Beyond these priorities, the report highlights the importance of giving more visibility to minorities. It also underscores the crucial role that young people belonging to minorities play in the promotion and protection of the rights of their communities, particularly through the use of digital media and various social media platforms. The Special Rapporteur stresses the importance of including young people belonging to minorities in decision-making processes, which transform them into active agents of change in their respective contexts.

Focusing on the education issue, it is worth noting that it is the first time that a thematic report on education has been prepared within the framework of this mandate, despite the importance of education as a fundamental human right essential for the preservation of identity of minorities. However, some United Nations agencies and other entities have addressed the issue of education from different perspectives, for example in relation to language rights and racial discrimination.

One of the most important problems for minorities and many states around the world continues to be the difficult access to quality education without discrimination. The report determines that education is not only a key component of the protection of the identity of minorities, but it is fundamental for their effective and full inclusion in society. The Special Rapporteur considers that this is a main thematic priority of his mandate, since the existence of minorities should no longer be merely tolerated or accepted.

Finally, the Special Rapporteur hopes to continue promoting the implementation of the Declaration on the Rights of Minorities, by implementing the mandate and taking advantage of the knowledge and experience of international organizations, civil society groups and other interested parties. Likewise, it is necessary to continue working on the clarification of the nature and human rights of minorities in the field of education, particularly regarding the use of a minority language as a teaching language. This issue occupies a predominant place in many contexts.

Regarding the intervention of some States, all agreed that education is a tool to empower minorities. They also highlighted the important role that education plays and the need to continue advancing and working in this area.

Once again, OIDEL took the floor to make the following oral statement as it follows:

 

“Thank you Mr. President,

Firstly, we will like to congratulate the new Special Rapporteur on minority issues Mr. Fernand de Varennes and we wish him every success in his work. We also want to take the opportunity to offer him our support and assistance during his mandate.

We celebrate that among the priorities of the new mandate the Special Rapporteur has highlighted the right to education. We want to highlight the important role that education plays for the protection of minorities as it is already recognized in article 4.4 and 4.5 of the Declaration on the Rights of Persons Belonging to National or Ethnic, Religious and Linguistic Minorities. Education is a cultural right and as Emmanuel Kant said it is the process through a man becomes a man in all the spheres, including the identity. The human being cannot be conceived as an isolated island and therefore this is why it is so important that the education a child receives is culturally rooted. The respect of the cultural dimension of education enables children to understand in a holistic way who they are, where do they come from and to understand its surroundings. This is a particularly important in the context of the protection of minorities.

To guarantee the respect of the cultural dimension of education and to guarantee minorities rights, the existence of alternative schools to mainstream system is required. On this regard, we can underline the important role that the Christian Schools are playing for Christian minorities in the Middle East, the Jewish Schools in Europe or the Maori School in New Zealand. On this regard, it is also important to highlight that the States fund these schools. We cannot acknowledge proper recognition of minorities if they have to pay more to attend to schools respectful with their culture.

Thank you.”

 

Mar Clavijo

 

 

                

 

 

 

L’Observatoire International sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels ObIDESC

Ce premier rapport sur la situation des droits économiques, sociaux et culturels de 42 pays est une initiative de L’Observatoire International sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (ObIDESC) créée par le Collège Universitaire Henry Dunant et avec la collaboration de l’OIDEL. Ce rapport a pour objectif de contribuer à l’effectivité des droits économiques sociaux et culturels.

Depuis 2016 la collaboration avec un groupe d’experts a permis de mettre en place cet observatoire qui, pour le moment, se focalise à deux droits: le droit à l’éducation et le droit à la santé.

Nous présentons une brève analyse de chaque pays en trois parties:

1) Législation et politiques, 2) Jurisprudence des Cours constitutionnelles 3) Débats publics.

Une fiche a été créée pour chaque pays autour trois domaines pour les droits à l’éducation et le droit à la santé :

  • les législations et politiques publiques.
  • les décisions de justice de dernier ressort.
  • le suivi des discussions dans le débat public.

Le classement de ce rapport a été fait par regroupement de pays au sein des grandes régions du monde : Les Amériques, soit l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

Nous avons mentionné 140 lois au total dans les domaines de l’éducation et de la santé, ces lois ont été organisées en trois catégories selon leur contenu. Ce classement rend compte d’une protection globale, ciblée ou d’une protection qui s’accompagne d’un changement de la Constitution d’un Etat.

  • La première catégorie comprend les législations qualifiées de générales, c’est-à-dire une loi qui pose une protection générale du droit à l’éducation ou du droit à la santé. (Exemple : la loi du 20 mai 2016 relative à la santé de la reproduction humaine).
  • La deuxième catégorie comprend la législation qualifiée de spéciale, c’est à dire une loi qui traite des aspects spécifiques de la protection. (Exemple : loi portant sur le régime de biosécurité en Côte-d’Ivoire).
  • Enfin, la troisième catégorie englobe les lois qui modifient la Constitution d’un Etat.

Les résultats d’analyses sur l’éducation concernent 60 législations au total, dont la majorité sont des lois qualifiées de spéciales, ce qui veut dire que les pays ont tendance à légiférer sur des aspects spéciaux des droits à l’éducation. Seules 4 lois générales et 2 constitutionnelles ont été trouvées et analysées.

Seulement un tiers des pays étudiés n’ont en 2016 pas des nouvelles de législations dans le domaine de l’éducation, ce qui représente 14 pays sur 42 pays.

Concernant les politiques publiques de l’éducation, 29 politiques publiques et plans nationaux ont été trouvés, dont 9 généraux et 20 spéciaux.

Les pays ont encore une fois eu tendance à agir de manière spécifique dans l’ensemble.

28 pays, soit plus de la moitié des pays analysés, n’ont pas élaboré de politiques publiques spécialement dans le domaine de l’éducation en 2016.

Le nombre élevé de politiques publiques est dû aux résultats de la région Afrique qui en comptabilise à elle seule 19 (sur les 29). Les politiques publiques sont les plus nombreuses dans les pays qui n’ont pas ou peu légiférer, comme par exemple la Côte d’Ivoire et la RDC.

Seule exception, la région d’Asie ne comptabilise aucune politique publique/plans nationaux et peu de législation (il convient de noter que seuls trois pays forment cette région).

Concernant la santé, 80 législations ont été trouvés en 2016. Comme pour le domaine de l’éducation, des lois spécifiques prédominent environ 90% soit 70/80: les pays sont donc protégés de manière accrue des aspects spécifiques du droit à la santé.

Un grand nombre de législations se répartit entre les régions d’Amérique du Sud (34 législations), la région d’Afrique (21) et la région Europe (17).

9 Etats sur 42 n’ont pas élaboré de législations dans le domaine de la santé : ces pays se trouvent en majorité tous dans la région Afrique.

La majorité des politiques publiques ont été retrouvées dans la région Afrique soit 18. Plus de la moitié des Etats, soit 26, n’ont pris aucune politique publique en 2016 dans le domaine de la santé.

Les résultats pour la jurisprudence montrent que pour l’éducation, un total de 24 décisions a été compté. En prenant note que 25 pays n’ont pas prise de décisions et que la région d’Amérique latine regroupe environ 65% de toutes les 15 décisions trouvées.

Concernant la jurisprudence pour la santé, un total de 31 décisions ont été comptées. Il n’y a pas eu des décisions concernant l’éducation, à l’exception de 20 pays. Pour les régions d’Amérique du Sud et d’Europe respectivement 16 et 10 décisions que se démarquent de très loin des autres régions qui ont pris au maximum deux décisions dans le domaine de la santé.

Les débats publics n’ont pas été classés entre eux car les problématiques d’un pays ne sont pas strictement identiques à d’autres pays. Cependant, des similarités ont été constatées par région géographique.

Concernant l’éducation, les problèmes liés au système éducatif tel que le manque de financement, le contenu des programmes scolaires, les actions du Gouvernement  et des discussions sur des thèmes spécifiques comme par exemple les chiffres des enfants qui quittent prématurément l’école ont été abordés de façons différentes dans les pays. Les évènements majeurs relevés sont l’organisation de réunions internationales dans plusieurs pays et des forums sur l’éducation au niveau national.

Concernant  la santé, les débats se sont concentrés autour des problèmes liés à la structure du système de santé tels que le prix des médicaments ou l’accès aux soins de santé, des projets de réforme et des questions spécifiques telles que l’encadrement de la consommation d’alcool. Les actions réalisées dans le domaine de la santé ont été portées sur la sensibilisation de la population ou en réaction à des propagations de virus. Dans l’optique de sensibilisation ou de protection de la population, des séminaires, conférence ou ateliers ont été organisés.

 

Eloise Christophi

 

Transhumanismo y tecnociencia. Un enfoque basado en los derechos humanos

[ppt side event] transhumanismo y tecnociencias -GINEBRA 15.6.2017

Este texto pretende ser un resumen de la presentación que Juan García realizó en el side event “Transhumanisme et ciberculture. Les relations entre la science et les droits de l’homme.”

La resolución del Parlamento Europeo de 16 de febrero de 2017 se centra en tres ámbitos importantes. En primer lugar, la implicación ética y deontológica para la dignidad humana de las máquinas capaces de adquirir autonomía y sustituir a los humanos a la hora de prestar cuidados y hacer compañía. En segundo lugar, se fija en las consecuencias que pudieran derivarse para las políticas sociales europeas, véase en empleo. Y en tercer lugar fija la necesidad de establecer un marco jurídico que facilite la industria e investigación de forma que refleje los valores intrínsecamente europeos y humanistas que caracterizan la contribución de Europa a la sociedad.

En general, cuando pensamos en tecnología pensamos en las Técnicas de Comunicación e Información. Sin embargo, nos hallamos en medio de una tecnorrevolución donde existen nuevos tipos de tecnología que además son convergentes. En este amplio grupo de tecnologías podríamos distinguir otros dos: aquellas tecnologías que se centran en lo orgánico del ser humano para modificarlo (genética, nanotecnología) y aquellas que lo hacen para recrearlo (robótica) Estas tecnologías están en condiciones de reescribir el futuro y de transformar nuestra visión del mundo y de nosotros mismos.

Es en este contexto donde surge el transhumanismo como marco ideológico alternativo que da sentido a las tecnologías convergentes. Si las tecnociencias tienen como referencia los derechos humanos, el transhumanismo se deshace de ellos, siendo su única finalidad el perfeccionamiento tecnológico.

Según el transhumanismo hay una responsabilidad moral de mejorar tecnológicamente al ser humano, no solo de manera individual, sino también en su conjunto. Sería el transhumanismo un momento evolutivo hasta llegar al post-humano, momento en que la inteligencia artificial se podría fusionar con la inteligencia humana a todos los niveles.

El Instituto sobre el futuro de la humanidad, de la Universidad de Oxford, en la Declaración del Transhumanista, afirma que éste es un movimiento cultural e intelectual cuyo deber moral es mejorar las capacidades físicas y cognitivas eliminando los aspectos no deseados y no necesarios como el envejecimiento, el padecimiento o la misma muerte. Podemos decir que los tres pilares del transhumanismo son la búsqueda de la superinteligencia, la superlongevidad y el superbienestar.

El problema es que dibujar la mejora humana de manera puramente artificial y colectivista no está exento de problemas éticos. El enfoque transhumanista enmascara la defensa de una naturaleza humana puramente natural y orgánica basada únicamente en la tecnología. Es preciso favorecer el desarrollo de posiciones tecnocientíficas que permitan el desarrollo humano integral. La postura que choca con el transhumanismo por su defensa de la vida y dignidad de los seres humanos se llama bioconservadora. El propio Parlamento Europeo, a través del STOA, se ha distanciado de las posturas transhumanistas al considerar éste solamente la función corporal y corgnitiva.

La Declaración Universal de los Derechos Humanos habla en este sentido del derecho de la persona a gozar y participar del progreso científico. El derecho a la cultura y el derecho a la ciencia están muy relacionados.

Hay múltiples ejemplos del uso del progreso científico y tecnológico en interés de la paz y en beneficio de la humanidad. La Declración de la UNESCO de 1975 proponía que “los Estados adopten medidas para evitar que los logros científicos se utilicen en detrimento dfe los Derechos Humanos, las libertades fundamentales y la dignidad de la persona.

Termina Juan García su intervención con la pregunta del periodista francés Guillebaud en “El principio de la humanidad”: ¿Cómo podemos promover los derechos del hombre si la ciencia pone en duda la definición de hombre? ¿Cómo conjurar los crímenes contra la humanidad si la definición misma de humanidad resulta problemática?

18th Session of the Working Group on the Right to Development

This weekly session of the Working Group (WG) was organized as a place to discuss about criteria and sub-criteria written in the draft of the Declaration on the Right to Development (RTD) and find a common language to agree upon. OIDEL has participate on this Working Group as part of the CINGO.

This WG has been working on the RTD for years, discussing on the principles and identifying the necessity of indicators and criteria. They represent an innovation, a new vision of human rights in which individual and collective rights are interrelated in the process of guaranteeing an equal and fair development for all.

The invited experts presented, from different perspectives, the reasons of the importance of this document and the need of a comprehensive development of standards and indicators. Some of them stressed also the importance of a link with the language of the Sustainable Development Goals (SDGs) to gain consensus and they discussed on the issue of the nature of the document, whether it should be legally binding or not.

During the discussion, it was addressed the issue of consensus and the need of a joint, equilibrated action, recalling also Goal 17 of the SDGs, but the difficulties were numerous, starting with the US declaration of no further engagement in the discussion and the polarization between developing and developed countries.

Some of the States present, as the one represented by the European Union, expressed disagreement on the necessity to adopt a legally binding document. Furthermore, the EU reminded the numerous reserves they have on the language of the criteria and sub-criteria.

Following this statement, some States as Egypt, Venezuela, Iran, Equator, together with NAM and CINGO[1], reminded the WG that the document shall be finished between this and the 19th session and there has been sufficient time to come up with comments and modifications to discuss instead of just taking a disagreeing position.

From this moment on, the WG found itself at an impasse, the EU and Japan were asking for more time to consult on the documents, more than the one already given by the numerous recesses. The other States, supported by NAM and CINGO, were appealing the States to engage in a constructive dialogue to use at best the time given. Neither formal nor informal meetings helped the States to move from this strong polarization. Nothing broke the division created during these sessions, not even the sensible words of the Chairperson Ambassador Zamir Akram or the appeal of CINGO to remember that the WG exist to ameliorate the life of people and not to take political positions.

During this last day, NAM held a private meeting after which presented a document with recommendations and conclusions discussed during an informal. In this occasion too, the States couldn’t agree on the issue of the legally binding document nor on the respect of the deadline for the drafting of this Document on the RTD.

 

Beatrice Bilotti

[1] Group of organizations consulting and presenting a united front in the WG in which OIDEL is an active participant.